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Full text of "Les Leçons De Choses"

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A.CODIER S. MOREAU M. MOREAU 



LEÇONS DE CHOSES 

COURS MOYEN - 8' et 7* 


FERNAND NATHAN 


A. GODIER 

Ancien proftiicur d ' É C □ iç Nofinilç 
Invpe cfciir de rEnuignement Primaire 
de le Seine 


M nif * S. MOREAU 

I nti i tutrice 


M. MOREAU 

Licencié ès Sciences 
Directeur de C E. S. 


LEÇONS DE CHOSES 

EXERCICES D’OBSERVATION 

COURS MOYEN 
8 B ET T DES LYCÉES 



FERNAND NATHAN, ÉDITEUR 

18, Rue Momieur-le-Prince - PARIS (VI e ) 


A LA MÊME LIBRAIRIE 

ouvrages pour le Cours Moyen 2 e année 
(extrait du catalogue) 


LECTURE 

La lecture silencieuse et active. 
Lire et parler. 

Delmont, Naidmann 
De/pierre, Furcy 

GRAMMAIRE 

Grammaire pour l'expression. 

Legrand 

Grammaire, orthographe, 
vocabulaire. 

Denève t Renaud . Leroux 

ORTHOGRAPHE ET VOCABULAIRE 
L'orthographe méthodique. 

Denève 

Écrire et parler. 

Verret , Furcy 

CALCUL 

Le calcul quotidien. 

La pratique du calcul 

Bodard 

Bréjaud 

DISCIPLINES D’ÉVEIL 

Histoire de France. 

Ma géographie en couleurs. 
Les leçons de choses. 

Grimai Moreau 

Vdieffe. Personne t Lécha us sée 

Godier . Moreau 

EXAMEN D’ENTRÉE EN SIXIÈME 

Le français à l'examen 
d'entrée en sixième. 

Bardou . Ménard 

Cahier de préparation 
méthodique à l'étude de texte. 

Morel 


£ 1958 par Ubroirie Mplhon ■ Tous droits de iraduqlion, de reproduction ©l d'odaptatian 
réservés pouf tous pays. - Imprimé en Fronce, 


AVANT-PROPOS 


Ce manuel de leçons de choses pour les élèves du Cours Moyen correspond 
à soixante-dix-sept séances de travail ressortissant aux « disciplines d’éveil » 
prévues par les horaires indiqués dans /' Arrêté du 7 août 1969. 

Comme le manuel destiné aux élèves du Cours élémentaire, il a été rédigé 
avec le souci d’amener l’enfant à observer attentivement. 

Tous les sujets d’observalion choisis correspondent rigoureusement aux 
prescriptions des programmes en vigueur. L’éveil et l’éducation de l’esprit 
d’observation ne sont possibles, /'observation n’est efficace, que si l’élève, 
au cours de la leçon de choses, déploie une réelle activité sensorielle et intel- 
lectuelle : aussi importe-t-il que le maître proscrive, non seulement l’ensei- 
gnement livresque, mais aussi le recours à l’emploi de la méthode expositive. 
Il doit conduire l’élève « à la découverte » et par conséquent, so///c/fer 
/'observation, l'orienter, la rectifier et ne la compléter qu’en cas de besoin. Aussi, 
nous sommes-nous efforcés, tant en rédigeant le texte qu’en fixant le choix des 
illustrations, de guider et de faciliter l’effort de redécouverte. 

Nous nous sommes efforcés éga/ement, au terme de l'observation de quelques 
plantes et de quelques animaux, de foire naîlre l’idée de classification. 

Chaque leçon est accompagnée de schémas constituant de véritables résumés 
graphiques et suivie d’un résumé de forme traditionnelle ainsi que d’exercices 
de contrôle et d’application. 


I. LES CORPS SOLIDES 



plomb fondu 


solide 


1. LE PLOMB 
SOLIDE DEVIENT 
DU PLOMB LIQUIDE 



2. LA FORME DE LA PATE EST 
MODIFIEE PAR LE MODELAGE 



1" La forme et le volume d’une pierre, d’une 
gomme, d'un morceau de fer, de plomb, de sucre, 
d'une éponge, d’un ressort, d'un bloc de pâte à mode- 
ler.*., sont invariables si on n’exerce aucune 
action sur eux. 

La pierre, la gomme, le morceau de fer, le plomb, 
le sucre, l'éponge, le ressort, la pâte à modeler 
sont des corps so/ides. 

Mais on peut briser la pierre, comprimer la gomme, 
l’éponge, le ressort, courber la pièce de fer, fondre le 
morceau de plomb (fig, 1), modeler la pâte (fig. 2), 
dissoudre le morceau de sucre. 

2" Il est plus ou moins difficile de pénétrer un 
corps solide. L’acier raie le verre : il est très dur , 
Le fer est rayé par té verre, mais il raie la craie : il 
est dur, plus que la craie mais moins que le verre. 
Le plomb qui est rayé par l’ongle est mou. L'argile 
se laisse pétrir : ce corps est très mou. 

3 11 Certains corps solides se laissent déformer 
sans se briser. 

On peut courber une lame d'acier (fig* 3), comprimer 
une gomme, un ressort : dès que l’on cesse d'agir, la 
gomme, le ressort, la lame d’acier reprennent leur 
aspect primitif. 

On dit que ïe caoutchouc, l'acier, le ressort sont 
des corps so/ides e/ost/ques. 

On peut plier une lame ou un tube de plomb, un 
fil de cuivre, un fil ou une plaque de fer : quand on 
cesse d’agir, la déformation subsiste. 

On dit que le plomb, le cuivre, le fer ne sont pas 
élastiques. 


4 



5. LA BOUTEILLE PLEINE SE BRISE 
LORSQU'ON ENFONCE LE BOUCHON 



6. L'EAU 
PREND LA FORME DU VASE 


D'une manière générale» les liquides prennent la 
forme de leur contenant : ils n'ont pas de forme 
propre: pour passer d'un contenant dans un autre, 
ifs coulent : on dit que les liquides sont fluides. 


II. L'EAU; LES CORPS LIQUIDES 


1* Depuis plusieurs mois, de l’eau minérale est 
dans une bouteille capsulée; depuis plusieurs années, 
du Yin est dans une bouteille cachetée. Le niveau de 
l'eau et le niveau du vin n’ont pas varié. 

D’une manière générale, un volume de liquide 
demeure invariable si aucune action ne s’exerce 
sur lui. 

Mais si on chauffe ou si on refroidit le liquide, son 
volume peut varier de façon sensible. 

2° Si on enfonce, de force, un bouchon dans le 
goulot d’une bouteille trop pleine, elle éclate. Les 

liquides sont en effet incompressibles (fig . S). 

3" Versons l’eau d’une carafe dans une cuvette : 
/'eau coule et prend la forme de la port/e qu'e//e occupe 
dons fo cuvette {fig. 6). 


III. Résumé 

t . Les corps solides ont une forme et un volume invariables si on n’exerce 
aucune action sur eux. En soumettant les corps solides à certains efforts 
plus ou moins violents, on les brise, on les courbe ou on les tord. Un corps 
solide dont la déformation cesse quand on cesse d’agir sur lui est dit élastique. 

2» Les liquides ont un volume invariable à température fixe. Ils sont 
incompressibles. Ils n’ont pas de forme propre mais prennent celle du vase 
qui les contient. 


IV. Exercices 

1. Comment peut-on modifier la forme d'un fil de fer ? d'une barre de fer î 
7 , L 'acier raye le verre. Quei est le plus dur de ces deux corps ? 

3. Pourquoi dit-on que l'acier est élastique ? En est-il de même du fer ? 

4. Décrivez une expérience prouvant que l'eau est incompressible. 

5. Montrez que l'eau n'a pas de forme propre. 


5 


LA SURFACE LIBRE DE L’EAU 



1. L'ANGLE EST TOUJOURS DROIT 


EST PLANE ET HORIZONTALE 


I. Observons 

Versons de l'eau dans une cuvette : l'eau s'étale. 
La surface de l'eau au contact de l'air est appelée 
surface libre de l'eau. 

m Déplaçons une régie à la surface de l'eau au repos. 
Que constatons-nous ? Concluons : La surface de /'eau 
est plane . 


fil à plomb 



L'EAU EST PLANE ET HORIZONTALE 




• Disposons un fil à plomb et une équerre ainsi que 
l'indique la figure 1 . Que constatons-nous ? Concluons : 
La surface de l'eau est horizontale. 

m La surface libre d*un liquide au repos est 
plane et horizontale {fig. 2). 


II. Applications 

1" Les vases communicants (fig. 3) : réunissons 
deux entonnoirs par un tube de caoutchouc. Versons 
de l'eau dans Lun d'eux jusqu’à ce qu’elle arrive à 
mi-hauteur de chaque entonnoir. 

Écartons les entonnoirs l’un de l’autre; haussons 
l’un par rapport à l'autre : nous constatons que les 
deux surfaces libres de l’eau sont toujours dans un 
même p/an horizontal , 

Nous avons réalisé un système de vases communi- 
cants. Dans de tels vases, les surfaces libres du liquide 
qu'ils contiennent sont toujours dans un même plan 
horizontal. 

2" Le jet d’eau : remplaçons un des entonnoirs 
par un tube effilé; si nous abaissons l'extrémité de ce 
tube au-dessous du niveau de l'eau dans l’entonnoir, 
l’eau jaillit du tube effilé. Nous avons réalisé un jet 
d'eau (fig. 4). 

A cause des frottements de Peau contre tes parois du tube, 
l'eau du jet n'atteint pas tout à fait te niveau de l’eau dans 
l'entonnoir. 


6 



5. DISTRIBUTION DE L'EAU 

bief omonr bief aval 


3° La distribution de l’eau potable. 

1® L’eau puisée dans une rivière ou dans un puits 
est refoulée par une pompe dans un grand réservoir 
édifié sur une butte ou porté par des piliers (fig. 5). 

2° L’eau du réservoir est distribuée dans les maisons 
à l'aide de conduites auxquelles sont fixés des robinets. 

3° Dès qu'on ouvre un de ces robinets , l’eau coule, 
pourvu que le niveau de l’eau du réservoir soit situé 
au-dessus du robinet. 

4° Les écluses. 





Lorsque deux parties d’un canal sont à des 
niveaux différents, un bateau ne peut passer de 
Tune à l’autre que par une écluse. 

La figure 6 représente une écluse, c’est-à-dire un 
bassin appelé s os pouvant contenir le bateau et que 
peuvent fermer complètement deux portes. Chaque 
porte est formée de deux vantaux, A la base de 
chacun des quatre vantaux se trouve une ouverture que 
l’on peut fermer à l’aide d'une vanne . 

Pour permettre à un bateau de passer, par exemple, 
du bief amont au bief aval, l’éclusîer ouvre les vannes 
de la porte A ; le sas et le bief amont constituent alors 
deux vases communicants , que se produit-il? On peut 
donc ouvrir la porte A et le bateau pénètre dans 
l’écluse. Décrivez la suite de l'éclusage. 


III. Résumé 

La surface libre d’un liquide au repos 
est plane et horizontale. Les surfaces libres 
d'un liquide dans des vases communicants 
sont situées dans un même plan horizontal. 


Une écluse est un bassin à deux portes munies de vannes. Elle permet le 
passage d'un bateau du bief amont de niveau élevé au bief aval de niveau 
moins élevé, et inversement. 


IV. Exercices 

1. Décrivez l'expérience de* vases communicant*. 

2. A l'aide d'un croquis, expliquez la distribution de l'eau potable dans les villes. 

2 . En vous aidant de croquis simples, expliquez le passage d'un bateau d'aval en amont. 


7 


NOTIONS SUR L’AIR 



1, LE VENT COURBE LES ARBRES 
ET CHASSE LA FUMEE 



2, LE COURANT Ü AIK hfcKMfc 

VIOLEMMENT LA PORTE 



3. DES BULLES S'ECHAPPENT 


DU VERRE INCLINE 



4. LE VERRE N* EST PAS VIDE, 

IL CONTIENT DE L'AIR 


I . L’air existe 

1" Voîci des faits que nous observons fréquem- 
ment : 

• Les fetnl/es des arbres s'agitent sous l'action d'un 
corps que nous ne pouvons ni voir ni sentir (fig. 1): 

• Lû porte et la fenêtre étaient ouvertes; brusquement 
la porte se referme violemment sous l'action de ce 
corps invisible (fig, 2); 

• Un verre «vide» retourné et plongé dans l'eau ne 
se remplit pas : quelque chose s'oppose à l'entrée de 
l'eau dans le verre {fig. 3); 

• /ndmons ce verre : de grosses bulles incolores s'en 
échappent et viennent crever à la surface de l’eau 
(% 3). 

2 IJ Expliquons ; le vent qui agite les feuilles, le 
courant d'air qui referme la fenêtre sont de l'air en 
mouvement . 

C'est encore l'air qui, enfermé dans le fond du verre 
retourné, s'oppose à l’entrée de l'eau; c'est lui qui 
forme les bulles qui s'échappent du verre lorsque 
celui-ci est incliné. 


11. Propriétés de l’air 

1° L'air qui occupait le fond du verre renversé s'est 
échappé sous forme de bulles sphériques : Voir na 
donc pas une forme invariable, l’air est un corps 
fluide. 

2> Tirons le piston de la pompe à bicyclette 

(fig. S). Fermons Couverture de la pompe avec un 
doigt. Poussons le piston. Nous sentons une résis- 
tance ; c'est Cair enfermé dans le corps de la pompe, 
entre le doigt et le piston, qui oppose cette résistance. 

Poussons davantage; le volume d’air enfermé se 
réduit de plus en plus. On dit que l’air est compres- 
sible (fig. 5-/ et 2), 


8 




5. L'AI R EST COMPRESSIBLE (1 er 2) 
ET ELASTIQUE Bl 




6. L'AIR 

EST UN MELANGE DE DEUX GAZ 


3 f ' Lâchons la tige du piston (fig. 5-3) ; elle revient 
brusquement en arrière. L’air a donc repris son 
volume primitif. On dit que Pair est élastique. 

Cette propriété est utilisée : l’élasticité du ballon de foot-ball 
ou de rugby, celle des pneumatiques sont dues à Pair comprimé 
que contiennent ces objets, 

4 U L’air est pesant 2 des mesures précises ont 
permis de constater qu’un litre d’air pèse un peu plus 
de 1 gramme. 

S" Concluons : on dit que Pair est un gaz. 

L’air est d'ailleurs un mé/onge de deux gaz appelés 
oxygène et azote (de meme que le café au lait est un 
mélange de café et de lait, que Peau rougie est un 
mélange d’eau et de vin). 

5 litres d’air sont formés de 1 litre d’oxygène et de 
4 litres d’azote (fig. 6), 


III. Quelques gaz bien connus 

Le gaz d’éclairage, le gaz butane, l'acétylène sont 
aussi des corps gazeux. Si une petite quantité de ces 
gaz s’échappe dans une pièce, elle se répand dans 
toute cette pièce. 


IV. Résumé 


L’air est un gaz. Il est incolore et 
inodore. Il n’a pas de forme propre. C’est un fluide. Il est compres- 
sible, élastique, pesant : 1 litre d'air pèse un peu plus d'un gramme. 
Cinq litres d’air sont formés d'un litre d'oxygène et de quatre litres 
d'azote. 


V. Exercices 


1. Quelles sont les observations courantes qui prouvent l’existence de Pair ? 

2. L’air est un corps fluide. Qu’est-ce que cela signifie î 

3. Citez d'autres propriétés de l'air, 

4. L’air est un mélange de deux gaz. Quels sont ces deux gaz ? 


9 





NOTIONS SUR LES COMBUSTIONS ; 



h PESÉE D'UN LITRE DE CHARBON 
DE BOIS 




î litre de charbon de bois 
Y 

\ 

M i 

^ 200 g + tore 

1ao_ 

2, A VOLUME EGAL, LE CHARBON 
DE BOIS EST BEAUCOUP PLUS 


combustion combustion 

complète incomplète 

3. LE CHARBON DE BOIS EST DU 
BOIS INCOMPLETEMENT BRULE 


I. LA COMBUSTION 
DU CHARBON DE BOIS 


1" Observons un morceau de charbon de bois : 

il rappelle par sa forme un morceau de bois. D’un noir 
mat, il laisse une trace sur les doigts et sur le papier, 
parce qu’il n’est pas dur. H s’écrase d’ailleurs facile- 
ment et Ton dit qu’il est friable* 

Frappons légèrement un morceau de charbon de 
bois sur la table : on entend un son, le charbon de bois 
est sonore. Frappons plus fort : il se casse, il est donc 
fragile. Plaçons l'extrémité d'un morceau dans l’eau r 
celle-ci est absorbée, c’est que le charbon de bois est 
poreux. 

2- Emplissons une mesure de 1 litre avec du 
charbon de bois brisé en menus morceaux. Pesons ce 
litre de charbon : il pèse de 200 à ISO g . Un litre 
d’eau pèse 1 kg. donc autant que 4 à S litres de charbon 
de bois (fig, 1 et 2). 

> Fabriquons du charbon de bois (fig. 3) : 

a) Brûlons quelques br/nd/l/es de bois à l’air libre : 
les brindilles brûlent avec une grande flamme; elles 
ne laissent que des cendres. Nous avons assisté à la 
combustion des brindilles et on dit que la combus- 
tion a été complète , 

b) Mettons encore le feu à des brindilles mais dès 
qu'elles sont bien enflammées, couvrons-les de cendre 
ou de sable. Qu'obtient-on ators ? Du bois incomplè- 
tement brûlé, c'est-à-dire de la braise. La braise est du 
charbon de bois : ceîui-ci provient donc de la combustion 
incomplète du bois. 


10 




4 1 Mettons dans une flamme l'extrémité d'un 
morceau de charbon de bois que nous retirerons au 
bout d'un moment. Le charbon brûle : c'est un 
combustible. (I brûle sens flamme, sons fumée. Appro- 
chons la main : nous ressentons une vive impression 
de chaleur . 

Soufflons sur /o partie qui brû/e ; elle prend aussitôt 
une couleur rouge vif l'air active sa combustion 
(% «)• 

Lorsque la combustion est terminée, N ne reste que 
de la cendre. 


5 £N Le charbon de bois es£ formé d'un corps, appelé carbone, 
qui brûle complètement à Pair libre, et d'une petite quantité 
de substances incombustibles qui forment la cendre. 



6° Que produit la combustion du charbon de 
bois? Versons un peu d'eau de chaux dans un bocal : 
cette eau est limpide (Fig . 5), 

Plaçons dans le bocal, au-dessus de l'eau, un morceau 
de charbon de bois allumé. Au bout de quelques ins- 
tants, agitons légèrement le liquide : l'eau devient 
laiteuse parce qu'il s'est formé un gaz appelé gaz car- 
bonique qui a la propriété de troubler l'eau de chaux. 




6, EN BRULANT 
LE CHARBON DE BOIS PRODUIT 
DU GAZ CARBONIQUE 


Le carbone du charbon de bois s'est uni à une partie 
de l'oxygène de l’air contenu dans le flacon en formant 
du gû 2 Ctfrbomque (fîg. 6}* 


II. Résumé 

Le charbon de bois est noir, cassant, 
friable, sonore. Il est léger et poreux. 

Le charbon de bois provient de la 
combustion incomplète du bois. Il est 
formé à peu près uniquement de carbone. 
Il brûle sans flamme ni fumée. Sa combus- 
tion dégage beaucoup de chaleur et produit 
du gaz carbonique. 


III. Exercices 


1. Que savez-vous de la combustion du charbon de bois ? 

2. Pourquoi l'eau de chaux versée dans le bocal où a brûlé du charbon de bois se troubie-t-elle T 


11 



NOTIONS SUR LES COMBUSTIONS : 



1, LE PETROLE 
EST COMBUSTIBLE 


2. COMBUSTION 
DU PETROLE 
DANS LA LAMPE 


entrées d'air 



AIR 


PRIVEE D 


" - fumée 
(goz. non brûlés} 


chiffon obturant 
* 

f les fentes 


LA FLAMME S'ETEINT 


I. LA COMBUSTION DU PÉTROLE 


1° Essayons d'enflammer du pétrole: pour cela 
mouillons de pétrole l’extrémité d’un bâton de craie» 
puis approchons-en la flamme d'une allumette. Au bout 
d'un instant, le pétrole prend feu et brû/e avec une 
longue flamme fumeuse (fig, 1)* 

2“ Observons et dessinons une lampe à pétrole, 

a) /e p/ed et /e réservoir : celui-ci porte à sa partie 
supérieure une ouverture garnie d’une bague filetée, 

b) le bec ; il se visse sur la bague du réservoir. Il 
comprend à sa partie supérieure une chem/née à 
double paroi contenant une mèche (fig, 2). Il porte 
une def qu’il suffit de tourner pour faire monter ou 
descendre la mèche. 

Au bec est fixée la galerie qui porte une dizaine 
de griffes à sa partie supérieure (fig. 2). 

c) /e verre : il peut être fixé sur la galerie où il est 
maintenu solidement par les griffes, 

3° Utilisons la lampe à pétrole : 

a) Remplissons le réservoir de ia lampe , 

b) Allumons ia lampe ; le verre étant enlevé, tour- 
nons la clef de manière à faire émerger légèrement la 
mèche de la cheminée. 

Constatons que la mèche est mouillée de pétrole : 
c'est elle qui permet au pétrole de « monter », 

Touchons la mèche avec une flamme d’allumette : 
le feu ne se communique pas immédiatement. 

Il a fallu que la flamme de l'allumette ait chauffé 
suffisamment la mèche pour que le pétrole se vaporise 
et prenne feu, 

c) Observons la flamme : elle vacille et fume. Mettons 
le verre en place (fig, 2); la flamme devient droite et 
lumineuse» 


12 



5, EN BRULANT 
LE PETROLE PRODUIT 

DE LA VAPEUR D'EAU 


VAPEUR D'EAU 


COMBUSTION 
DU PETROLE 



eau de choux 
limpide . 


eau de 


chaux 

iroublée 

H 


6, EN BRULANT LE PETROLE 


PRODUIT DU GAZ CARBONIQUE 


4° Le pétrole, pour brûler, a besoin d'air. 

Obturom avec un chiffon les fentes de la galerie 
(fig . 4); la flamme rougeole, fume, s'éteint* Que lui 
manque-t-il donc? {Les fentes ne permettent plus le 
passage de Voir nécessaire à ta combusî/on du pétrole *) 

Quel est le trajet suivi par l'air? Il agit à la fois à 
l’intérieur de la flamme en passant par la cheminée 
centrale et autour de la flamme qu’il «lèche» (fig, 3)* 

5 n Le pétrole en brûlant produit de la vapeur 
d’eau : plaçons au-dessus de la flamme de ta lampe 
à pétrole un verre très froid (fig* 5). De la buée se 
dépose sur le verre : le pétrole, en brûlant, a produit 
de la vapeur d'eau qui s'est condensée sur le verre* 

6 Ü Le pétrole en brûlant produit du gaz car- 
bonique. 

Plaçons une éprouvette au-dessus de la flamme de 
la lampe à pétrole (fig, 6), Retournons l’éprouvette 
et versons dedans quelques gouttes d'eau de chaux. 
Celle-ci — qui était limpide — devient laiteuse* La 
combustion du pétrole — comme celle du charbon 
de bois (leçon précédente) — produit donc du gaz 
carbonique* 


II. Résumé 

La lampe à pétrole comprend un 
réservoir, un bec, une galerie ajourée qui 
porte des griffes permettant de fixer un 
verre. A l’intérieur du bec existe une 
cheminée à double paroi dans laquelle 
peut glisser une mèche. 

L'air pénètre par les fentes de la galerie 
et lèche la flamme à la fois sur sa face 
intérieure et sur sa face extérieure. 

Le pétrole, pour brûler, a besoin d’air. 
La combustion du pétrole produit du gaz 
carbonique et de la vapeur d'eau. 


III. Exercices 

1, Quelles remarques peut-on faire lorsqu'on enflamme 9a mèche ? 

2, Qu'arrive-t-il si l'on obture les fentes de la galerie de la lampe à pétrole ? 

3, Comment montre-t-on que le pétrole, en brûlant, produit : a) du gaz carbonique, b) de la vapeur 
d'eau ? 


13 



NOTIONS SUR LES COMBUSTIONS ! 



eau de choux limpide 



I. L’EXPERIENCE 
DE LA BOUGIE 
ET DE L'EAU 
DE CHAUX 


/""N 


-eau de chou* troublée 

I 


gaz carbonique 


2. LA COMBUSTION DE 
LA BOUGIE A PRODUIT DU GAZ 



| 1 buée | 


3. LA COMBUSTION DE LA BOUGIE 
PRODUIT DE LA VAPEUR D'EAU 


I. QUE PRODUISENT 
LES COMBUSTIONS ? 


1 . Production de gaz carbonique 

1° Nous avons vu que le charbon de bois, en 
brûlant, produit du gaz carbonique. (Nous avons 
reconnu ce gaz à ce qu’il rend laiteuse l’eau de chaux 
primitivement limpide. Relisez, page 11, le 6.) 

Expliquons : le carbone du charbon de bois s'est 
uni à l'oxygène de l’air pour donner du gaz carbo- 
nique. 

2 U Nous avons constaté aussi que le pétrole, 
en brûlant, produit du gaz carbonique, (Relisez 
la page 13, 6.) 

Expliquons : le pétrole contient, lui aussi, du 
carbone; c'est d'ailleurs ce carbone qui rend la flamme 
fumeuse quand la mèche de la lampe est mal réglée 
ou quand on obture la galerie. En s'unissant à l’oxygène 
de l’air, le carbone du pétrole donne du gaz carbonique. 

3° Recommençons, avec une flamme de bougie, 
l'expérience faîte avec le charbon de bois et 
avec le pétrole (fig. 1). 

• Plaçons une éprouvette renversée au-dessus de la 
flamme d'une bougie. 

• Retournons l'éprouvette et versons dedans quelques 
gouttes d’eau de chaux limpide. 

• Celle-ci devient laiteuse. Pourquoi ? 

• C'est que l’éprouvette contient du gaz carbonique 
produit par la combustion de la bougie (fig. 2), 

Expliquons ; la bougie contient du carbone qui, 
en s'unissant à l'oxygène de l'air, produit du gaz car- 
bonique. 

4° Concluons : 

La combustion d’un corps contenant du carbone 
produit du gaz carbonique, 

2. Production de vapeur d'eau 

1° Plaçons au-dessus d’un morceau de charbon 
de bois enflammé un verre très froid : rien ne se pro- 
duit sur le verre (fig. 3). 


14 



4. PRIVEE D'AIR LA BOUGIE 

S'ETEINT 



2 É> Répétons la même expérience au-dessus 
d’une bougie allumée : sur le verre se dépose de 
la buée, c’est-à-dire de l'eau en très fines gouttelettes 

<% 3). 

Qu’avions-nous constaté en plaçant un verre froid 
au-dessus de la flamme de la lampe à pétrole? 
(Page 13, 5°-) 

3 l> Expliquons : la bougie, le pétrole contiennent 
un corps qui, en s’unissant à l'oxygène de l’air, produit 
de ia vapeur d’eau; celle-ci s’est condensée sur le 
verre froid (1), 

4 lh Concluons : le charbon de bois, qui ne contient 
que du carbone, ne donne pas de vapeur d’eau en 
brûlant. La bougie, le pétrole contiennent non seule- 
ment du carbone mais aussi un autre corps qui en 
brûlant donne de la vapeur d'eau, 

II. QU’EXIGENT 
LES COMBUSTIONS? 

1° Nous avons constaté que le charbon de bois 
{page 10, 3 fï ), que le pétrole (page 13, 4°) cessent de 
brûler quand l’air manque. 

2 U Recouvrons une bougie allumée d'un verre 
retourné (fig, 4) : au bout de quelques instants la 
flamme s’éteint. 

Expliquons : en brûlant, la bougie a consommé 
l’oxygène contenu dans l'air, à l’intérieur du verre. 
C’est parce que l'oxygène a manqué que fa flamme 
s’est éteinte. 

3° Concluons. Le charbon de bois, le pétrole, la 
bougie et tous les corps combustibles ont besoin de 
l’oxygène de l'air pour brûler : /'oxygène est nécessaire 
aux combustions , 

4° Comment peut-on activer les combustions? 

En fournissant suffisamment d’^ir au corps qui brûle : 
on ouvre donc la porte du foyer des cuisinières et on 
utilise un soufflet (fig, 5). 


III. Résumé 

Le charbon de bois, la bougie, le pétrole brûlent en donnant du gaz car- 
bonique. La bougie, le pétrole brûlent en donnant en outre de la vapeur 
d'eau. 

A toutes les combustions l’oxygène est indispensable. C’est grâce à 
l'oxygène qu’il contient que l’air permet aux corps de brûler. 

IV. Exercices 

1 * Décrivez l'expérience qui permet de montrer que le charbon, en brûlant, produit du gaz carbonique, 

2. Comment pëut-on montrer que la bougie, en brûlant, produit de l'eau ? 

3. Quel est le gaz qui est nécessaire à toutes les combustions ? 

4. Comment peut-on activer une combustion ? 

(1) Ce corps est de l'hydrogène. 


15 


I. LA DILATATION DES SOLIDES 




2. LE FIL DE FER SE DILATE PUIS 


SE CONTRACTE 



M=l 

3. LA POINTE AUGMENTE DE 
VOLUME LORSQU'ON LA CHAUFFE 

16 


1° Préparons l'appareil représenté ci-contre 

{fîg. 1) : attachons à une pointe plantée dans !e mur 
un fil de fer de 50 cm de long environ. Au fil est sus- 
pendu un morceau de bois ou de métal afin que ce fil 
soit bien tendu suivant la verticale. Fixons alors au 
fil vertical, à l’aide d'une torsade, un fil horizontal 
dont la pointe peut se déplacer devant une règle 
graduée verticale. 

Expérimentons : 

• Notons le trait de /a graduation à la hauteur duquel se 
trouve cette pointe (fi g. 2-1). 

• Déplaçons la flamme d'une lampe à alcool ou d'un 
bec Bunsen le long du fil tendu verticalement, La 
pointe se déplace vers le bas {fig. 2-2). 

• Notons le trait de io graduation à la hauteur duquel se 
trouve la pointe . 

• Laissons refroidir le fil, La pointe se déplace vers le 
haut (fig. 2-3). 

• Notons le trait de la graduation à la hauteur duquel se 
trouve /a pointe lorsque le fil est complètement refroidi. 
Ce trait est le même que lors de la première obser- 
vation. 

Concluons : sous l’action de la chaleur, le fil de fer 
s'est a/longé; on dit qu'il s'est dilaté. En se refroi- 
dissant, le fil reprend sa longueur initiale; on dit qu’il 
s'est contracté. 

2 fî Autre expérience : prenons un disque de métal 
percé d’un trou circulaire et une pointe dont le dia- 
mètre est très légèrement inférieur a celui du trou 

(fig- 3). 

A froid, nous faisons pénétrer aisément la pointe 
dans le trou du disque (I). Chauffons la pointe (2); elle 
ne peut plus traverser le disque (3), Après refroidis- 
sement elle traverse de nouveau celui-ci. 

Concluons : sous faction de la chaleur, la pointe 
s'est dilatée dans tous les sens. Elle a donc augmenté de 
volume. En se refroidissant la pointe s'est contractée. 

3° Plaçons un gril métallique sur une flamme : 

nous entendons des bruits. Nous savons que les parties 
chauffées se dilatent; que les parties non chauffées 



4, RIVETAGE A CHAUD DES PLAQUES 
METALLIQUES 



5. CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE 


ne se dilatent pas; il en résulte des glissements des 
parties dilatées contre les parties non dilatées et, 
par conséquent, les bruits légers que nous avons 
entendus, 

+* Pose de rivets : la figure 4 représente deux 
plaques de fer que Ton veut fixer Tune à l 'autre 
par des rivets. Le rivet (1) est chauffé à blanc. On 
l'introduit dans les deux trous percés dans les deux 
plaques de fer, puis on aplatit l'extrémité cylin- 
drique (2), Le rivet, en se refroidissant, se contracte 
et serre énergiquement les deux plaques Tune contre 
l'autre, 

5" Application de cette propriété qu’ont les 
corps de se dilater quand on les chauffe ; le 

bouchon en verre d'un flacon ne peut être enlevé 
tant il adhère au goulot; chauffons légèrement le 
goulot; le bouchon peut alors être enlevé. En effet, 
sous l'action de la chaleur, te goulot s'est dilaté avant 
que le bouchon ait pu se dilater à son tour; il est alors 
possible de faire glisser le bouchon à l'intérieur du 
goulot, 

6 U Ne versons pas de l'eau très chaude dans 
un verre à parois épaisses : le verre étant mauvais 
conducteur de ia chaleur, la partie intérieure de îa 
paroi se dilaterait avant que la partie extérieure 
s'échauffe et se dilate à son tour, La dilatation par- 
tielle provoquerait la rupture du verre (ftg, 5), 


II. Résumé 

Sous l’action de la chaleur, les corps solides augmentent de longueur et 
de volume : on dit qu'ils se dilatent. 

Lorsqu’ils se refroidissent, les corps solides diminuent de longueur et 
de volume : on dit qu’ils se contractent. 


III. Exercices 

1. Décrivez l’expérience prouvant qu'un fil de fer augmente de longueur quand on le chauffe. 

2 . Par quelle expérience peut-on prouver que les corps augmentent de volume quand on les chauffe ? 

3. Un enfant veut ouvrir un flacon de verre qu'obture hermétiquement un bouchon de verre. Il a 
chouffé longuement le goulot du flacon. Il ne parvient pas à le déboucher. Pourquoi ? 

-4. Quelles précautions prend votre maman avant de verser un liquide bouillant dans un verre ? 

S. Schématisez entièrement la figure S, 


17 





1. POISSON ET ÉCREVISSE 

eau 


grenouille pierre 

î. LA GRENOUILLE 


LES ANIMAUX 


NOTRE MATÉRIEL 


L'étude des animaux se nomme la zoologie. 

1° C*est tout au long de Tannée qu'il faut 
accumuler le matériel nécessaire à cette étude et 
non pas seulement fa veille de la leçon. 

2° Animaux vivants. 

a) Poissons et écrevisses : ils seront observés dans 
un aquarium ou t à défaut, dans un grand bocal conte- 
nant également des plantes recueillies dans une mare, 

b) Grenouilles : un vieux plat rempli d'eau, au fond 
d'une caisse fermée par une toile métallique, suffira. 
Les grenouilles peuvent jeûner pendant quelques 
mois, 

c) Lézards et animaux vivant sur un soi sec ; nous 
préparerons une caissette à fenêtres vitrées ou garnies 
de toile métallique. 

3° Animaux morts. 


folle 


mého Ifique couvercle 

i i 



v i hr e 

3. LE LÉZARD 


a) Hannetons et abeilles : nous les conserverons à sec, 
dans des boîtes renfermant un produit antimites ( l ), 
après les avoir enfermés, pour les tuer, dans un flacon 
contenant de l'ouate imprégnée de benzine. Comme 
ils durcissent en se desséchant, il sera bon de les 
ramollir en les plaçant, quelques jours avant la leçon, 
dans du sable humide. 

b) Petits animaux dont fa chair pourrait se putréfier : 
ils seront mis dans des bocaux à conserves contenant 
de l'eau additionnée d*un demi -verre de formol par 
litre. Le formol s'achète chez le pharmacien ou le 
droguiste. 


0) A base de DDT par exemple. 


66 





4. SERPENT DANS L'EAU * 
FQRHOlEE 


Nous pourrons ainsi conserver facilement vipères, 
couleuvres, lézards, grenouilles, poissons, écrevisses, 
pattes de taupe, etc,,. 

Au sortir de Teau formolée, les animaux seront 
rincés à l'eau ordinaire afin de tes débarrasser du 
formol qui pique les yeux. Pour étudier commodément 
ces animaux, chacun d’eux sera placé dans un cou- 
vercle ou dans une soucoupe. 



col le 


5. MONTAGE DUNE PATTE 



DE POULE 


€ SQUELETTE D'AILE 


4" Squelettes. 

Chaque fois que l'occasion s’en présentera, nous 
préparerons des tètes de lapin, de mouton, de 
volailles, des pattes de porc, de veau, de mouton ( l ) t 
des mâchoires ou des dents de boeuf, de veau, de 
cheval, de porc. 

a) Nous ferons bouillir ces pièces dons de Teau 
additionnée de « cristaux de soude » : les chairs se 
détacheront; les os, grattés, seront ensuite plongés 
dans Vtou javellisée {*) pendant un ou deux jours. 

A l'aide d'une c otle très ndhésive, nous fixerons les 
dents dans leur logement ainsi que les parties osseuses 
qui se seront séparées. 

tes squelettes de pattes, d 'ailes, seront montés sur 
une planchette, fixés à l’aide d’un fil métallique ou 
de colle. 

Les sabots ne seront pas mis à bouillir. 

b) Le nettoyage d’un sque/ette peut être fait par des 
fourmis ou par des petits animaux carnassiers vivant 
dans les mares : têtards et dytiques, 

c) Les pottes de volailles, de lapins seront mises à 
sécher dans un endroit aéré (un hangar par exemple). 

Deux ou trois semaines suffisent pour les pattes de volailles 
dont on étalera les doigts avant le séchage. 

S° Plumes, 

Elles seront conservées dans une boîte contenant 
un produit antimites. 


(1 ) En demander au boucher. 

(2) Un quart d eau de javel . Blanchir ensuite les os en les immergeant 
24 heures dans l'eau oxygénée. 


67 



LES CARNIVORES 




I. LE CHAT 


Nous commencerons l'étude des animaux par celle 
d'un de nos plus fidèles compagnons, mélange de dou- 
ceur câline et de force brutale : le chut* 

1° Observons le corps du chat . U est formé de 
trois parties : la tête, le tronc et les pattes ou membres, 
le tout recouvert d'une fourrure épaisse et soyeuse* 

2 U La tête, ronde, porte deux petites oreilles 
pointues qui remuent au plus léger bruit* 

Observons les beaux yeux verts à une lumière 
vive puis dans un endroit sombre : la fente noire, 
appelée pupi//e, par laquelle pénètre la lumière, s'élar- 
git jusqu'à devenir toute ronde à l'obscurité (fig. 1). 

Effleurons les moimocbes : ces longs poifs se mon- 
trent très sensibles. 

Le tronc est long et souple. Touchons le dos , 
nous sentons une ligne d'os qui va de la tête à l'extré- 
mité de la queue : c’est la colonne vertébrale . 

4 C> Les membres sont terminés par 4 do/gts; cepen- 
dant les pattes de devant en portent un cinquième 
qui correspond à notre pouce. 

Chaque doigt est pourvu d’une griffe recourbée et 
aiguë que le chat maintient rentrée dans un fourreau 
lorsqu’il fait « patte de velours »* Il la sort pour griffer 
celui qui J'agace ou pour saisir une proie* On dit que 
les griffes du chat sont rétractiles (fig. 2). 

Sous les doigts, des bourrelets charnus et é/ost/ques 
contribuent à rendre sa marche souple et silencieuse 

(fig- 3). 

5 ! * Comment !e chat marche-t-il? 



a) Observons-le assis : ses pattes de derrière reposent 
sur le sol par une longue p/onte du pied . 


68 


(1 ) Au C, M. 1 innée . on pourra se contenter de l'étude I i laquelle 
correspond la 1 r ' partie du résumé et des exercices. 



b) Vfcnt-r/ à sc lever ? La plante du pied se redresse 
alors et la patte ne porte plus sur le sol que par les 
dotgu. 



jrrue^e *- ve ooscjt ’e 

1. LES YEUX OU CHAT 




1 O } on bourre le fs c hornus 

fppffe de derrsère) 

3 LA PLANTE DU PIED 


4. LE CHAT MARCHE SUR LES 
DOIGTS ( poffe de derrière} 

_ . incisives 

V 

\ 
I 
I 


— ocn »nf " m 

5 LA DENTURE 


res croc 

DU CHAT 


Le chat marche donc sur les doigts (fig. 4), alors 
que l'homme, au contraire, marche sur la plante du 
pied. 

Mais que faisons-nous nous-mêmes lorsque nous 
voulons nous déplacer sans bruit ou courir avec sou- 
plesse ? Nous nous haussons sur la pointe des pieds, 
c'est-à-dire que, comme ceux du chat, nos doigts seuls 
touchent le soL 

La démarche du chat est donc naturellement souple 
et silencieuse. 

6 U Remarquons le développement considé- 
rable des pattes de derrière* surtout des cuisses : 
le chat peut sauter avec force. 

7° Souplesse, puissance, démarche silencieuse* 
griffes toujours prêtes, voilà ce qui convient à un 

chasseur. 


Après s'être approché sans bruit de la proie convoi- 
tée, oiseau ou souris, le chat s'immobilise, attendant 
le moment favorable. Il bondit brusquement et saisit 
sa victime entre ses griffes acérées. 

8 U Comment mange-t-il sa proie? Observons sa 
denture sur le squelette de la tête. Seule la mâchoire 
inférieure est mobile. Chacune des deux mâchoires 
est pourvue d 'incisives très petites, de deux canines 
ou crocs , véritables poignards, et de molaires héris- 
sées de pointes aigues et de crêtes tranchantes (fig. 5), 

Ces molaires fonctionnent comme des ciseaux : 
elles coupent fa chair mais ne l’écrasent pas; du reste 
le chat avale ses aliments sans les broyer. 

La plus grosse molaire se nomme la carnassière. 

9° Le chat est organisé pour chasser et se 
nourrir de chair : c'est un carnivore, ce qui signifie 
« mangeur de chair ». 

La chatte nourrit ses petits avec le lait de ses 
mamelles, en attendant qu'ils soient en âge de chasser. 


69 




2.LE CHIEN 
MARCHE SU» 
LÉS DOIGTS 



À 

doigts P* e po 5 it-j 0n debout 

posihon assise 


nasives 



molaires molaires 

broyé us es branchantes 

3-LATÉTE OSSEUSE 

surface broyeuse arêbe 

coupanbe 




mol. broyeuse mol -branchante 

4. LES MOLAIRES 


UN AUTRE ANIMAL QUI RESSEMBLE AU CHAT 

II. LE CHIEN ^ 


Ce compagnon de l’homme est particulièrement 
fidèle et intelligent. 

1° Observons sa tête : elle est plus allongée que 
celle du chat. Les oreilles, de forme très variable, 
sont mobiles : comme le chat, le chien a Voûte très 
fine; Il a aussi bon odorat : n’est-ce pas grâce à son 
{loir que le chien dépiste le gibier? La pupille des 
yeux est ronde, 

2° Ses doigts : les griffes qui terminent les doigts 
ne sont pas rétractiles; aussi sont-elles émoussées par 
la marcTie alors que celles du chat restent aiguës. 

Sous les doigts, des bourre/ets charnus assouplissent 
la marche. 

1 ° Le chien marche et court sur les doigts, 

comme le chat, comme nous aussi lorsque, en gym- 
nastique, nous nous déplaçons « sur la pointe des 
pieds ». Sa course est très rapide. 

C’est ainsi que le lévrier, aux longues pattes mus- 
clées, peut atteindre une vitesse de 100 km à l’heure et 
rattraper, à la course, fes animaux les plus agiles. 

4° Ses dents ; les dents du chien sont plus nom- 
breuses que celles du chat, ce qui correspond à des 
mâchoires et à une tête plus allongées. 

Les incisives sont plus développées que celles du 
chat; les canines forment des crocs puissants. Les 
mo/c/res, nombreuses, ne sont pas toutes tranchantes. 
Derrière ta plus grosse, nommée carnassière , des 
molaires à surface plate permettent de broyer ; le 
chîën ne mange pas~que de la viande, il se nourrit 
d’aliments variés qu'il écrase avant de les avaler. 

5° La chienne allaite ses petits, les chiots, c’est-à- 
dire qu’elle les nourrit du lait produit par ses mamelles, 

(1) Cette étude, facultative, peut être réservée à la 2* année du 
C. M. {avec les paragraphes III et IV et la 3* partie du résumé et des 
exercices). 


70 



LA B ÊLETT E 

le plus peML carni- 
vore d' Europe f20cm) 


III, Le groupe du chat 

De nombreux animaux, comme le chat et le chien, 
se nourrissent de la chair d'autres animaux quV/s 
chassent et tuent. 

• Leurs sens (ouïe, odorat, vue***} sont très déve- 
loppés, leurs muscles puissants, leurs doigts munis 
de griffes parfois très acérées* 

• Leur denture comprend toujours des incisives, 
des canines transformées en crocs et des molaires 
hérissées de pointes qui déchirent ia viande. 

m Les femelles nourrissent leurs petits du lait de 
leurs mamelles* 

Ces animaux forment le groupe des Carnivores, 

IV, Carnivores utiles et nuisibles 

1° Carnivores utiles : le chat chasse souris et rats. Le chien garde maisons et trou- 
peaux* 

2° Carnivores nuis/b/es : la petite be/ette s'attaque aux oiseaux et aux lapins. La fouine, 
le puto/s, le renard ravagent les basses-cours. Le /oup est maintenant disparu de la France* 

Le lion , le tigre, la panthère ressemblent au chat. Les ours marchent sur la plante du pied. 
Le phoque, le morse, Totur/e, mangeurs de poissons, ont les membres transformés en nageoires. 

V. Résumé 

1. Le chat a une colonne vertébrale et des membres terminés par des 
griffes rétractiles. Il marche sur les doigts; des bourrelets charnus rendent 
sa démarche souple et silencieuse. Ses canines sont des crocs puissants. 
Toutes ses molaires sont tranchantes. C'est un excellent chasseur. 

2. Les Carnivores (chat, chien» ours, etc,), ou animaux mangeurs de 
chair, ont des doigts armés de griffes. Leur denture comprend toujours trots 

< sortes de dents : des incisives, des canines transformées en crocs et des 
molaires à pointes tranchantes. Ils recherchent des proies vivantes; les 
w femelles nourrissent leurs petits du lait de leurs mamelles* 


VI. Exercices 

1. Que savez-vous des griffes du chat ? 

2* Comparez la marche du chat à celle de l'homme* 
3* Comment le chat s'empare-t-il de sa proie \ 

4. Décrivez la denture du chat. 


5. Comparez les griffes du chien à celles du chat* 

6. Comparez la denture du chien à celle du chat* 

7. Quels sont les caractères des Carnivores ï 

3, Citez des Carnivores utiles de votre région ; des Carnivores 
nuisibles. Quels dégâts commettent ces derniers ? 



71 


L£S RONGEURS 





I. LE LAPIN 


Toujours inquiet, prêt a détaler à la moindre alerte, 
Jeannot Lapin n'a pas l'assurance du Seigneur Chat. 

Observons un lapin vivant : sa tête allongée 
s'orne d'immenses oreilles qui remuent au plus léger 
bruit; l'ou ïe est donc très sens ible. Son odorat est 
également très fin et lui permet de découvrir rapide* 
ment une carotte que nous avons cachée. 

Des moustaches sensibles , une Jèvrc supéri eure fen- 
due jusqu'au nei complètent cette tête qu'éclairent 
deux gros "j^eux à pupille ronde, 

2° Les pattes : elles se terminent par des doigts 
(5 à chaque patte de devant, 4 à chaque patte de 
derrière) munis de griffes émoussées, non rétractiles: 
ces griffes ne sont pas des armes mats plutôt” des 
pioches : elles servent à creuser, dans le soi, des 
galeries souterraines ou terriers. 

Les pattes de d errière sont extrême ment développées; 
le lapin ne marche pas, il bondit, il soute. 

3° Observons le squelette de la tête du lapin : 

la tête se prolonge en avant par quatre grosses et 
longues incisives (*) dont l'extrémité ,_ en Jsiseau, 
rappelle le ciseau à bois du menuisier. 

Arrachons une incisive inférieure : elle est très lon- 
gue; sa racine creuse recevait les vaisseaux sanguins 
qui nourrissaient la dent. 

Les incisives croissent sans arrêt et s'usent en fr ottant Tun e 
contre l'autre. 

Le lapin n’a pas de canines : sa denture est mcom- 
p/éte; un espace vide, ia barre, sépare les incisives 
^es molaires. La _ sïTrface de ces dernières forme deT 
^crêtes en travers qui rappellent celles d'une lime. 

Faisons mouvoir la mâchoire inférieure : elle se 
déplace d'avorït en arrière et d'arrière en avant. 

Lorsque le lapin mange, ses incisives coupent l'ali- 
ment qui est ensuite râpé entre les molaires comme 
il le serait entre deux limes qui frotteraient Tune 
contre l'autre. 

4 U La lapine allaite ses petits qui naissent aveugles 
et sans poils. Elle peut en élever plus de 40 par an, ce 
qui constitue un record pour un animal domestique. 

(1) Deux petites incisives doublent, intérieurement, les 2 incisives 
supérieures. 


72 



folon plante 

1- LÀ PATTE DE D ËR R 


RE 



mâchoire sup^ 
barre 


re 




mcrsives 


rnoiOJreS 


1. LA TÊTE OSSEUSE. 


IL Les animaux qui ressemblent 
au lapin 

Plus de mille espèces d'animaux (souris, rats, 
castors, etc.,*) ont, comme le lapin : 

• des doigts munis de griffes non rétractiles; 

• une denture incomplète à fortes incisives cou- 
pantes et molaires râpeuses; 

• la mâchoire inférieure se déplaçant d'arrière en 
avant ëtTn versement. 

De petite taille, sans défense, ces animaux, très 
agiles et très actifs, dévorent des quantités considé- 
rables de graines et de plantes et ont beaucoup de 
petits . 

Ils forment le groupe d es Rongeur s» ainsi appelés 
à cause de leur façon de manger. 



molaires 


<nosj ve 


3 RACINE DES DENTS DANS LA 
MÂCHOIRE INFÉRIEURE 



a.lasurface des molaires 

RAPPELLE CELLE D'UNE LIME 


ne Sive^ 


5 LE BISEAU 
DES INCISIVES 
PACVELLC CELUI 
DU OSEAU A BOIS 



ciseau 


bo<s 




\ 


III, La plupart des Rongeurs 
sont nuisibles 

m Rots, campagnols, souris, loirs détruisent nos 
récoltes. 

• En revanche, nous mangeons la chair du lopin 
et nous employons sa fourrure. Le cobaye est utilisé 
dans les laboratoires. 

• Le gracieux écureuil, la mormotte qui s'engourdit 
l'hiver, le castor, grand constructeur de huttes et de 
digues, sont aussi des Rongeurs. 


IV. Résumé 

Le lapin est le type des Rongeurs : ce sont 
des animaux petits, dont les doigts sontter- 
mî nés par des griffes et dont la denture sans 
canines est propre à ronger. Ils se nourris- 
sent de plantes et commettent beaucoup de 
dégâts. Les femelles nourrissent leurs nom- 
breux petits avec le lait de leurs mamelles. 


V. Exercices 

1. Décrivez la denture du lapin. 

2. Comment te lapin mange-t-il ? 

3. Quels sont les caractères des Rongeurs ? 

4 r Citez des Rongeurs utiles; des Rongeurs nuisibles. 


73 



corps 
Cyl manque 

1 . LA TAUPE 



4. L'HABITATION DE LA TAUPE 


5doig ta d"-^ 
forfes griffes i 


doig f * ^ 
suppl ém. 


2. MAIN 

(extrémité de la 
pat ta de devant-) 


3. PIED 

(extrémité de la 
pahta de derrière) 

taupinière 



molaires 


5, LA TÊTE OSSEUSE 


74 


LES INSECTIVORES 

I. LA TAUPE 


C’est un animai que Ton ne voit pas souvent car, 
presque toujours sous terre» il mène une vie bien 
particulière, ne se signalant de-ci, de-là, que par quel- 
ques buttes appelées taupinières , 

1° Observons le corps d'une taupe. Long d une 
quinzaine de centimètres, /e corps est cylindrique, 
sans cou, avec une tête conique dont le museau pointu 
rappelle le groin du porc. 

Cherchons les yeux ; ce sont deux petits points 
dissimulés dans la fourrure. Presque aveugle, la taupe 
distingue à peine la lumière de l'obscurité. 

En revanche, la taupe a un excellent odorat : ses 
narines, placées en avant de la bouche, facilitent la 
recherche des proies. Son ouïe est également très 
fine. 

Une belle fourrure gris foncé, soyeuse et lustrée, 
protège tout le corps duTroidTüimide de la terre. 

2° Les pattes de devant, au bras et à Lavant* 
bras très courts, semblent réduites à une main. Mais 
cette main, avec ses 6 doigts à peine séparés et ses 
fortes griffes, est énorme. 

C’est une véritable pelle avec laquelle la taupe 
rejette en arrière, comme le fait le terrassier, les 
déblais arrachés au sol par le museau et par les griffes. 
La taupe doit sans cesse percer de nouvelles galeries 
pour trouver sa nourriture. Elle peut en creuser 
15 mètres et plus en une heure. 

Ses pottes de derrière sont moins développées que 
celles de devant. 

3° La curieuse habitation de la taupe comprend, 
réunis par des galeries, une chambre centrale et deux 
couloirs circulaires. Une galerie principale mène au 
terrain de chasse. 

4° La taupe a une denture complète, formée de 
petites incisives, de fortes canines et de nombreuses 
mo/aires. Hérissées de pointes aigues, ces dernières écra- 
sent sans peine les solides carapaces des insectes et 
déchirent la chair des petits animaux dont la taupe se 
nourrit {vers de terre, larves, etc.). 


II. Les animaux qui ressemblent 
à la taupe 

Certains animaux de petite taille, musaraignes, 
hérissons, ressemblent à des Rongeurs mais ils ont, 
comme la taupe : 

• un museau pointu; 

• une denture complète avec incisives, canines en crocs 
et nombreuses molaires hérissées de pointes capables 
de briser les plus dures carapaces d'insectes. 

Aussi carnassiers que le chat, Ns se nourrissent de petits animaux vivants, en parti- 
culier d’insectes : ils forment le groupe des Insectivores. 

Tous ces animaux ont une colonne vertébrale. Les femelles nourrissent leurs petits du lait de leurs 
mameUes. 



III. La plupart des Insectivores sont utiles 

La taupe détruit insectes et larves nuisibles. Malheureusement, en creusant ses 
ï»ler ies, elle bouleverse les plantations. La musaraigne, qu'il ne faut pas confondre avec 
une souris, le hérisson, tueur de vipères, doivent être protégés. Il en est de même des 
chauves-souris, Insectivores adaptés à la vie aérienne comme la taupe est adaptée elle-même 
à la vie souterraine. 

Beaucoup d* Insectivores sont hrbernonts. c'est-à-dire qu'ils dorment pendant toute la durée de 
Phuver (hérisson, musaraigne, chauve-souris, etc..,). 


IV. Résumé 

t, La taupe est un animal adapté à la vie souterraine. Son museau 
allongé, ses mains transformées en pelles, ses griffes, lui permettent de 
creuser des galeries dans lesquelles son corps cylindrique se déplace facile- 
ment. Presque aveugle, elle trouve ses proies grâce à son odorat très déve- 
loppé. 

2, Les Insectivores sont, comme la taupe, des petits animaux à museau 
pointu et à denture complète comprenant de nombreuses molaires hérissées 
de pointes aiguës. Ils détruisent beaucoup d'insectes et sont utiles (taupe, 
musaraigne, hérisson, chauve-souris). 



7 LA CHAUVE-SOURIS 


V. Exercices 

f. Quelle est la forme du corps de la taupe l de sa tête ? 

2. Que savez-vous des yeux de la taupe î 

3. Décrivez les pattes de devant de la taupe. 

4. Comment la taupe creuse-t-elle ses galeries ! 

5. Que savez-vous de la denture de la taupe? 

6. Citez des Insectivores. 

7 . Qu'est-ce qu’un animal hibernant ? Qtez-en un. 

8. Quels sont les caractères des Insectivores ? 


75 


LES CHEVAUX 



L LE CHEVAL 

Domestiqué depuis bien 
longtemps, !e cheval est 
devenu pour l’homme un 
utfje serviteur* 

1 Ü Observons-ïe ; qu'il 
paraît gros ! Son poids attei nt 
couramment 500 kilogram- 
mes etmêmeparfoisl tonne. 
Son pelage est court, à I 1 ex- 
ception de sa crinière et de 
sa queue fournie, aux longs 
crins souples. 

De grands yeux placés de 
côté, de courtes orei //es dres- 
sées et mobiles, des naseaux 
(narines) qui remuent lors- 
que l'animal flaire ses ali- 
ments, correspondent à des 
sens bien développés. 
Tâtons le dos ; nous sen- 
tons la to/onne vertébrale . 

2° Observons le cheval 
qui se déplace* Toujours 
avec aisance, îl marche, trotte 
ou galope. Certains chevaux de course atteignent la 
vitesse de 60 km à l'heure* Le cheval est un excellent 
coureur. 

Longues et fines, les pattes ne reposent chacune sur 
le sol que par un unique sabot. 

3° Étud ions une patte de derrière, par exemple. 
Comme notre membre inférieur, elle comprend la 
caisse, la jambe et le pied , Mais, chez le cheval, la cuisse 
se détache peu du corps, de sorte que la partie libre 
du membre comprend surtout la jambe et le pied* 
Le pied, très long et redressé, est formé d'un gros os 
appelé os canon, suivi de 3 petits os qui sont /es pha- 
langes de l'unique doigt. La dernière phalange est protégée par un sabot sur lequel marche 
ranimai. 

Comme fa danseuse qui se tient sur l’extrême pointe du pied, le cheval marche donc sur 
le bout des doigts. 


4° Le cheval au pâturage : il saisit l'herbe entre ses dents, la coupe puis la mâche, sa 
mâchoire inférieure se déplaçant de droite à gauche et de gauche à droite. 


76 


riPO »"N JAMBE CUISSE 



2. LA DANSEUSE S'APPUIE AUSSI 
S UR L'EKT REM ITÉ D ES DOIGTS 

molaires 

/ canine , 

, rSs ^=?j3arre: 


mers i ves j 


3 TETE OSSEUSE ET DENTURE 



4 -UNE MOLAIRE 5. UNE I NCIS I VE 


5° Examinons une mâchoire de cheval ( l ) i îes 

incisives dirigées en avant forment une pince qui coupe 
Therbe. Celle-ci est ensuite parfaitement broyée par 
de grosses molaires à surface plate. 

Entre incisives et molaires existe un espace vide, 
to barre, où l'on place le mors avec lequel on dirige le 
cheval. Les canines, peu développées, n'existent que 
chez le cheval; elles manquent chez la jument. 

6° La jument nourrit son petit, le poulain, avec 
le lait de ses deux mamelles. 

II. Le groupe des Chevaux 

Quelques espèces d'animaux (chevaux, ânes, zèbres), 
tous de grande taille et excellents coureurs, mar- 
chent sur l'extrémité d’un doigt à sabot, 

Herfcrvüres, ils disposent d'incisives qui coupent et 
de molaires qui ripent mais sont dépourvus souvent 
de canines. 

Ils forment le groupe des Chevaux qui rentre lui- 
même dans l'ensemble plus vaste des Animaux à 
sabots {*). 

III. Beaucoup de ces animaux 
ont été domestiqués 

Depuis des siècles, chevaux, ânes, éléphants, tra- 
vaillent pour les hommes. 


IV. Résumé 

Excellent coureur, le cheval marche sur 
l'extrémité du seul doigt qui termine cha- 
cun de ses membres. Il est herbivore et pos- 
sède des incisives coupantes et des molaires 
brodeuses. Il appartient au groupe des Che- 
vaux qui fait lui-même partie du groupe 
plus vaste des Animaux à sabots. 


V. Exercices 

1. Comment est faite la patte de derrière du cheval ? 

1. Comparez la marche du cheval à la vôtre. 

3. Décrivez la denture du cheval. 

4, A quels groupes appartient le cheval l 

fl) Mâchoire inférieure ou demi-mâchoire ou, à défaut, des dent», 
fl) Ce groupe comprend également les rhinocéros et les éléphants. 


77 


LES RUMINANTS 



I. LE BOEUF 

Epais et trapu, le bœuf 
est l e plus fort de n os anr- 
m aux do mestiq u es . 

1° Observons un bœuf : 
son allure générale rappelle 
celle du cheval, mats en plus 
lourd et plus massif. 

Notre attention est sur* 
tout attirée par deux cornes 
inquiétantes qui surmontent 
une tête à l'expression bien 



paisible par ailleurs. C'est, cornes en avant, que le boeuf 
s'efforce de repousser le chien qui cherche à te mordre : 
il s'agit donc d'une orme de défense. 

D’un bout à l'autre du dos, la colonne vertébrale 
dessine une longue arête anguleuse. 

Le bœuf s'appuie sur de solides pattes fourchues 
terminées par deux sabots. 

2° Étudions le squelette de la patte de derrière : 

la cuisse étant peu détachée du corps, le membre n'est 
vraiment libre qu’à partir de jambe. Le pied , redressé 
verticalement, est formé d'un os conon terminé par 
2 do/gts ( v ). 

Examinons foi canon ; un sillon le partage par le milieu dans 
toute sa longueur; à la base, il se divise en 2 parties égales qui 
s'articulent chacune avec un doigt. Il s'agit donc de 2 os sou- 
dés (*), 


1.LE PIED DU BOEUF 




res 
barre 


incisives' 

Z. LA DENTURE 


cnoissanl- 

3. LES MOLAIRES 


Chaque doigt a 3 p halanges, la 3 e étant protégée par 
un sabot corné qui, seul, touche le sol. Le bœuf mar- 
che donc sur l'extrémité des doigts. 

3° Observons le bœuf au pâturage . Il avale 

l’herbe sans la mâcher, puis il se couche, tête haute, 
et sa mâchoire inférieure commence un mouvement 
régulier de gauche à droite et de droite à gauche : 
on dit qu*il rumine. 

4 » Observons une mâchoire de bœuf ( 3 ) : la 

mâchoire supérieure n'est munie, à l'avant, que jl'un 
bour relet dur. 

Les /nds/ves de la mâchoire inférie ure son t d irigée s 
vers l'avant et forment une lame tranchante. 

Les mo/oires, séparées des incisives par une barre de 
10 à 12 c m, ont u ne su rface râpeuse, avec des crêtes 
dessinant des croissants allongés. 

(1) Le pied du mouton est constitué comme celui du bœuf. 

(ïj Comme chez le cheval, I‘qj canon du bœuf correspond à notre 
pied qui, lui, compte S os. 

(3} La michoire de mouton est identique. 


78 


5° L'estomac du boeuf est formé de 4 poches : 

l'herbe, avalée sans avoir été mâchée, s'accumule 
d'abord dans la panse, véritable garde-manger ayant la 
capacité d'un gros tonneau (200 I). Lorsque l'animal 
est au repos, l'herbe passe dans le bonnet où elle prend 
la forme de pelotes qui remontent à la bouche une 
par une. Elle est alors mâchée puis elle redescend dans 
/e feuillet et, de là, dans la caillette, ou commence la 
digestion qui s'achèvera dans un intestin long de 50 m, 
6° La vache peut nourrir son veau du lait de 
ses mamelles. Le plus souvent le lait est trait et la 
plus grande partie est utilisée pour l'alimentation 
humaine, 

II. Le groupe du bœuf 


Certains animaux mangeurs d'herbe (mouton, 
chèvre, chamois) possèdent, comme le bœuf : 

# une denture ne comportant que des incisives inférieures et des molaires ; 

# des membres terminés par 2 doigts à sabots; 
un estomac formé de plusieurs poches. 

Ces animaux ruminent, ils forment le groupe des Ruminants qui, lui-même, fait 
partie du groupe plus important des Animaux à sabots, 

K. 

III. Beaucoup de Ruminants sont très utiles 

Ifs nous fournissent lait, viande, cuir, suif (vache, chèvre). Le mouton donne aussi 
sa chaude laine. 



4. L'ESTOMAC DU BOEUF 


r 


IV. Résumé 

Le bœuf marche sur l'extrémité, protégée par des sabots, des deux 
doigts qui terminent chacun de ses membres. Pourvu d'incisives à la 
mâchoire inférieure seulement et de molaires broyeuses, il est herbivore 
et rumine grâce à son estomac à 4 poches. 

il fait partie du groupe des Ruminants qui appartient lui-même au 
groupe plus vaste des Animaux à sabots. 



5. CORNE 6, COUPE 


V. Exercices 

1. Comment marche le boeuf? Décrivez son pied. 

2. Décrivez la denture du boeuf et dites le rôle de chaque 
sorte de dents. 

3. Comment est fait l'estomac du boeuf? 

4. Pourquoi dit-on que le boeuf est un Ruminant ? 

5. Citez d'autres animaux du groupe des Ruminants. 

6. Pourquoi élevons-nous ces animaux? 

7. De quel grand groupe font partie les Ruminants et les 
Chevaux ? 


79 


LES PORCINS 



I, LE PORC 

Déchets et aliments de toute 
nature sont vite transformés 
par ce vorace animal en excel- 
lente viande et belle graisse. 

1 Û U corps cylindrique, 

que termine une petite queue 
en tire-bouchon, se prolonge 
en avant par une tête allon- 
gée. L’extrémité aplatie du 
museau forme un groin dans 
lequel s'ouvrent deux larges 
narines . 

Dans le Périgord, on met à profit V odorat très développé du 
porc pour la recherche des truffes, champignons qui se for- 
ment dans la terre. 

Des oreilles dressées ou pendantes, des yeux assez 
petits, complètent cette tête sans beauté. Le corps est 
couvert de gros poils raides, peu serrés, appelés soies. 

Observons un demi-porc chez le charcutier : lo co/onne verté- 
brate nous apparaît comme la pièce maîtresse de ia charpente 
osseuse. Remarquons sous la peau l'épaisse couche de ford. 




2° Observons les pattes du porc : ranimai s'appuie sur deux 
gros sabots, imprimant dans la terre une double trace. Deux autres 
sabots, plus petits et placés plus haut, ne touchent pas le sol. 


H 


3° Étudions le squelette d'un pied de porc ( l ) : 4 doigts, dont 
2 plus grands, ont leur dernière phalange enveloppée dans un sohot 
protecteur, La p/onte du p/ed correspond à 4 os hbres. 


La ressemblance est grande avec le pied de l’homme ; il ne manque que le 
pouce et l’os correspondant de la plante du pied. Mais le porc marche sur 
l'extrémité des doigts alors que l'homme s'appuie sur tout le pied. 


4 fl Le porc se nourrit de petits animaux (rongeurs, limaces, 
etc.), de plantes (orge, pommes de terre, glands) et de tous les 
déchets de cuisine. 


Comme l'homme, il est omnivore ce qui signifie qu'il mange 
de tout. 


Avec son groin, U fouille le sol pour déterrer racines, topinambours, pommes de terre, etc, 

(1 ) Le charcutier vend des pieds de porc. Il est facile de monter les os sur une planchette, (La« main » du 
porc est constituée comme le pied.) 


planhe 
du pied 



1. MEMBRE DE DERRIERE 

. -U 

4 os (plante du pied) 

Z LE PIED (vu de Facej 
phalanges* 




5° Observons la denture du porc. À chaque 
mâchoire nous trouvons : 

• des incisives assez irrégulières; 

• deux con/nes très fortes qui s'allongent sans cesse, 
surtout celles du bas; 

• des molaires dont les premières sont tmnchcmîes et 
dont les dernières, plus grosses, présentent une sur- 
face broyeuse , comme les molaires humaines. 

Comprenant les trois sortes de dents, cette denture 
est complète. 

Elle réunît les molaires tranchantes des Carnivores et les 
molaires brodeuses des Herbivores. Elle correspond à un régime 
omnivore et rappelle la denture de l'homme qui, fui aussi, se 
nourrit aussi bien de chair que de végétaux. 

6° Du lait de ses nombreuses mamelles, la 

truie nourrit ses 6 à 12 gorets, 

r- II. Le groupe des Porcins 

1 » Les porcs, les sangliers, les hippopotames ont des 
membres terminés par 4 doigts à sobot dont 2 seule- 
ment portent sur le sol. 

• À leur régime omnivore correspond une denture 
complète avec canines souvent développées en défenses 
et molaires broyeuses; ils forment le groupe des Por- 
cins ou Animaux à sabots * 

III. Le porc est particulièrement utile 

Nous consommons ou utilisons sa chair, facile à conserver, u 
graisse (lard, saindoux), son cuir, son sang (boudin), ses soies 
(brosserie). 

Le sanglier commet des dégâts dans les cultures. 


, canines incisives 
molaires 

3 - LA T ETE OSSEUSE 

molaires bro yeuses 
canine 

- V incisives 

molaires tranchantes 

4. DEM I -MÂCHOIRE INFÉRIEURE 


IV. Résumé 

1* Le porc marche sur des sabots. Ses 
membres sont terminés par 4 doigts dont 
2 seulement portent sur le soL 

II est omnivore; sa denture, complète, com- 
prend des incisives, de fortes canines, des 
molaires, les unes tranchantes, les autres 
broyeuses. 

2. Il fait partie du groupe des Porcins (porc, 
sanglier) qui appartient lui-même au groupe 
plus vaste des Animaux à sabots. 


V. Exercices 


1. Comment est faite la patte du porc? 

2. Décrivez la denture du porc. Dîtes le rôle de chaque sorte de dents. 

3. Quels sont (es caractères du groupe des Porcins? 

4 En quoi le porc nous est-il utile ? 


81 


CLASSIFICATION 



X 

* . * est un 

|rongeur! 

donc ; 



1° Utilité de U classification ; autour de chaque 
animal étudié* chat, cheval* porc, etc,* nous avons réuni 
des animaux présentant d'importantes ressemblances 
avec lui. Cet animal devient alors /e type d'un groupe . 

Ou ainsi que le laptn est maintenant pour nous Je type des 
Rongeurs. IJ nous suffit de connaître les caractères du groupe 
pour avoir une idée précise des animaux qui le composent. 
Exemple : le rot est un Rongeur* donc, comme Je lapin, II a des 
griffes et une denture propre à ronger. 

Inversement nous cesserons dons Je groupe des Carnivores 
tout animal à griffes acérées, possédant des crocs et des 
molaires à pointes tranchantes. 

Comme l'écolier qui range ses documents dans des dossiers 
afin de les retrouver plus facilement, nous classons donc nos 
connaissances pour les mieux utiliser. 

2° Nous avons classé les animaux étudiés sur- 
tout d'après la conformation des pattes et des 
dents* C'est en effet cette conformation qui présente 
/es différences les plus importantes * car elle est en rapport 
direct avec la façon de vivre des animaux* 



nous clos- 
sons cet anîmol 
parmi les 


gorres acerees 


3° Hais ces différents groupes ne présentent-ils 
pas des caractères communs qui permettent de les 

réunir en des groupes plus vastes ? 

Si Chevaux* Ruminants* Porcins, marchent tous sur 
des sabots* Carnivores, Rongeurs et Insectivores ont 
des doigts terminés par des griffes * 

Tous les animaux étudiés peuvent donc être réunis 
en deux plus grands groupes, suivant qu’ils sont pour- 
vus de sabots ou de griffes. 

Mais les uns et les autres nourrissent leurs petits du 
lait de leurs mamelles : ils peuvent alors former un 
groupe encore plus vaste I 1 ), celui des Mammifères 
ou animaux à mamelles* 

Tous ont une charpente osseuse dont la pièce princi- 
pale est la co/onne vertébrü/e : les mammifères font 
partie du très grand groupe (*) des Vertébrés ou 

Animaux à colonne vertébrale* qui comprend aussi des 
animaux non mammifères (poule* grenouille, etc*,.). 

Exemple ; le chat est ur\ vertébré mammifère à griffes, du 
groupe des Carnivores. 

(1) Classe. 

(2 J Embranchement* 


82 



molaires 

tranchantes 

Carnivores 


MAMMIFÈRES 




molaires 
à pointes 

/rtsect/vores 


à nombre impair 
de doigts 

Chevaux Ruminants 


à nombre pair 
de doigts 


Porcins 


Le Chat le Lapin la Taupe 




le Bœuf le Porc 


4° Voici quelques autres caractères communs à tous les Mammifères : a) leur 
peau est, en totalité ou en partie, couverte de poils; i>) la température de leur corps est 
constontef 1 ), qu'il fasse chaud ou froid. 

L'Homme se classe dans les Mammifères ( 2 ). Comme l'Homme, les Mammifères respirent par des pou- 
mons, ils ont un appareil circulatoire avec cœur, veines et artères, un appareil digestif avec estomac et 
intestin. 


Résumé 

Parmi les Vertébrés, ou Animaux à colonne vertébrale, on classe les 
Mammifères qui nourrissent leurs petits du lait de leurs mamelles. 

On distingue les Mammifères à griffes et les Mammifères à sabots. 

Les Mammifères à griffes comprennent les Carnivores (chat), les Ron- 
geurs (lapin), les Insectivores (taupe). Les Mammifères à sabots compren- 
nent les Chevaux, les Ruminants (bœuf), les Porcins (porc). 

Exercices 

1. Pourquoi est-il utile de classer les animaux en groupes ? 

2. La chèvre est un Ruminant : quels sont les caractères de ses pattes, de sa denture ? 

3. Le sanglier a quatre doigts à sabot : dans quel groupe le classez-vous ? 

4 Expliquez la classification des Mammifères. 

S. Le hérisson est un Insectivore : à quels groupes plus importants appartient*! I ? 

(1) 37 i 40 degrés suivant les espèces. 

(2) Groupe des Primates, 


83 


LES OISEAUX 



LA POULE 


Encore un hôte bien connu des cours de ferme, mais 
combien différent des animaux à quatre pattes que 
nous avons étudiés! 

1° Observons une poule : un corps lourd* une 
petite tête, deux fortes pattes. 

La tête, éclairée par deux yeux vifs munis de pau- 
pières, est ornée d'une crête rouge et charnue* et de 
deux barbillons (fig, 1), 

Le bec, dur et pointu* est formé par deux sortes de 
mâchoires capables de saisir comme une pince* La 
partie supérieure, légèrement arquée et crochue à 
l’extrémité , est percée* près de sa base, de deux narines* 
En arrière des yeux, les oreilles sont dissimulées sous le 
plumage. 

Ouvrons ie bec d’une poule : voici la langue* charnue; 
inutile de chercher des dents : la poule n’en a pas! 

jetons du grain à une poule : de son bec elle saisit les 
graines qu’elle avale sans les mâcher* 

Les aliments sont emmagasinés dans un sac appelé jabot; 
ils seront ensuite écrasés dans le gésier, grosse poche mus- 
culeuse qui contient des petits cailloux avalés par ranimai, 

2 ° La poule marche à Paide de deux mem- 
bres seulement qui correspondent à nos membres 
inférieurs* Elle s'appuie sur les quatre do/gts de chaque 
patte. Trois doigts sont dirigés vers Pavant* le qua- 
trième est en arrière. Ils sont terminés par des gn/fes 
fortes mais peu acérées (fig. 2). 



Observons la poule lorsqu'elle gratte le sol pour chercher les 
petits animaux et les graines dont elle se nourrit. Remarquons 
aussi sa façon de se tenir sur un perchoir {fig. 3). 

Étudions le squelette du membre inférieur : la cu/sse 
est peu distincte du corps. Ne sont libres que la 
jambe ( J ) et /e pied. Le pied comprend une longue partie 
verticale soutenue par un os canon et quatre doigts 
formés de pho/onges, terminés par une griffe. 


(1} La jambe est le « pilon » improprement appelé « cuisse ». 


84 



3° La poule effrayée se sauve en s'aidant de 
ses ailes mais son vo! est très lourd. Nous devinons 
que les deux ailes sont des bras transformés qui con- 
viennent au vol * 

Les grandes plumes forment une large rame avec 
laquelle l'oiseau prend appui sur f 'ai r. 

Étudions le squelette d'une aile de poule : les os corres- 
pondant au bras et à î'avant-bras sont bien développés* 
la main et les doigts sont réduits à quelques osselets 
allongés {fig. 4). 



cuisse 


iffes 

3. PATTE SUR 
Fs LE PERCHOIR 


2 MEMBRE INFÉRIEUR 


4* J Le corps est entièrement recouvert de plu- 
mes. Chaque année la poule change de plumage, on 
dit qu'elle mue. 

5° La poule respire au moyen de deux poumons 

que complètent plusieurs sacs contenant de Taîr. 

Elle a une colonne vertébrale que Ton sent bien en 
tâtant le cou. 

6° La poule pond des œufs : on dit qu'elle est 
ovipare. Ouvrons un œuf : au milieu du b/anc formé 
d'une matière appelée albumine t le jaune t maintenu en 
place par deux torti/fons, montre à sa surface un germe 
blanchâtre (fig. S), 



S. L! OEUF 


La coquille mince est percée de pores fins par les- 
quels pénètre l'air. Elle est revêtue intérieurement 
de deux membranes qui se séparent au gros bout de 
l'œuf pour laisser entre elles une chambre d air , 

Je té dans l'eau acidulée, un fragment de coquille 
produit un bouillonnement : la coquille est donc ta/- 
caire . 

7° Le corps de la poule est chaud. Sa tempéra- 
ture est d'ailleurs toujours la même (42° environ). 
Si l'œuf est maintenu durant 21 jours à cette tempé- 
rature* le germe se développe aux dépens du blanc et 
du jaune, il se transforme en un poussin qui sort de la 
coquille après l'avoir brisée de son bec* 

La poule se reproduit donc par des œufs qu'elle doit 
couver. 


as 


UN AUTRE ANIMAL QUI RESSEMBLE A LA POULE (') 




IL LE PIGEON 


1° Observons un pigeon mort : le bec est mou à 
la base, corné et dur à l'extrémité (fig, 1). 

2° Les pattes, recouvertes d'écaiïles et emplumées 
à la partie supérieure, sont courtes et faibles (fig. 2). 

Elles ont trois doigts en avant et un en arrière. Replions la 
patte et observons la manœuvre des doigts qui se recourbent 
pour saisir (position perchée). 

3° Déplions les ailes : pointues et longues, elles 
offrent une surface d'appui considérable. 

Dans son vol aisé et souple, le pigeon les manoeuvre un peu 
comme un éventail; il assure sa direction à l’aide de la queue. 

4° Étudions les plumes : ailes et queue sont for- 
mées de grandes plumes appelées pennes (fig. 3). 

Observons une penne de Voile : c T est un axe. garni de barbes, 
sauf à la base qui, d'ailleurs, est creuse. Essayons avec précaution 
de séparer deux barbes voisines : elles opposent une légère résis- 
tance. Lissons ensuite fa plume entre deux doigts comme le 
pigeon le fait avec son bec : les barbes s'unissent à nouveau. 
Observons à fa taupe des barbes séparées ; nous distinguons les 
fines barbu/es grâce auxquelles les barbes étaient accrochées 
entre elles. Versons de f'eau sur fa plume : celle-ci n'est pas tra- 
versée par l’eau, ni même mouillée. faisons brûler une pfume ; 
elle charbonne et dégage la même odeur que la corne qui 
brûle. Essayons enfin de peser une pfume... Nous compren- 
drons pourquoi on dit « léger comme une plume ». 

Les plumes offrent une grande surface malgré leur 
extrême légèreté. 

Les plumes moyennes {fig. 4), qui recouvrent l'ensemble 
du corps, protègent l'oiseau contre le froid et la pluie. 

les plumes très petites, qui constituent le duvet, amé* 
îiorent encore cette chaude couverture (fig. 5). 

5° De puissants muscles animent la merveil- 
leuse machine volante qui peut atteindre la vitesse 
de 100 kilomètres à l'heure. 

Ces muscles constituent le blanc; Ms s'attachent 
d'une part à l'aile et d'autre part à une saillie du 
sternum que Ion sent très bien sur la poitrine de 
l'oiseau ( 2 ) (fig, 6), 

fl) Cecce étude peut être réservée au C. M.2. 

{2) Le bréchet. 



oesophage 


ec 


jaboh » - 


es romac 


La poule nous fournit sa chair et ses œufs. Nous éle- 
vons également le dindon, la pintade, le pigeon, le 
canard , Voie; le faisan, la perdrix et la caille sont 
d’excellents gibiers. 

De nombreux petits oiseaux font une guerre acharnée aux insectes destructeurs de 
récoltes. Nous devons protéger nos gracieux amis ailés : pinson, chardonneret , mésange, rossi- 
gnol, rouge-gorge, hirondelle, etc. La chouette et le hibou chassent, la nuit, les rongeurs nuisibles. 


infèshin 


TUBE DIGESTI F 


OISEAU 


III. Le groupe de la poule 

Beaucoup d’animaux, comme la poule et le pigeon, 
possèdent : 

• une colonne vertébrale ; 

• un bec dépourvu de dents et un tube digestif avec 
jabot et gésier; 

• deux membres de devant transformés en ailes. 

• un corps à température constante et couvert de 
plumes, deux poumons et des sacs à air; 

Ils pondent des œufs. 

Ces animaux forment le groupe des Oiseaux. 

IV. Beaucoup d’oiseaux sont utiles 


V. Résumé 

1. La poule possède un bec fort et crochu, dépourvu de dents. Ses pattes 
robustes sont terminées par quatre doigts armés de fortes griffes. Ses mem- 
bres de devant sont adaptés au vol. Son corps est couvert de plumes. Elle 
pond des œufs qu’elle couve. 

2. Les oiseaux sont des Vertébrés. Ils ont un bec sans dents, deux pattes, 
deux ailes qui leur permettent de voler. Leur corps, revêtu de plumes, 
garde une température constante. Leurs petits naissent des œufs qu'ils 
pondent et couvent. 


brochée orbère 



poumons 


sacs d air 

LES POUMONS DES OISEAUX 


VI. Exercices 

1. Comment est fait le bec de la poule ? 

2. Décrivez la patte de la poule ? Comment marche l'oiseau ? 

3. Que savez-vous de l'aile de la poule ? 

4. Quelles sont les différentes parties d'un oeuf de poule ? 

5. Comparez le bec du pigeon au bec de la poule. 

6. Décrivez une grande plume du pigeon. 

7. Quels sont les caractères des Oiseaux ? 

8. Citez des oiseaux utiles. 


87 


LES REPTILES 



LE LÉZARD 


Que vienne la chaleur et aussitôt nous le retrou- 
vons, immobile, sur le mur ensoleillé* Il semble que 
toute la vie du lézard dépende du soleil. 

Observons un lézard vivant (*) (fïg. 1) : sa tête 
triangulaire, son tronc cylindrique, sa queue effilée, 
concourent à donner l'impression d’un corps déme- 
surément erl/ongé. Le lézard gris atteint une vingtaine 
de centimètres* 

2 U La tête (fig. 2) se termine par une bouche large- 
ment fendue d'où sort parfois une langue allongée. Des 
normes sont visibles à l'extrémité du museau. Les yeux 
vifs , placés de côté , se ferment parfois , recouverts alors 
par leurs paupières mobl/es. Les oreilles dessinent un 
petit creux à l'arrière de la tête. 

30 Des écailles recouvrent tout le corps. Fines sur le 
dos, elles sont beaucoup plus grandes sur la tête et 
sur le ventre où elles s'allongent transversalement, 
disposées sur plusieurs rangées. 

Essayons d'arracher une d une /es écailles d'un lézard : 
cela n'est pas aussi facile que d'arracher les écailles 
des Poissons, car ce sont plutôt des lambeaux de peau 
qui se détachent du lézard. 

Les écailles du lézard ne sont en effet que de simples replis de 
la surface épaissie de la peau. Elles rappellent les écailles qui 
recouvrent les pattes des Oiseaux, 

Parfois l'enveloppe écailleuse du lézard tombe par 
lambeaux; c'est /o mue, qui permet à l’animal de grossir* 

4 n Le lézard a quatre pattes courtes, écailleuses, 
terminées par cinq iongs do/gts munis de griffes aiguës. 
Les pattes sont rejetées sur le côté au point que /e 
ventre s'appuie directement sur le sol et n'est pas, 
comme celui des mammifères et des oiseaux, soulevé 
par tes membres. 

(1) Dans une cage vitrée ou dam un simple bocal qui permet 
d'ailleurs d'observer la face ventrale. (Les lézards supportent assez 
bien la captivité et peuvent même être apprivoisés.) 


88 



3 . L E LEZARD SE DEPLACE 
PA P ONDULATIONS DU CORPS 


Le lézard ne soulève légèrement que la tête et le 
devant du corps, en s'appuyant sur les pattes anté- 
rieures. 

5° Observons le lézard qui se déplace. Le corps 
traîne sur te sol en se tordant constamment. On dit 
que le lézard rampe (fig. 3). 


Il esc d'ailleurs d'une agilité surprenante. Prenant appui sur 
les grandes écailles du ventre et de la queue* il se pousse en 
avant en s'aidant des pattes dont les griffes s'accrochent à 
toutes les aspérités. 


6° Touchons le lézard vivant : sa peau ne glisse 
pas dans la main, elle est sèche. De plus, le corps ne 
donne pas une impression de chaleur comme celui 
d f un chat ou d'une poule. 

Cest que sû température varie avec la température extérieure, 
ne dépassant celle-ci que de quelques degrés seulement. Le 
lézard tst un animal à température variable. 

7° Si nous saisissons un lézard par la queue, 
celle-ci nous reste dans la main. 

C'est le lézard qui, pour s'échapper. Ta cassée lut-mème. 

Elle repousse d'ailleurs, souvent double ou même triple, 
mais, après un second accident, le lézard resterait cette fois 
définitivement dépourvu de queue. 


B° Ouvrons la bouche d'un lézard : nous décou- 
vrons /a /ongue, fourchue, et de nombreuses petites 
dents pointues, peu visibles f 1 ). 

Ce sont les armes de chasse du lézard, grand mangeur d’insec- 
tes, de vers et de limaces. Il saisit avec sa langue la proie qu'il en- 
gloutit prestement, sans îa mlcher; ses dents lui servent seule- 
ment à retenir l'animal capturé. 


9° Le lézard respire à l'aide de deux poumons. 

Il ne peut vivre que dans l'air. 

10. il pond des œufs à coque molle mais ne les 
couve pus, La chaleur des rayons solaires les fait éclore 
et les petits lézards partent aussitôt en chasse, 

11° En hiver* le lézard, abrité dans un trou, s'en- 
gourdit jusqu'au printemps suivant. 

(1) Passer le doigt sur les mâchoires. 


89 


œil de lézard oeil de 

couleuvre 


paupières 
soudées et 
hransparenles 


1. LES PAUPIERES DE LA, 
COULEUVRE SONT SOUDEES 





paupières 
f i br es 



4. LES DENTS 


copue 
I æur 

5, LA NAISSANCE DES 
PETITES COULEUVRES 


UN AUTRE ANIMAL QUI RESSEMBLE AU LÉZARD (*) 


II. LA COULEUVRE 


1° Une couleuvre vivante ( 1 2 ) \ le corps , tout en 
longueur, n’est qu'un cylindre terminé par une queue 
effilée* fl peut atteindre deux mètres, 

U? yeux, à pupille ronde, regardent: fixement* Ils sont peu 
mobiles et leurs paupières transparentes ne s'ouvrent jamais 
car elles sont soudées (fig* 1), De temps à autre, la langue 
fourchue sort de la bouche sans que celle-ci s'ouvre : la lèvre 
supérieure, en effet, est échancrée* Cette langue n'est pus un dard 
comme le croient à tort certaines personnes. 

2° Les écailles ( 3 ) sont petites sauf sur le dessus 
de la tête où se trouvent quelques grandes plaques 
(fig. 2), et sur le ventre où elles sont disposées en une 
seule rangée de larges bandes transversales. Sous la 
queue il y a deux rangées d’écailles {fig. 3). 

La couleuvre mue ; elle se débarrasse en une seule fois de tout 
son revêtement écailleux et cela à plusieurs reprises au cours 
de l'été. 

3° La couleuvre est totalement dépourvue de 
membres. E//e rompe en décrivant de larges ondula- 
tions. 

Elle prend appui sur ses écailles ventrales et même, à travers 
la peau, sur les centaines de côtes, extrêmement mobiles, que 
porte sa longue colonne vertébrale, 

4° Ouvrons la bouche d’une couleuvre : de 

nombreuses petites dents pointues, toutes semblables, 
recourbées vers l'arrière, retiennent les proies vivan- 
tes dont la couleuvre se nourrit (fig. 4). 

Elle engloutit sans les mâcher des proies parfois énormes : 
souris, poissons, grenouilles, etc, qu'elle chasse à l'affût ou 
poursuit à la nage. Sa bouche peut se dilater beaucoup. Son 
estomac digère même les os de l'animal ingurgité. 

5° La couleuvre respire par un seul poumon; 

son corps paraît froid. Elle pond plusieurs dirai nés d'œufs 
à coque molle, gros comme des billes* Des petites 
couleuvres, longues d'une quinzaine de centimètres, en 
sortent, un mois plus tard environ (fig. S), 

(1) C. M. 7* année 

(î) La couleuvre vit très bien en captivité. 

(3) Observer les écailles d'une couleuvre conservée dans l'eau for- 
molée. 


90 


III. Le groupe du lézard 



• Comme le lézard et la couleuvre, plusieurs animaux 
ont une colonne vertébrale qui s'étend sur toute la 
longueur du corps, une peau protégée, non par des 
poils ou des plumes, mais par des écaille s qui sont un 
épaississement de la surface de la peau. 


• Leur température est variable . Ils pondent des œufs. 


queue rétrécie brusquement • Ce sont des animaux rampants : ils forment le groupe 


IV. Certains reptiles sont utiles, d’autres sont dangereux 

Les lézards de nos pays sont tous très utiles, car ils détruisent insectes, larves, 
limaces, etc. (lézard des murod/es, lézard vertj. 

Les serpents sont parfois dangereux par leur venin (Ex, ; la vipère ). La cot/Jeuvre est 
inoffensive. Les serpents de nos pays mangent des petits animaux : rongeurs, lézards, 
poissons, grenouilles, etc. 

La tortue de nos jardins mange des salades et de petits animaux. 

Les crocodiles des régions tropicales sont malfaisants et dangereux. 


1. Le lézard a un corps allongé couvert d 'écailles. Il se déplace en ram- 
pant et en s'aidant de ses courtes pattes. Il respire par des poumons. Sa 
température varie. Il pond des oeufs. En hiver il s'engourdit. Le lézard est 
utile, 

2. Les Reptiles sont des vertébrés à peau écailleuse. Ms n'ont pas de 
pattes ou n'ont que des pattes très courtes; ils rampent. Ifs ont des poumons. 
La température de leur corps est variable. Ils pondent des ceufs. 

Les Reptiles comprennent les lézards, les serpents» les tortues et les 
crocodiles. 


LA VIPERE 


des Reptiles. 


V. Résumé 



, . puptiie verhcole 

glande 


VI. Exercices 


1. Par quoi le corps du lézard est-il protégé ? 

2. Décrivez les membres du lézard. Comment se déplace-t-il l 

3. Que mange le lézard ? Comment prend-iî ses proies t 

4 . Comment respire le lézard ? 

5. Comment se reproduit le lézard ? 


L A V I PERE EST DANGEREUSE 


crocKeh percé 
cTun canal 


6. Décrivez la tête de la couleuvre. 

7, Comment se déplace la couleuvre ? 

8, Comment se nourrit la couleuvre ! 

9. Quels sont les caractères des Reptiles ? 

10. Citez des Reptiles utiles et des Reptiles nuisibles. 


91 




LES BATRACIENS 

I. LA GRENOUILLE 


La grenouille verte est très répandue en France. Au 
bord des mares et des étangs, elle s'expose aux chauds 
rayons du soleil. Mais à la première alerte elle plonge 
bruyamment. 

1° Observons une grenouille vivante : sa couleur 
générale varie du vert au brun avec des taches noires. 
Le ventre est blanc. Le corps, court et trapu, mesure de 
5 a 9 centimètres. 

La tête, très développée, porte deux gros yeux saillants 
à pupille noire et iris doré, protégés par des paupières. 
Une tache ronde placée en arrière de l'œil correspond 
à Tore/l/e. A l'extrémité du museau s'ouvrent /es 
narines. La bouche est très largement fendue. 

2° Les membres de devant (fig. 1) sont courts et 
à quatre doigts. Ceux de derrière sont, au contraire, 
très longs et à cinq doigts {fig. 2). 

La patte de derrière, fortement musclée, est formée de 
trois parties de même longueur, cuisse, jambe et pied, 
repliées comme les trois branches d'un Z, L'ensemble se 
détend, tel un ressort puissant, lorsque l'animal saute 
en des bonds impressionnants par rapport à sa taille. 

De plus les cinq doigts de la patte de derrière 
sont munis d'une pa/mure qui rappelle celle du canard. 

La grenouille est donc un animal bien conformé 
pour le saut et pour la nage , 

3° Saisissons la grenouille vivante : le corps 
paraît froid, sa température est donc plus basse que 
celle de notre propre corps. D'ailleurs elle est plus 
élevée en été, plus basse en hiver : eJ/e est variable. 

La peau est humide , glissante et absolument nue : 
nulle trace de poils, de plumes ou d'écailîes. 

A travers cette peau nue, les échanges entre l’air 
extérieur et le sang sont très faciles : aussi la grenoui//e 
resp/re-t-effe surtout par la peau . 


92 



1 PATTE DE DERRIÈRE 




4. SQUELETTE f vu de dessus* 


Elle possède pourtant deux poumons qui ne sont que de simples 
sacs et autour desquels circule une quantité réduite de sang 

4° Ouvrons la bouche d'une grenouille (*) : 

en passant le doigt sur les mâchoires, nous sentons de 
très pet/tes dents en bout, mais absolument rien en bas. 

Ces dents, trop petites, ne sont d'ailleurs guère utiles à 
l'animal, 

La /engue, au contraire, joue un rôle important. Très 
large, elle recouvre tout le plancher de la bouche. 
Soulevons-la : elle est attachée, non pas au fond de la 
bouche comme la nôtre, mais tout en avant, de sorte 
qu’elle peut se rabattre à l'extérieur (fig. 3). C'est ainsi 
que la grenouille l'utilise pour capturer des insectes. 
Ceux-ci restent collés à la surface gluante de la langue, 

5° Le squelette ( 1 2 ) comprend une colonne ver- 
tébrale, La grenouille est donc un Vertébré (fig. 4). 

6° La grenouille verte pond, à partir de mai, de 
5 OCX) à 10 000 œufs ronds mesurant environ 1 milli- 
mètre de diamètre. Ils sont réunis en paquets gélati- 
neux fixés à des herbes aquatiques, au fond de Peau, 

7° La grenouille verte vit essentiellement dans 

l'eau où elle dévore des petits animaux ainsi que des 
oeufs de poissons. Elle habite les fossés, les mares, les 
étangs. Parfois on la pêche, car les puissants muscles 
des pattes de derrière constituent un mets délicat et 
recherché. Cette pêche se pratique beaucoup dans cer- 
taines régions de France, en Vendée par exemple. 

8° La grenouille ne possède aucun moyen de 
défense. Au moindre danger, elle se sauve, sautant 
au loin grâce à ses puissantes pattes et disparaissant 
dans l’eau le plus rapidement possible, 

9° En hiver la grenouille s’enfonce dans la vase. 

Elle s'y engourdit pour plusieurs mois et n'en sort 
qu'au printemps, lorsque la terre se réchauffe. Durant 
cette longue période, elle ne respire que faiblement 
par la peau et ne prend évidemment aucune nourri- 
ture. Elle ne vit donc alors que d’une façon ralentie. 


(1) On peut sacrifier une grenouille en la mettant dam un bocal 
avec quelques gouttes de chloroforme. 

{2) Abandonner une grenouille morte à des têtards ou à des fourmis. 


93 



__ enveloppe de I oeuF 




2 . LE, GERM E SE 
DEVELOPPE 





6. APPARITION 
OES PATTES 
DE DERRIERE 


7. APPARITION 
DES PATTES DE DEVANT 


NAISSANCE 
DE LA LARVE 


b r a ne h i e s 
e * ter nés 


hel^e et 
I" ronc - 


4. LES PREMIERES 
BRANCHIES 


s qu eue 


enfree 
de I eau 


bra n chies 
i nhernes 


5 LES BRANCHIES 
INTERNES 


II. LES MÉTAMORPHOSES DE LA 


GRENOUILLE (observations prolongées) 


1° Les œufs ('), ronds, transparents, avec un point 
noir au centre — qui est le germe — ressemblent à 
des grappes de groseilles blanches (fïg. 1). 

Plaçons-les dans un aquarium pour en suivre le développe- 
ment. 

2° Le germe grossît* se courbe (fig. 2). Au bout de 
six à sept jours, naît un animal qui ne ressemble en 
rien à sa mère grenouille : c'est une larve appelée 
têtard (fig. 3). 

Pendant 2 jours il reste fixé aux plantes de l'aquarium ou à 
Tenvdoppe de l'œuf puis part en nageant à la recherche de sa 
nourriture. 

3° Le corps du têtard comprend deux parties : 

une grosse « tête » (grosse tête — têtard), formée 
en réalité par la tête et le tronc de l'animal; une queue 
p/ote servant à nager, 

4° L’animal respire dans Te au grâce à de petites 
masses charnues placées sur les côtés de ta tête : le 
sang y vient puiser l'oxygène dissous dans l’eau. Ces 
organes respiratoires sont des branchies (fig. 4). 

5 Ü Au bout de quinze jours ces branchies dispa- 
raissent. Elles sont remplacées par d’autres branchies 
qu’on ne voit pas, car elles sont à l'intérieur du corps; 
l’eau baigne ces branchies internes en pénétrant par 
la bouche, puis sort par un petit orifice situé sur le 
côté gauche du corps (fig. 5). 

6° Le têtard se nourrit d'herbes, de minuscules 
animaux, de petits cadavres. Il possède une sorte de 
bec corné. 

7° Les pattes de derrière apparaissent tes pre- 
m/ères (fig. 6); celles de devant* ensuite. La queue 
diminue et finit par disparaître (fig. 7). 

8° Pendant ce temps* des poumons se forment 

et remplacent les branchies. L’animal, devenu gre- 
nouille, respire u/ors dons l'air, comme nous, et non plus 
dans l'eau, comme un poisson, D'aquatique, sa respira- 
tion est devenue oénenne. 

9° Ce s transformations qui, en trois à quatre 
mois, ont conduit de ta larve à ranimai adulte , s'ap- 
pellent des métamorphoses. 

{1 ) La grenouille rousse pond dés février-mars. Ses oeufs, de 1 X 3 mm 
de diamètre, flottent à la surface des mares. 


94 



III. Le groupe de la grenouille 

• Comme la grenouille, certains animaux sont des 
vertébrés à peau nue. Ils ont des poumons mais respirent 
surtout par la peau. Leur température est variable. 

• Ils pondent des oeufs et, dons leur jeune âge. vivent 
dans feou comme des poissons. 

• Ces animaux, qui appartiennent à la fois au monde 
aérien et au monde aquatique, forment le groupe des 

Batraciens. 


IV. Presque tous les Batraciens sont utiles 
car ce sont des destructeurs d’insectes 

La grerroufi/e rousse, la rainette aux doigts munis de ventouses, chassent les insectes. 
Le crapaud est un précieux auxiliaire de l’agriculture. Il détruit insectes, larves, limaces. 
Sur son dos se trouvent des pustules qui contiennent du venin. Cependant le crapaud est 
inoffensif car il ne peut inoculer son venin* Il faut le protéger. 

Certains Batraciens conservent une queue à l'état adulte, de sorte qu'ils ressemblent 
à des lézards. Ce sont : le triton, à la queue aplatie, et la so/omondre, à la peau noire, 
tachetée de jaune. 


V. Résumé 

1. La grenouille a les pattes de derrière fortement développées et pal- 
mées, ce qui lui permet de sauter et de nager. Elle capture des Insectes avec 
sa langue* Elle pond ses œufs dans l'eau. C'est un Vertébré à température 
variable qui respire surtout par la peau* 

2. Les Batraciens (grenouille, crapaud, salamandre..*) sont des Verté- 
brés à peau nue qui respirent dans l'air par des poumons et surtout par la 
peau. Dans leur jeune âge, ils vivent dans l'eau et respirent par des bran- 
chies; leur température est variable* Ils se reproduisent par des œufs* 



(peau noire hachée dejaune) 


VI, Exercices 

1. Décrivez la tête de la grenouille. 

2. Comment est flic* la patte de derrière de la grenouille J 
Pourquoi celle-ci saute-t-elle et nage-t-elle bien ! 

3. Comment respire la grenouille i 

4. Comment la grenouille se sert-elle de sa langue ? 


5. Décrivez la ponte de la grenouille. 

6. Comment respire le têtard ? 

7. Comment apparaissent les pattes du têtard ? 

8. Expliquez la transformation de l'appareil respiratoire 
pendant l'apparition des pattes. 


95 


LÈS POISSONS 



LA CARPE 


C'est l’hôte habituel des étangs, où elle est d'ailleurs 
d'un élevage facile, 

1° Observons la carpe dans un aquarium : 

grâce à la forme effilée de son corps, elle glisse dans 
l'eau avec aisance. 

2° Comptons les nageoires; quatre d’entre elles 
sont disposées par paires et correspondent aux quatre 
membres des autres vertébrés : ce sont les deux 
nageoires pectoro/es et les deux nageoires abdomina/es. 
Trois autres nageoires au contraire restent isolées : 
ce sont les nageoires dorso/e, couda/e et anale (fîg« 1), 

Choque nageoire est une peau molle soutenue par 
des rayons osseux. 

Observons le mouvement des nageoires ; lorsque le 
poisson se déplace rapidement, il donne, de sa puissante 
queue, des coups brusques à droite et à gauche. Les 
autres nageoires lui servent à assurer son équilibre ou 
à effectuer de faibles déplacements ou encore à chan* 
ger de direction, 

3° La tête, dépourvue de cou, porte des yeux ronds 
sans paupières et des narines comprenant chacune 
deux trous. L'un des trous sert à l’entrée de l’eau, 
l'autre à la sortie, 

4" En arrière de la tete, des volets se soulèvent 
avec régularité : ce sont les opercules. Lorsqu'ils 
s'abaissent, la bouche s’ouvre et vice-versa, 

5° Des écailles, disposées en files régulières, pro- 
tègent tout le corps. Elles se recouvrent en partie 
comme les tuiles d'un toit, et cela d'avant en arrière, 
ce qui facilite Je glissement dans l'eau (fig. 2). 


96 


6° Prenons une carpe dans la main ; son corps 
g/uont glisse entre les doigts. Il est froid, sa température 




narine touche 

f 4u ' v. étant à peu près fa même que celle de l'eau dans 

laquelle vit l'animal, 

7° Écaillons le poisson : le couteau arrache les 
écailles lorsqu'il est manoeuvré d'arrière en avant t car 
il les attaque alors par leur bord libre. Dans l'autre 
sens, il glisse sans rien arracher. 

Contrairement aux écailles du lézard, celles de la 
carpe peuvent être enlevées une à une : ce sont de vraies 
écaillés. 

Étant indépendantes les unes des autres, elles gran* 
^ n, pectorales dissent en même temps que le corps; (a carpe n'a donc 
pas à muer comme le lézard . 

Observons à la loupe une grande écaille : des lignes 
ou stries montrent comment l'écaille a grandi, 

8° Soulevons un opercule : nous découvrons un 
orifice appelé ouïe (*) et des lamelles formées de fila- 
ments charnus et rouges, les branchies (fïg. 3), 

Écartons les bronchies : elles sont fixées à un léger 
arc osseux ou arc branchial. 


t 


n, abdominales 

\ 

}r\ anale 
- - ^ n . cauda le 

1. LA CARPE 



4 . DISPOSITION DES ÉCAILLES 



BAIGNÉES PAR U EAU 


Introduisons un c rayon dons la bouche du poisson ; il 
passe entre des arcs branchiaux et sort par l'ouïe, 
montrant ainsi le sens de ta circulation d'eau : la carpe 
aspire l'eau par la bouche et la rejette par les ouïes 
(ftg. 4). En baignant les branchies, l'eau abandonne 
au sang qu'elles contiennent en abondance de l'oxy- 
gène dissous : les branchies sont les organes de la respi- 
ration . 

9° Le fond du gosier est muni de quelques 
grosses dents aplaties avec lesquelles la carpe broie 
les végétaux et petits animaux dont elle se nourrit. 

10 11 En vidant une carpe femelle, nous trouvons 
souvent deux longues poches bourrées de mitliersd'ceufs. 

La carpe pond à la belle saison. Les petits poissons 
qui naissent s'appellent des alevins . 

A l'intérieur de ta chair nous découvrons une grosse 
« arête » : la colonne vertébrale. De cette dernière 
partent des os appelés arêtes. 

11° La carpe est élevée dans des étangs que 

l'on vide lorsque les poissons ont atteint une taille 
suffisante, au bout de 3 à 4 ans. Le poids d'une carpe 
est alors de 1 kilogramme environ, 

11) Cet orifice n"* aucun rapport avec le ieni de fouie. 


97 


H 



II. DES ANIMAUX QUI RESSEMBLENT A LA CARPE 

A) Quelques poissons d'eau douce 

1° Le brochet est un carnassier vorace qui se 
nourrit d'autres poissons. Sa redoutable denture est 
formée de nombreuses dents pointues soudées aux 
mâchoires, au plafond de la bouche et même à la 
langue. 

2 0 La perche a deux nageoires dorsales; la première 
est soutenue par des rayons épineux. Son dos est orné 
de bandes noires. Elle mange des poissons» des vers, 
des larves aquatiques. 

3° La truite vit dans les eaux froides et aérées où 
elle chasse poissons et insectes. Elle a des dents fortes 
et nombreuses sur les mâchoires, le palais et la langue. 

Comme chez le brochet et fa perche, les nombreuses dents 
pointues ne servent pas k mâcher mais à retenir la proie qui 
est avalée entière. 

4° L’anguille ressemble à un serpent. Elle va 
pondre dans la mer, 

B) Quelques poissons de mer 

1° Le thon est pêché dans la Méditerranée et 
l'Atlantique. 

2° Sur nos côtes, on pêche également la sardine 
et le maquereau. 

3° La sole, la limande, ta plie, poissons plats, 
reposent sur leur côté gauche devenu face inférieure. 
Les deux yeux sont sur le côté droit qui prend la cou- 
leur du sable sur lequel vivent ces poissons. 

4° La raie et le requin ont un squelette carti- 
lagineux alors que le squelette des poissons précé- 
dents est osseux. 

III. Le groupe des Poissons 

e Tous ces animaux ont une colonne vertébrale. 

Leur peau est presque toujours recouverte d 'écailles 
qui ne tombent pas. 

• Ils vivent dans l'eau; leurs membres sont des nageoi- 
res; ils respirent par des branchies et leur température 
est variable. 

a Ils se reproduisent par des oeufs. 

On les réunit dans le groupe des Poissons, 

IV. Utilité des poissons 

La chair des poissons constitue une part importante 
de l'alimentation humaine. Dans toutes les mers du 
monde on pêche, soit à la I igné, soi t au filet, harengs, 
sardines, morues, maquereaux, thons, etc. 

On élève les carpes et les truites. 


98 





V. Les Vertébrés f) 

Température variable 


poumons 

mamelles 


poumons 

oeufs 


pea u 

poumons 

oeufs 


branchies puis poumons 
oeufs 


o 

branchies 


oeufs 


Mammifères 


Oiseaux 


Reptiles 


Batraciens 


Paissons (*) 



VL Résumé 

1. La carpe vit dans l'eau. Elle se déplace à l'aide de nageoires* Son 
corps est couvert d 'écailles indépendantes les unes des autres. Dans ses 
branchies» le sang se charge de l'oxygène de l'eau. La température de la 
carpe dépend de celle de Peau dans laquelle elle vit* La carpe pond des 
œufs* 

2. Les Poissons» au corps recouvert d’écaitles, ne vivent que dans l'eau. 
Ils s'y déplacent à l'aide de nageoires et respirent par des branchies. Ce sont 
des Vertébrés dont la température est variable* Ils pondent des œufs* 

3. Les Vertébrés comprennent cinq groupes(*) ; Mammifères, Oiseaux, 
Reptiles, Batraciens, Poissons. 




VII. Exercices 

1. Quelles sont les différentes nageoires d’une carpe ï Com- 
ment se déplace-t-elle ? 

2. Que voit-on en observant ta tête d'une carpe ? 

1. Que savez-vous des écailles de la carpe ? 

4. Comment respire la carpe? 


tel pensions .représenter un oJjmenf précreux 
Leur ehc<r eU consommée Fraîche, sa fée, Fumée 
ou conservée en boîtes 


5. Citez des poissons d + eau douce, des poissons 
vous connaissez, 

6. Quels sont les caractères du 
1. Pourquoi les poissons nous 
0. Comment se divisent les 


Il )i Les Vertébrés forment un Embranchement. 

(2) Écailles formées par un simple épaississement de la surface de la peau. 

(3) Écailles osseuses indépendantes les unes des autres. 

(4) Ces croupes sons des Gosses. 


99 


COÏT 


LES INSECTES 



1. LE HANNETON 

Malheur à ( l arbre sur lequel s'abattent» durant 
les chaudes soirées de printemps f 1 ), Jes gros hannetons 
au vol bruyant* Son feuillage risque fort d'être en 
grande partie dévoré. 

1° Observons par le dessous (face ventrale) un 
hanneton mort (fig. 1). Nous distinguons une tête, une 
partie velue portant les pattes et représentant à peu 
près le tiers du corps : c'est le thorax; une dernière 
partie, noire avec des taches blanches, appelée abdomen. 

Observons-le maintenant par le dessus (face dor- 
sale) {fig. 2) : nous retrouvons, en avant, la tête presque 
carrée, puis un corse/et noir qui est la première partie 
du thorax; le reste du corps est à peu près entière- 
ment recouvert par des ailes dures, brunes, appelées 
êlytres , 

Pressons légèrement le corps ; il paraît dur : 
la peau épaisse forme une sorte de carapace* 

Apres la mort, N hanneton conserve d ‘ailleurs sa forme 
primitive. 

2° Observons la tête, de préférence à l’aide d'une 
loupe (*) (fig. 3) : sur les côtés nous voyons deux 
antennes coudées que terminent des lamehes et, en 
avant, deux fils courts qui encadrent la bouche et que 
l'on appelle des pa/pes. 

Les antennes servent au toucher et à l'odorat. Les palpes 
servent au hanneton à reconnaître ses aliments* 

Deux gros yeux noirs et brîlïants se remarquent 
à la base de la tête* 



Ils sont en réalité formés de milliers de petits yeux; ce 
sont des yeux composés. 

3° Comptons les pattes : elles sont au nombre 
de six, fixées au thorax* 

Arrachons une patte de derrière et dessïnons-la 
(fig* 4), Elle est formée de plusieurs parties articulées 
entre elles, ou articles : ce sont la cuisse , la jambe et ie 
pied ( 3 ), ce dernier formé lui-même de plusieurs petits 
articles dont le dernier porte deux griffes, 

(h Ces* b celle saison que nom avons mit des hannetons dans une 
boîle (avec un produit anti-miles), 

(2) Voir p. 114 pour l'uhNsatian de la loupe. 

(3) Ou, plus exactement, le tarse. 


100 



ueuuûpqo |voool{^ 



fêto 


fhorax 


bdo - 
- m©n 


1. LE HÀNN ETON 
(FACE VENTRALE) 



- -console f 

aile 
élyhre 

2 . LE HANNETON 
(FACE DORSALE) 



respiratoires 


4° Arrachons maintenant un élytre ( l ) : t'est une 
aile dure et cornée qui enveloppe complètement une 
autre aile fine, repliée en travers sur elle-même- 

Détachons cette dernière aile : sur de fortes nervures 
de couleur marron est tendue une membrane trans- 
parente. 

Ce sont les <jr/es membraneuses qui servent au vol. les é/yires 
n'étant que des étuis protecteurs, 

5° Observons l'abdomen : il est formé d anneaux 
emboîtés les uns dans les autres. Examinons fo face 
dorsale : les anneaux portent un petit trou de chaque 
coté. 

Ces orifices ( ! ) permettent l'entrée de Tair dans des tubes 
très fins appelés trochées ( 3 ) qui se ramifient dans tout le corps : 
fe hanneton respire par des trachées. 


6° Ouvrons le corps : nous ne trouvons rien qui 
rappelle des os ou une colonne vertébrale. Le hanne- 
ton est un animal invertébré. 

C'est sa peau résistante qui joue le rôle de la charpente 
osseuse des Vertébrés, 


7° Le hanneton vit quelques semaines seule- 
ment. Avant de mourir, fa femelle pond une cin- 
quantaine d 'œufs. De chaque oeuf naît un ver blanc. 

Observons un ver bfonc trouvé dans la terre (fîg, 5) : 
son corps mou porte trois paires de pattes fixées à un 
thorax sons ailes, il a un long abdomen annelé. Cet 
animal, très différent du hanneton* est une larve. 

Parfois sa peau* devenue trop petite* tombe; une 
peau nouvelle se forme : c'est la mue. 

Le ver blanc vit trois ans* se nourrissant de racines 
et faisant ainsi mourir les plantes. Puis il s'enferme 
dans une sorte de coque et devient une nymphe 
(fig. 6), Détonnantes transformations ou métamor- 
phoses en font un hanneton qui ne sortira de terre 
qu’au printemps suivant. 


8® Le hanneton est un insecte. Il est nuisible. 


5. LE VER BLANC 


(1) On dit aussi une élytre. 

(2) Les stimules. 

( 3 ) Rappeler la tr«ichée*artère de l'homme. 


101 





DORYPHORE 


2.LE PAPILLON 


DU CHOU 
-'hël-e 


3 L'A BEI LLE 


thorax 

abdomen 

OUVRI ÈRE 


IL DES ANIMAUX QUI RESSEM BLENT AU HANNETON 
ET QUI, COMME LUI, SONT NUISIBLES... 

1° Les doryphores (fig. 1) portent dix raies noires 
sur leurs élytres jaunes. De même que leurs larves, 
ils dévorent les feuilles des pommes de terre. 

Ce terrible ravageur est apparu en France en 1920 et a 
envahi tout notre territoire eu une vingtaine d'années, 

2 U Les chenilles sont /es larves des papillons (fig. 2). 
Elles dévorent feuilles et bourgeons. Certaines s'atta- 
quent au chou (piéride du chou), d'autres à la vigne, 
au chêne, au pin, etc. 

3° Les charançons, suivant les espèces, dévorent 
blé, châtaignes, noisettes, etc. 

4° Les mouches transportent les germes de toutes 
sortes de maladies. Elles n'ont que deux ailes, 

5° Les pucerons se nourrissent de la sève des 
plantes. Le phylloxéra a détruit les vignes françaises 
qu'il a fallu reconstituer à partir de plants américains, 
plus résistants. 

6 (> Contre ces innombrables ennemis , /'homme lutte 
à l'aide de poisons f 1 ) et surtout en protégeant les ani- 
maux insectivores ; lézards, crapauds, chauves-souris, 
oiseaux, etc. 


D’AUTRES SONT UTILES.,. 




5. LE BOMBYX 


1° Les abeilles (fig. 3) vivent en sociétés parfaite- 
ment organisées avec une reine, des faux-bourdons et 
des ouvrières. Ces dernières transforment le liquide 
sucré, qu'elles trouvent dans tes fleurs, en miel savou- 
reux. Elles produisent aussi de la cire , 

En butinant, les abeilles transportent le pollen de fleur en 
fleur. Elles favorisent ainsi la formation des fruits. 

2 Ü Le bombyx du mûrier (fig, S) est un papillon 
dont la chenille, ou ver à so/e, s'enferme, pour se 
transformer en nymphe, dans un cocon (fig. 4) fait d'un 
long fil de soie. On l'élève en vue de la confection des 
belles soieries. 

3° Le carabe doré, la gracieuse libellule (fig. 7), la 
coccinelle marquée de points noirs, détruisent des 
animaux nuisibles. Le lampyre ou ver luisant est 
friand d'escargots. 

(1) Par exemple bouillies à base d 'arsenic contre tes doryphores, 
poudres, liquides k base de D.D.T. 


102 



I 

l 

bouche 


III. Le groupe du hanneton 

De très nombreux animaux (les trois quarts des 
espèces animales) ont comme le hanneton (fig, 6) : 

» un corps protégé par une peau très dure et formé 
de trois parties : tête, thorax* abdomen; 

• une tete portant deux antennes, deux gros yeux et 
une bouche; 

• un thorax auquel sont fixées six pattes et presque 
toujours quatre ailes . 

Ifs pondent des oeufs d’où sortent des iorves qui 
subissent généralement des métamorphoses. 


Ces animaux forment le groupe (*) des Insectes, 

De plus le corps des Insectes est formé de parties articulées entre elles comme les armures des 
anciens Chevaliers; ces parties s'appellent des articles, les Insectes rentrent dans l'immense groupe (*) 
des Articulés. 


IV. Beaucoup d*insectes sont nuisibles 

Ils détruisent nos cultures et nos réserves* s’en prenant aux racines* aux feuilles* aux 
fruits* buvant la sève des plantes (pucerons) ou bien mangeant le bois (termites). Les 
teignes ou mites détruisent les étoffes. Punaises , poux* puces, moustiques se nourrissent de 
notre sang* transmettant parfois* ainsi que les mouches* de graves maladies* 

Quelques Insectes sont utiles : l’obeU/e nous donne le miel et la dre* le bombyx du mûrier nous fournit 
la soie. 


V. Résumé 

1* Le corps du hanneton comprend fa tête, le thorax et l'abdomen. La 
tête porte deux antennes et deux gros /eux. Au thorax sont fixées trois 
paires de pattes, une paire d'éfytres durs et une paire d’ailes membraneuses. 
Des œufs sortent des larves appelées vers blancs qui se transforment en 
hannetons par de profondes métamorphoses. 

2. Les Insectes ont un corps formé de trois parties i tête, thorax et 
abdomen. Ils ont six pattes et presque toujours quatre ailes* Leur corps, 
dépourvu de colonne vertébrale, est formé d'articles* Ils subissent des méta- 
morphoses. 


VI. Exercices 

1* Que peut-on voir sur la téie du hanneton ? 

2. Par quoi te hanneton peut-il s'accrocher aux feuilles l 

3. Comment sont faites les ailes du hanneton ? 

4. Que savez- vous des métamorphoses du hanneton ? 


5. Quels dégâts commettent les insectes ? 

6, Citez des Insectes utiles. 

7. Comment est fait le corps des Insectes? 

8, Pourquoi dit-on que les insectes sont des Articulés ? 

(1) Classe des Insectes. 

(2) Embranchement des Articulés. 

103 



LES CRUSTACÉS 



I. L’ÉCREVISSE 

Cet hôte de nos clairs ruisseaux s'observe facile- 
ment en aquarium. 

1° L'écrevisse vivante ( ] ) (fig. 1) : son corps est 
formé de deux parties. La 1 rç partie comprend la tête, 
prolongée en arrière par une sorte de corset qui cache 
le thorax. Tête et thorax sont donc réunis ( 2 ). 

La 2™ e partie, constituée par des anneaux successifs, 
est l'abdomen, communément appelé queue, 

2 fJ La tête porte deux paires d'antennes. Une 

paire est courte et chacune des antennes qui fa cons- 
tituent se divise en deux fouets très fins, l’autre 
paire est fort longue. 

L'écrevisse manoeuvre ses antennes comme l'aveugle utilise 
sa canne pour reconnaître les objets. Touchons une antenne : 
l'animal h retire; les antennes sont donc sensibles. 

Deux très gros yeux sont portés par un pédoncule. 
Touchons-les : ils se déplacent aussitôt. 

Sous la tête, des lamelles battent sans cesse, assurant le cou- 
rant d'eau nécessaire à la respiration. 

Observons fécrevisse lorsqu'elle saisit des débris 
de viande : elle les porte à la bouche , située à la 
partie inférieure de la tête, en s'aidant de pattes-mâ- 
choires. Les mâchoires elles-mêmes fonctionnent comme 
des ciseaux. 

L'écrevisse mange des plantes et des animaux, vivants ou 
morts. 

3° La base du thorax porte cinq paires de 
pattes avec lesquelles l'écrevisse se déplace lente- 
ment (fig, 2). Ces pattes sont découpées en parties 
qui s'articulent entre elles , la 1™ paire, très dévelop- 
pée, se termine par des pinces puissantes. Les 2 me 
et paires portent des pinces plus faibles . 

4 Ü Observons l'abdomen : la nageoire terminale 
(ou nageoire caudale) est un éventail formé de cinq 
larges palettes. 

(1) Mettre l'écrevisse dans un bocal, ce qui permet d'observer la 
face inférieure de ranimai. 

(2) A cet ensemble tète -thorax , on donne le nom de céphalothorax. 


104 


bdomon lêle-lhorax 



--pel'il'es 

anTennes 


anneaux 


î, L'ECREVISSE 
FACE a DORSALE 


une ar HculaNon 


>pa l+es 
s erva nt a 
marcher 


2.. L'ECREVISSE 
FACE 

^ VE MT RA LE 


nageoire eau 
aryennes , 


3. LES BRANCHIES , 

£ CARAPACE ENLEVEE ) 


Celle du milieu appartient au dernier anneau abdominal, 
les quatre autres, à ravant-dernier. 

Effrayons une écrevisse de l'aquarium : elle s'enfuit en don- 
nant un violent coup de queue qui la projette brusquement en 
arrière. L'abdomen contient des muscles puissants qui sont 
d'ailleurs comestibles. 

Sous l'abdomen, ranimai a deux petites « pattes » 
par anneau. Elles sont fourchues et repliées contre 
le corps. On les appelle pattes abdomma/es; elles ser- 
vent à nager. 

5° Saisissons une écrevisse : une carapace cal- 
caire, dure et indéformable, protège le corps, 

La peau n'est mince et molle qu'aux articulations. 

Emprisonnée dans une pareille armure, l'écrevisse 
ne peut grossir qu'en abandonnant de temps à autre 
sa carapace trop petite, c'est-à-dire en subissant des 
mues. 

6° Soulevons la carapace d'une écrevisse morte: 

des branchies se trouvent sur les côtés du corps {fig. 3). 

Elles sont constamment baignées par un courant d'eau qui 
cède de l'oxygène au sang 

7° Les écrevisses femelles portent, fixés à leurs 
pattes abdominales, des œufs qui, au printemps, 
donneront naissance à de petites écrevisses. 

IL Les animaux qui, comme 
l’écrevisse, 

• possèdent un corps articulé à peau très dure, deux 
paires d'antennes, des branchies; 

• pondent des œufs et subissent des mues, forment 
le groupe des Crustacés, 

Nous consommons la chair de l'écrevisse, de 1a langouste, du 
homard, de la crevette, du crabe. 


III, Résumé 

L'écrevisse est le type des Crustacés, 
c'est-à-dire des animaux articulés qui ont 
une peau formant croûte, très dure, et deux 
paires d'antennes; ils respirent générale- 
ment par des branchies, pondent des œufs 
et subissent des mues. 


IV. Exercices 

1. Comment esc divisé le corps de l'écrevisse ? 

2. Comment se déplace l'écrevisse ? 

J. Comment respire l'écrevisse ? 

4. Quels sont les caractères des Crustacés f Citez quelques 
crustacés. 


105 


TETE-THORAX ^ I ABDOMEN 


LES ARAIGNÉES 



palpes „ 


paires 

de palmes 

articulées 

* 


L ÉPEIRE (FACE DORSALE > 



crochets 

venimeux 


bouche 


tFice 
des 

poumons 
x Fi I îères 

2. L f ÉPEIRE (FACE VENTRALE) 


a dre 


soie 


3 ■ LA TOI LE 


I. L’ARAIGNÉE DES JARDINS 


Hôte des jardins et des haies, elle porte le nom 
d'épe/re, Sur son dos trapu on distingue une croix 
blanchâtre entourée de points blancs. 

1° Observons une araignée morte (*) : 

a) Face dorsale (fig. 1 ) : deux parties se distinguent 
nettement : Pensemble tête-thorax* petit, assez résis- 
tant: Tobdomen, noir et volumineux. 

Quatre paires de /ongues pattes velues et ort/tu/ées 
encadrent l'ensemble tête-thorax qui, tout en avant, 
porte deux pa/pes. La loupe permet de distinguer à 
l'extrémité de la tête des points brillants qui sont des 
yeux. 

L'abdomen n'est pas formé d'anneaux. 

b) Face ventrale (fig. 2) : en avant, nous voyons 
deux crochets venimeux avec lesquels l’araignée tue 
ses proies, puis des mâchoires auxquelles se rattachent 
les palpes , Ensuite viennent, autour d’un plastron 
ovale, les bases des huit pattes. 

Observons /"abdomen ; deux fentes représentent les 
orifices des poumons ( 2 )î près de h extrémité du corps, 
des petits organes appelés filières fournissent le fil 
de soie dont l’araignée tisse sa toile, 

2° Observons une toîle d*épeîre (fig. 3) : sur des 
rayons tendus entre un point central et un cadre, 
un long fil en spirale, fin et gluant , constitue le 
piège dans lequel se prennent les insectes, 

3° Observons Tarai gnée à T affût. Elle reste 
parfaitement immobile, jetons une mouche dans la toile : 
l'araignée accourt, tue la proie avec ses crochets 
venimeux et en suce la chair ou bien la met en réserve. 

A° Observons un cocon d'araignée ( 3 ). C'est 
un sac de soie qui contient des centaines d'œufs. Il 
en sortira au printemps des petites araignées qui 
grandiront en subissant des mues. 

(1) H est bon d'utiliser une loupe. 

(2) L'épeire respire également à Laide de trachées, mm me les 
insectes. 

(3) L’épeire femelle le tisse en automne. 


106 


II. Les araignées 


Des milliers d'espèces animales, comme f'épeire : 

• ont un corps divisé en deux parties : l’ensemble 
tête-thorax et /'abdomen; 

• n’ont pas d'ailes, pas d’antennes mais disposent 
de deux crochets venimeux et de huit longues patte s 
articulées ; 

• subissent des mues. 

Ces animaux sont dépourvus de colonne vertébrale. 
Ils forment le groupe des Araignées ( l ). 

III. Beaucoup d'araignées sont utiles 

Toutes sont carnivores et se nourrissent souvent d’animaux nuisibles (insectes en 
particulier)^ Cest ainsi que l’épeire détruit mouches et moustiques. Il en est de même 
de V araignée domestique qui tisse sa toile dans les maisons, à l'angle des murs (fîg. 4). 

Certaines araignées sont très grosses et s'attaquent aux petits oiseaux et aux petits Rongeurs. Leurs 
piqûres peuvent être dangereuses pour l'homme. 


IV. Résumé 

L’araignée des jardins possède deux crochets venimeux, huit pattes 
formées d’articles, un abdomen sans anneaux. Elle a des poumons et des 
filières. De ses oeufs naissent des petites araignées qui, en grandissant, 
subissent des mues. L’araignée se nourrit d'insectes qui se prennent dans sa 
toile. 


V. Exercices 

1. Décrivez la face dorsale de t'épeire. 2. Décrivez la face ventrale de Tépeire. 

3. Comment l'araignée se nourrit-elle ? 4. Quels sont les caractères du groupe des Araignées l 

VI. Classification 



A . L'ARAIGNEE 
DOMESTIQUE 


fnsectes 


Crustacés 


Araignées 


2 antennes 4 antennes pas d'antennes 

6 pattes B pattes 



(1) Ou, plus exactement, classe des Arachnide* (d’un mot grec signifiant araignée). 


107 


LES MOLLUSQUES 




I. L’ESCARGOT 


îl pleut. Avec lenteur, l'escargot part à la recherche 
des plantes tendres et savoureuses dont il se nourrit. 

1° Observons d’abord une coquille vide : du 

sommet part une spirofe qui se termine par une large 
ouverture. Des lignes, ou stries, parallèles au bord, 
montrent comment, avec régularité, la coquille s’est 
agrandie en même temps que l'animal. L’escargot, 
toujours à Taise dans son logis, ne change jamais de 
coquille : j/ ne subit pas de mues, 

2° Cassons une coquille : nous découvrons un 
pilier central ou axe autour duquel s'est fait l'enrou- 
lement en hélice de la coquille. 

Jetons tm fragment de coquii/e don s l'eau acidulée : le bouil- 
lonnement qui se produit prouve que la coquille est ctj/caire. 

3° Observons un escargot vivant (fig. 1) ; la 
tête porte quatre tentacules : deux grands, terminés 
par un œil, et deux plus petits. 

Touchons- tes, ils s'enfoncent dans la chair comme un doigt 
de gant que Ton retourne* Les tentacules, très sensibles, sont 
creux et rétractiles, 

La bouche, cachée par des lèvres charnues, possède une 
/angue munie de dents nombreuses et minuscules Elle déchire 
les feuilles comme une râpe. 



4 Ü Observons l'escargot qui rampe sur une 
plaque de verre {fig. 2), A travers cette dernière, 
nous pouvons suivre les contractions des puissants 
musc /es du pied large et gluant sur lequel glisse 
l'animal. 

Essayons de décoller r escargot de la plaque : le pied, véri- 
table ventouse, adhère parfaitement au support. 

Au bord de la coquille, du côté droit* un large 
orifice marque l’entrée du poumon. Ce dernier est 
une poche formée par une peau appelée manteau. 
Le sang vient s'y enrichir de l'oxygène de Tair. 

5° Enlevons la coquille d'un escargot qui a été 
asphyxié dans l'eau bouillie f 1 ) (fig. 3); îe corps 
apparaît formé de 3 parties : fa tête, le pied et le 
torti/Zon qui épouse la forme de la coquille. Nous 
remarquons la paroi du poumon que parcourent de 
nombreux vaisseaux sanguins. 


(1) Le laisser 1 ou 7 Jours dam un récipient pJern d'uu bouillie et 
bien fermé. 


108 





2 grands fenFacules^ 
2 peîïfs henhac 
orifice de ponte - - , 


fête 


d' 


sf 


nés 


ouverhure 

de la coquille 

fî. U ESCARGOT ET 
I SA COQUILLE 


sommet 
de la 
coquille 

fort fi ce 
\ du poumon 


bord du 
manTeau 


got 


man beau 


— bouche 

contrat Non 
* des 
musdes 


Lpied 


a LESCAR- 
SË DÉ* 
PLACE EN 
RûMPANT 



ouverture " ' 


5- ESCARGOT SANS COQUILLE 

somme! - 


,oxe 


A. COQUILLE COUPEE EN LONG 


Pressons /e corps entre /es do/gts : nous ne sentons 
aucun os. Dépourvu de colonne vertébrale, l’escargot 
est un animal invertébré. 

^6° En juillet, l'escargot pond dans un trou 

qu'il a creusé. 

Les oeufs sortent par un orifice situé sur le côté droit de 
Ja tête. 

Les petits escargots qui naissent ne subissent aucune 
métamorphose. 

En hiver, l'escargot après avoir fermé l'orifice de 
sa coquille, s'endort jusqu'au printemps : il hiberne ♦ 

II, Le groupe de l’escargot 

De nombreux animaux ont, comme l'escargot : 

• un corps mou* souvent protégé par une coquille 
calcaire; 

m un pied musculeux * 

et se reproduisent par des œufs. 

A cause de leur corps mou* on les appelle des 

Mollusques ( ] )* 

III. Nous consommons la chair 
de certains Mollusques 

Mou/es, huîtres, coques, palourdes, coquilles Saint- 
Jacques, bigorneaux font l'objet d'un important corn- 
merce, de même que les gros escorgofs de Bourgogne* 
Les /frnoees sont nuisibles. 


IV. Résumé 

L’escargot a un corps mou, dépourvu d'os 
mais protégé par une coquille calcaire. 
Herbivore, il possède une langue râpeuse, 
rampe sur un pied musculeux et respire 
par un poumon. Il pond des œufs* 

If fait partie du groupe des Mollusques* 


V. Exercices 

1. Décrivez la coquille de l'escargot. 

2. Comment l'escargot se déplace-t-il l 

3. Comment l'escargot respire-t-il ? 

4. Pourquoi dît-on que l'escargot est un Mollusque ? 

5. Citez d'autres animaux appartenant au groupe des Mol 
lusques, 

(1 ) Embranchement des Mollusques. 


109 


I. LA DILATATION DE L’EAU 



1. PREPARATION 
DE L'EXPERIENCE 


chaude 


u colorée 
6 lo température 
ordinoir t 



2. LES VARIATIONS 
DE VOLUME DE L'EAU 


1° Remplissons un ballon à paroi mince avec 
de l'eau colorée, puis fermons le goulot à l'aide 
d’un bouchon que traverse un tube de verre. Un 
peu d’eau colorée chassée par le bouchon monte 
dans le tube où eîle atteint le nîveau A (fig. 1). 

2" Plaçons le ballon dans une cuvette conte- 
nant de l'eau chaude : le niveau de l'eau colorée 
dans le tube baisse de A en B (fig. 2-/). 

3° Au bout de quelques instants le niveau de 
l'eau colorée s'élève et atteint îe niveau C plus élevé 
que le niveau A (fig, 2-2). 

4° Expliquons : cr) Le ballon en verre, lorsque nous 
l’avons placé dans l’eau chaude, s’est dilaté ; comme 
il est devenu plus grand, le niveau de l'eau colorée 
a baissé dans le tube jusqu'en B; 

b) Puis l’eau colorée contenue dans le ballon, à son 
tour, a augmenté de volume : elle s’est dilatée et le 
niveau de l’eau colorée s’est élevé jusqu’en C; 

c) l’augmentation du volume de î'eau colorée est 
plus grande que l’augmentation du volume du ballon 
qui la contient. 

5" Retirons le ballon de la cuvette et laissons-Je 
refroidir : le nîveau de l’eau colorée baisse et se 
fixe finalement devant le point A (fig. 2-3). 

6 (> Expliquons : en se refroidissant l’eau colorée a 
diminué de volume; elle s'est contractée. 

7° De façon générale, les liquides, en s’échauf- 
fant, se dilatent : ils se dilatent, à volume égal, et 
pour une même élévation de température, beaucoup 
plus que les solides. 

En se refroidissant, ils se contractent. 


18 



an j 


3. LES 
COURANTS 
DANS L'EAU CHAUFFEE 



4. A VOLUME EGAL. L'EAU CHAUDE 
EST PLUS LEGERE QUE L'EAU FROIDE 


II. Conséquences et applications 
de la dilatation de l'eau 

1* Jetons un peu de sciure de bois dans l'eau 
contenue dans un ballon, puis faisons chauffer 
celui-ci. Observons les particules de sciure : elles se 
mettent en mouvement et se déplacent dans le sens 
indiqué par les flèches (fig. 3). 

2 Ü Expliquons ; versons dans un récipient 1 kg 
d'eau froide. Versons dans un récipient identique 
1 kg d'eau chaude. Plaçons ces deux récipients sur 
les deux plateaux d’une balance (fig. 4). Ils se font 
équilibre* I) est visible qu'un vo/ume d’eau chaude égal 
au volume d'eau froide est pi us iéger que celui-ci. 

Aussi, les parties de l'eau les plus voisines de la 
flamme (fig. 3), plus chaudes que le reste de l’eau, 
s'élèvent tandis que l'eau froide descend. Ainsi 
naissent les courants mis en évidence par la sciure de 
bois* 

3° Le croquis ci-contre représente une installa- 
tion de chauffage central (fig* 5). 

L'eau contenue dans la chaudière est chauffée par 
le foyer. 

Elle s'élève* traverse les radiateurs où elle se refroi- 
dit : la chaleur qu'elle perd échauffe les pièces où se 
trouvent les radiateurs. 


expansion 


radiateur 



5. LE CHAUFFAGE CENTRAL 


L'eau, après avoir traversé les radiateurs, fait retour 
à la chaudière où elle s'échauffe de nouveau. 

Quelle est l'utilité du vase d’expansion ? Il reçoit 
l’excès d'eau dû à la dilatation de celle-ci. 


III. Résumé 

f. Sous l'action de la chaleur, les 
liquides, comme les solides, se dilatent. 
En se refroidissant, ils se contractent* 

2* À volume égal et pour une même 
élévation de température, les liquides se 
dilatent beaucoup plus que les solides. 


IV. Exercices 

1. Quelle expérience vous a montré que l'eau se dilate quand on la chauffe ? 

2. Pourquoi, au début de l'expérience, le niveau de l'eau a-t-il baissé dans le tube ? 

3. Si le ballon s'était dilaté autant que l'eau qu'it contient, les niveaux A et C seraient-ils différents l 

4. Pourquoi des courants prennent-ils naissance dans l'eau que l'on chauffe ? 


19 



I. LE THERMOMÈTRE A LIQUIDE 



1. UN THERMOMETRE 

n n 


0 * -.- 0 " - 1 - 0 * 

tu 

2. LE THERMOMETRE INDÎQUE 
— 5*C 0"C + 5"C 


1" Tout le monde connaît le thermomètre 

(fig. 1) : cet appareil permet de savoir s'il fait très 
froid, froid, chaud, très chaud ou, comme on dit, si 
la température est très basse, basse, élevée, très 
élevée. 

(I permet aussi, par conséquent, de savoir s'il 
fait plus chaud ou moins chaud ou, comme on dit 
encore, si la tempérott/re s est élevée ou s'est abaissée. 

Il permet encore de savoir si un corps est plus chaud, 
ou aussi chaud, ou moins chaud, qu'un autre ou, 
comme on dit, si la température est supérieure, éga/e 
ou inférieure à celle de cet autre corps. 

Le thermomètre est donc un opporei/ qui permet de 
comparer les températures . 

2" Observons un thermomètre (ou, à la rigueur, 
le dessin ci-contre d'un thermomètre); dessinons-en 
les diverses parties et écrivons le nom de chacune 
d'elles. 

— Le réservoir en verre est prolongé par un tube, 
en verre également; 

— Un liquide (alcool, pétrole ou mercure) remplit 
le réservoir et une partie du tube; 

— Une graduation est gravée sur le tube (ou sur la 
planchette portant le thermomètre). Toutes les divi- 
sions sont égales. En regard de l'un des traits on 
lit G 1J C (zéro degré centésimal). La plus grande partie 
des traits de la graduation sont «au-dessus de zéro»; 
les autres traits sont « au-dessous de zéro». 


Apprenons à lire le thermomètre {fjg. 2). 


Si le niveau du Liquide dans te 
tube esc situé à la hauteur du 
trait : 

15; 1 0 ; 5 au-dessous du zéro 
0 

5; 10; 15 au-dessus du zéro 


on dit que la 
température 
est ; 

— 15° C; — 10" C; — 5» C 
0"C 

C: 10< 5 C; 15< J C 


Quelle température indique le thermomètre de la figure 1? 


20 


100" c 



3* GRADUATION DU THERMOMETRE 


4° A quoi correspondent tes traits 0' C et 100' C 

(fig. 3) ? Plaçons un thermomètre dans ta glace fondante : 
le niveau du liquide dans le tube se fixe devant le 
trait 0” C. 

Si Ton place dans la vapeur d'eau bouillante un thermomètre 
à mercure portant la graduation 0" C a 100° C. le niveau du 
mercure se fixe devant le trait 100*’ C» 

5° Comment fonctionne le thermomètre? 

Chauffons le réservoir d’un thermomètre (en plaçant 
ce réservoir dans la main, par exemple). Le niveau du 
liquide s’élève dans le tube. Pourquoi ? Le liquide et 
le réservoir se sont échauffés et dilatés, mais le liquide 
s f est dilaté plus que le réservoir ; aussi le niveau s’est-ii 
élevé dans le tube. 




4, LES TEMPERATURES 

NE S'ADDITIONNENT PAS 


Cessons de chauffer le réservoir : le niveau du 
liquide baisse parce que ce liquide s’est contracté 
plus que le verre du réservoir, 

6° Remarque importante : voici de l'eau à 15 " C, 
Voici de l’eau à 25° C (fïg. 4). Mélangeons les deux 
liquides, La température du mélange est comprise 
entre 15°C et 25” C : ainsi, quand on mélange deux 
liquide s t (a température fîna/e n’est pas /a somme des 
températures des deux liquides. 


II. Résumé 

1 . Le thermomètre permet de compa- 
rer la température des corps. Il comprend 
un réservoir en verre que prolonge un tube. 
Un liquide remplît le réservoir et une 
partie du tube, 

2. Le tube est gradué en degrés centé- 
simaux. Toutes les divisions de la gradua- 
tion sont égales. Un thermomètre placé 
dans la glace fondante indique 0° C; placé 
dans la vapeur d’eau bouillante, il indique 
100” C. 


III. Exercices 

1, Quelles sont les différentes parties d'un thermomètre ? 

2, Que contiennent le réservoir et une partie du tube ? 

3. Quelle température indique actuellement le thermomètre de la classe ? 

4. Quelle est la température de la glace fondante ? de la vapeur d'eau bouillante ? 


21 



L'EAU 



LES EAUX NATURELLES 
ET L’EAU POTABLE 


L'eau est très abondante dans la nature. Elle cons- 
titue les océans, les mers, les lacs, les nuages, la pluie, 
la grêle* la neige, les rivières, les glaciers.*. 


UNE EAU NATURELLE CONTIENT 



2. FILTRATION DE L'EAU 



corps soîrdes 


3, L'EAU Fl 
CORPS SOLIDES 


CONTIENT DES 
DISSOLUTION 



eau filtrée 


4 L'EAU 
DES GAZ 


bulles gazeuses 

FILTREE CONTIENT 
EN DISSOLUTION 


I. Les eaux naturelles 

Recueillons de l’eau trouble qui coule sur le 
sol, un jour de pluie ; versons-en dans un verre. Atten- 
dons un moment* Un dépôt se forme au fond du verre* 
Il est composé de grains d'abord assez gros, puis de 
plus en plus petits. Une boue très fine les recouvre. 
Au-dessus, l'eau est transparente* limpide (fig. 1). 
On a ainsi séparé l’eau des matières qu’elle contenait, 
qui flottaient en son sein, qui y étaient en suspension. 

Veau no£ure//e est donc un mélange d'eau limpide 
et de matières solides en suspension* 

2° En filtrant l'eau naturelle avec une sorte de 
papier buvard, on sépare rapidement l’eau limpide 
des matières solides qu'elle contenait en suspension 

(H- *)• 

3° Faisons chauffer sur une lame de verre 
une goutte d'eau ainsi filtrée (fig * 3): l'eau s'évapore 
et il reste sur la lame de verre une tache de matières 
solides: l'eau naturelle contient des matières 
solides dissoutes. 

Certaines eaux contiennent du calcaire dissous: ou encore 
du plâtre. L’eau de mer contient du sel. Nous comprenons 
pourquoi les bouilloires ont leur paroi recouverte d’une croûte 
solide* 

4 n Faisons chauffer de l'eau filtrée (fig* 4) : 
bientôt des bulles se forment* prouvant que l’eau 
naturelle contient des gaz dissous. 

Ainsi une eau naturelle filtrée est un mélange d'eau, de 
matières solides dissoutes et de gaz dissous. 

S ù Observons de l'eau puisée. dans une mare : 

sa couleur est brunâtre* son odeur désagréable; 
c’est qu'elle contient des matières qui pourrissent* 
qui se décomposent (feuilles et débris d'animaux). 
Avec un appareil, le microscope, qui permet d'ob- 
server les corps minuscules, on peut voir dans une 
goutte de cette eau des êtres vivants infiniment petits 
appelés microbes. 

1/eau noture//e peut donc contenir des êtres vivants 
invisibles à l'œil nu, les microbes . 


22 


II. L’eau potable 


eou o filtrer 




6. L’EAU DE 


JAVEL DETRUIT LES MICROBES 


Une eau est potab/e quand on peut la boire sans danger. 

1° Les propriétés de Peau potable : remplissons 
un verre d'eau puisée au robinet de la cour. 

• Constatons que cette eau est inco/ore, inodore, 
fraîche, sans saveur. 

• faisons chauffer une goutte de cette eau sur une 
lame de verre : l’eau s’évapore; un léger dépôt se 
forme, prouvant que Peau contenait des matières 
solides dissoutes. 

i/eou potab/e n'est donc pas une eau absolument pure 
mais elle est agréab/e à boire et ne contient aucun 
microbe dangereux . 

2° Comment obtient-on de Peau potable ? 

L'eau naturelle peut être rendue potable : 

• en filtrant une eau naturelle, on la débarrasse des 
matières terreuses et on élimine la plus grande partie 
des microbes (fîg. 5); 

• en ajoutant 1 goutte d'eau de javel par litre à une 
eau filtrée, on détruit les microbes dangereux qu’elle 
contient encore (fig. 6) ; 

• en faisant bouillir pendant un quart d’heure une 
eau naturelle, on en détruit les microbes. Après 
P ébullition, il est nécessaire de battre Peau avec une 
fourchette ou un batteur» afin de lui restituer Pair 
qu'elle a perdu. 


III. Résumé 

Les eaux naturelles contiennent souvent 
des matières terreuses en suspension» des 
matières solides et des gaz dissous. Elles 
contiennent parfois aussi des microbes. 

Une eau potable n’est pas une eau pure 
mais c’est une eau que Pon peut boire sans 
danger. 


IV. Exercices 

1. Quelles particules solides une eau naturelle peut-elîe contenir en suspension ? 

2, Quels corps solides une eau naturelle peut-elîe contenir en dissolution ? 

J, Quelles sont les qualités d'une eau potable ? 

4. Que fa ut- il surtout éliminer d'une eau naturelle pour qu'elle soit potable ? 

5. Comment obtient-on de l'eau potable f 


23 


CHANGEMENTS D’ÉTAT DE L’EAU 



1 . LA GLACE FOND A 0°C 




gloce fondante 


2. LORSQUE TOUTE LA GLACE EST 
FONDUE. LA TEMPERATURE S'ELEVE 


3 PAR GRAND 

FROID. APRES CONGELATION 

DE L’EAU. LA TEMPERATURE 
B 4 SSE AU-DESSOUS DE ZERO 


I. LA FUSION DE LA GLACE 
ET LA SOLIDIFICATION 
DE L’EAU 


1" Nous avons tous vu de l'eau à /‘état solide (glace, 
neige, grêle) se transformer en eau à l'état liquide ; 
cette transformation s'appelle fusion. 

Nous avons tous vu la transformation d’eau en glace 

(ou solidification). 

2 (t Observons la fusion de la glace ; plongeons 
un thermomètre dans un récipient contenant de la 
glace pilée. Observons ce qui se passe (fig. 1) : 

* Le niveau du liquide thermométrîque baisse rapi- 
dement et s'arrête devant la graduation 0 U C ( l ), 

* Le niveau du liquide thermométrique demeure fixe 
devant la graduation O 1 C tant que le récipient contient 
de la glace. 

m Lorsque toute la glace est fondue, la température 
de l’eau de fusion s'élève peu à peu (fig. 2), 

3° Observons la solidification ou congélation 
de l'eau : un jour de grand froid, remplissons un réci- 
pient de glace pi fée et d'eau . Plongeons dans ce mélange 
un tube résistant contenant un thermomètre. 

Le niveau du liquide thermq métrique. après avoir baissé 
rapidement, s'arrête devant la graduation 0 n C. 

Plaçons ce récipient sur la fenêtre. L'eau, bientôt, 
se transforme en glace : cette transformation directe de 
l’eau, corps liquide, en glace, corps solide, s’appelle 
eongé/ation ou so/idipcotiûn de /'eau, 

* Le niveau du liquide thermométrique ne varie pas 
et demeure fixé devant la graduation O C tant qu'un 
peu d'eau subsiste dons le récipient , 


(1) On lit 0 degré centésimal (voir page 21). 


24 



4„ L'EAU EN GELANT FAIT ECLATER 
LA BOUTEILLE 



5, DEUX VOLUMES EGAUX D'EAU 
ET DE GLACE N'ONT PAS 

LE MEME POIDS 



• Lorsque îoute Teou est transformée en glace , la tem- 
pérature indiquée par le thermomètre commence à 
baisser au-dessous de 0 (i C {fi g. 3), 

4° L'eau» en gelant, augmente de volume : un 

jour de gel, plaçons sur la fenêtre une bouteille rem- 
plie d'eau et bien bouchée. 

L'eau se transforme en glace; la bouteille se brise 
car l'eau en gelant a augmenté de volume (fîg, 4). 

Maintenant nous comprenons pourquoi les premières gelées 
font mourir les feuilles et les fleurs, pourquoi, les jours de grand 
froid, le soi humide se soulève et certaines conduites d'eau 
mai protégées éclatent. 

5° La glace flotte sur l'eau (fîg, 6) : la raison en 
est qu'à volume égal Ja glace est plus légère que l’eau. 

En effet, versons dans deux récipients identiques 
1 dm 3 d'eau (c'est-à-dire 1 kg d'eau). Plaçons un des 
récipients dans une armoire frigorifique (ou sur le 
rebord de ta fenêtre un jour de gel). L'eau de ce réci- 
pient se transforme en 1 kg de glace. Comme i'eau 
augmente de volume en se solidifiant, ce kilogramme 
de glace occupe un volume supérieur à 1 dm 3 . 

Il en résulte que 1 dm a de glace pèse moins de 1 kg. 

Concluons : à volume égal, la glace est plus légère 
que l'eau. 

6° Les icebergs sont des blocs de glace qui flottent 
sur les océans polaires : la partie de l'iceberg qui 
émerge est le 1/10 du volume total de cet iceberg. 


6. LA GLACE FLOTTE SUR L'EAU 


II. Résumé 

La transformation de la glace en eau 
s'appelle fusion de la glace* 

La transformation de Peau en glace 
s'appelle solidification de Peau, 

La glace fond à 0 C. L'eau se transforme en glace à cette meme tem- 
pérature appelée température de fusion de la glace. 

L*eau, en se congelant» augmente de volume; aussi, à volume égal» la 
glace est plus légère que Peau; elle flotte donc sur celle-ci. 

Les icebergs sont des blocs de glace flottant sur les océans polaires. 


III. Exercices 

1. A l'aide d'exemples, expliquez ce que signifient les mots fusion de la glace et solidification de l'eau, 

2 . Quels phénomènes peut-on observer au cours de la fusion de la glace ? de la congélation de l'eau ? 

3. Pourquoi faut-il protéger les pompes et les conduites d'eau en hiver ? 


25 


CHANGEMENTS D’ÉTAT DE L’EAU 



vapeur d'eau 






3. LE COURANT D'AIR ACCELERE 


L'EVAPORATION 


4 4 


air froid 



4. L’ELEVATION DE LA TEMPERA- 
TURE ACCELERE L'EVAPORATION 


LA VAPORISATION DE L’EAU 


I. Evaporation et ébullition de l’eau 


1° Vous avez constaté que le carrelage humide, 
que le linge mouillé sèchent et que l’eau contenue 
dans une soucoupe placée sur un radiateur (fig. 1) 
diminue de volume : l’eau liquide s’est transformée 
en un gaz appelé vapeur d'eau; on dit que l’eau s’est 
vaporisée . 

* 

2” Une forme de vaporisation : l’évaporation. 

Même par temps froid, le linge humide sèche : la vapo- 
risation, quoique lente, a lieu et l’eau dont est imprégné 
le linge se transforme en vapeur d'eau. 

On donne le nom d'évaporation à la vaporisation d'un 
liquide par sa surface libre (fig. 1). 

3° Une autre forme de vaporisation : l’ébul- 
lition. Dans un ballon, de l’eau bout; son niveau 
baisse rapidement (fig. 2). L’eau se transforme en 
vapeur d’eau mais la vaporisation se produit non seu- 
lement par la surface libre de l’eau mais aussi à l’inté- 
rieur même de ce liquide. 

On donne le nom d'ébullition de l'eau à la vaporisation 
au sein même de cette eau. 

4" Expériences relatives à l’évaporation. 

• Plaçons, dans un courant d’air, une soucoupe conte- 
nant de l’eau. L’évaporation est bien plus rapide. 
Ainsi le renouvellement de l'air au-dessus d'un liquide 
favorise son évaporation (fig. 3). C’est pourquoi le linge 
humide sèche plus vite par grand vent que par temps 
calme. 

• Plaçons, sur un radiateur ou sur le dessus du poêle, 
une soucoupe contenant de l’eau. L’évaporation est 
encore bien plus rapide. Ainsi l'élévation de température 
d'un liquide accélère son évaporation (fig. 4). 


26 



assiette froide 


II. La liquéfaction 
de la vapeur d’eau 



DE LA VAPEUR D'EAU 



6. CHANGEMENTS D'ETAT DE L'EAU 


1 Faisons bouillir de l'eau (de l'eau limoneuse, 
par exemple) (fig. 5) : la partie supérieure du ballon 
est remplie de vapeur d'eau incolore: un brouillard 
sort du col du ballon : c'est la vapeur d'eau qui s'élève 
et, au contact de l'air extérieur plus froid, se trans- 
forme en minuscules gouttelettes d'eau dont l'ensemble 
constitue ce brouillard. 

Plaçons une assiette froide au-dessus du coi du ballon. 

Des gouttes d'eau limpide se déposent sur l'assiette, 
glissent à sa surface et tombent dans le verre. L'assiette 
s'échauffe à mesure que les gouttelettes se déposent 
à sa surface. 

Expliquons et concluons : une partie de l'eau 
s'est vaporisée; la vapeur d'eau, en se refroidissant, 
s'est transformée en eau, On dit que la vapeur s'est 
//quéffëe ou condensée et l'on appelle liquéfaction ou 
condensation ce passage de l’état gazeux à l'état 
liquide (fig. 6). 

Lo J/quéfoct/on est donc le phénomène inverse de la 
vaporisation . 

3" Par ébullition d'une eau quelconque et liqué- 
faction de /a vapeur d'eau obtenue, on obtient de 
l'eau appelée eau distillée. 


III. Résumé 

1. La vaporisation de l'eau est le passage de l'eau liquide à l'état de 
vapeur d'eau, La vaporisation par la surface libre du liquide se nomme éva- 
poration. La vaporisation au sein du liquide est appelée ébullition. 

Le renouvellement de l'air au-dessus de Peau, ['élévation de la tempé- 
rature accélèrent l'évaporation, 

2, Lorsque la vapeur d'eau se transforme en eau liquide on dit que cette 
vapeur se condense ou se liquéfie. 


IV. Exercices 

1. Qu’appeUe-t-on vaporisation ? évaporation ? ébullition ? 

2. Pourquoi la ménagère étend-elle le linge humide dans un endroit aéré ! 

3. Pourquoi ce linge sèche-t-il plus vite en été qu'en hiver ? 

4. Qu'appelle-t-on condensation ou liquéfaction de la vapeur d'eau ? 


27 


PROPRIETES DISSOLVANTES 



I. DISSOLUTION DU SUCRE 



Z. LE CONTENU DU 5' PAQUET 
|| NE SE DISSOUT PAS 
! ENTIEREMENT 


DE L’EAU 


I. La dissolution du sucre 


I* 1 Le sucre se dissout dans Peau : à l’aide d'un 
pèse-lettres ou d'une balance, préparons onze paquets 
de 5 g de sucre. Dans un ballon* versons 10 cm 1 d’eau 
(c’est-à-dire 10 g) * 

Versons le contenu d'un paquet, puis de deux, trois, 
quatre paquets de sucre dans l’eau (fîg. 1). Remuons le 
mélange obtenu; le sucre d/sporm't dans l'eau. Goûtons 
l'eau : elle est sucrée. Ainsi le sucre, corps solide, 
placé dans Peau, disparaît dans celle-ci en formant 
avec elle un mé/onge liquide. 

On dit que le sucre sest dissous dons /'eau, que l’on 
a obtenu une solution de sucre dons Peau, que le sucre 
est soluble dans l’eau, que l’eau est un dissolvant du 
sucre. 


2 (l Versons le contenu d’un cinquième paquet 
de sucre dans l’eau du ballon : le sucre se dépose au 
fond du ballon et ne se dissout plus; on dit que la 
solution de sucre est saturée (fi g. 2). 


solution saturée 



satures 

là chaud L 


solution 

à nouveau saturée 


3, LE SUCRE 

EST PLUS SOLUBLE 

A CHAUD QU'A FROID 


Des expériences précises onl permis de constater qu’à froid 
l’eau peut dissoudre deux fois son poids de sucre. 


3" Chauffons Peau du ballon : le sucre déposé 
au fond du ballon disparaît peu à peu; il se dissout: 
/e sucre est donc plus soluble dons Peau chaude que dans 
l'eau froide (fig. 3), 

Continuons de chauffer et portons Peau à l'ébulli- 
tion ; versons le contenu de cinq autres paquets de 
sucre : ce sucre se dissout. 

Versons le contenu du onzième paquet; le sucre de 
ce paquet se dépose au fond du ballon : Peau bouillante 
est saturée; elle a dissous 50 g de sucre et ne peut en 
dissoudre davantage. 

Ainsi, l'eau bouillante peut dissoudre Cinq fois son poids de 
sucre. 


28 




II. La cristallisation du sucre 



VAPEUR D'EAU 


ï 


eou sucre e 


JU 

| SUCRE | 


4. CRISTALLISATION 

PAR EVAPORATION 



5. CRISTALLISATION 

PAR REFROIDISSEMENT 


1° Dans une soucoupe, versons une solution 

de 5 g de sucre dans 10 cnn 3 d’eau. Plaçons la soucoupe 
sur une surface chaude (radiateur, dessus de poêle). 

L’eau, peu à peu, s’évapore et, au bout d’un certain 
temps, du sucre so//de opporo/t et forme une croûte 
(fig- 4). 

Lorsque toute l’eau est évaporée, la totalité du sucre 
se trouve, à l’état solide, dans la soucoupe. 

Expliquons ; à la température ordinaire, l'eau peut dissoudre, 
au maximum, deux fois son poids de sucre. 

Lorsque, par suite de l'évaporation, la soucoupe ne contient 
plus que 2 cm 1 d’eau par exemple, cette eau ne peut dissoudre 
que 4 g de sucre, c'est pourquoi 1 g de sucre solide apparaît. 
A mesure que l'évaporation de l'eau se poursuit, la quantité 
de sucre solide augmente. 

2 0 Laissons refroidir la solution saturée de 
sucre : nous versons dans un ballon la solution de 
sucre obtenue tout à l’heure, page 28, 3° (mais prenons 
bien garde de ne pas transvaser dans ce second ballon 
le sucre qui n'a pu se dissoudre dans l’eau bouillante). 

Lorsque la solution est refroidie, du sucre solide 
apparaît et forme une croûte dont l’épaisseur aug- 
mente progressivement (fi g, 5), 

3° Observons le sucre solide obtenu par éva- 
poration ou par refroidissement de solutions 
sucrées : ce sucre solide est cristallisé , c’est-à-dire qu'il 
est formé de cnstuux. Nous avons assisté à la cnsfo/- 
iisofioji du sucre. 


III. Résumé 

1, Le sucre, corps solide, se dissout dans l’eau, c'est-à-dire qu'il forme 
avec elle un mélange liquide. Cette transformation s'appelle dissolution. 

2 , Le sucre d'une solution sucrée qui s'évapore ou se refroidit peut 
réapparaître à l'état solide : le sucre obtenu est cristallisé, À cette trans- 
formation on donne le nom de cristallisation. 


IV. Questions 

t. Qu 'appelle-t-on solution de sucre dans l'eau l 

2. Quand dit-on qu'une solution est saturée ? 

3. La cristallisation du sucre peut se faire par refroidissement et par évaporation. Expliquez. 


29 




PLUIE NE CONTIENT AUCUN 
CORPS SOLIDE EN DISSOLUTION 




dépôt 


2. EN S'EVAPORANT 
L'EAU DE SOURCE 
LAISSE UN DEPOT 



3. UNE BRANCHE PETRIFIEE 


Cfoÿte calcaire^ 


PROPRIÉTÉS DISSOLVANTES 
DE L'EAU (suite) 


I. Évaporation de l'eau de pluie 

1 U Recueillons quelques gouttes de pluie sur 
une lame de verre bien propre : faisons chauffer 
cette lame, l'eau disparaît et ne laisse aucune trace 
(«g. i). 

L'eau de p/uie ne contrefît donc pas de corps solide s en 
dissolution. 


II. Évaporation de l’eau de source 
(ou de rivière) 

1 y Observons l'intérieur d’une casserole uti- 
lisée pour faire bouillir de Peau : un dépôt blanc, 
ou gris, que les ménagères appellent tartre, recouvre 
la paroi intérieure. Pouvez-vous expliquer la présence 
de ce dépôt ? 

2 (i Chauffons de Peau de source {ou de rivière) 
dans un tube à essais : Peau bout et s'évapore entiè- 
rement; il reste au fond du tube un dépôt blanc (fig, 2). 

Ce dépôt est formé de corps solides appelés se/s minéraux, 
que l'eau a dissous en traversant les couches de terrains. Le 
sel minéral qui est le plus fréquemment dissous dans Teau de 
source est le cdcaire. Les sels dissous reprennent l'état solide 
lorsque l'eau s'évapore. 

3 ü Observons un morceau de branche pétri- 
fiée (fig. 3) : les branches, les coquilles, les carapaces 
d'insectes qui tombent dans certaines sources se 
recouvrent peu à peu de calcaire et ressemblent finale- 
ment à des pierres : on dit que ces sources sont pétri- 
fiantes. 

L'eau qui alimente une source pétrifiante s + est, durant son 
passage dans les couches de terrains, chargée de gaz carbonique 
et elle a dissous beaucoup plus de calcaire qu'une eau ordinaire. 

En arrivant à l'air libre, l'eau perd la plus grande partie du 
gaz carbonique qu'elle contenait et une quantité importante 
du calcaire dissous se dépose sur les objets immergés, 

4" L’eau minérale : les eaux minérales contiennent 
en dissolution des sels minéraux utiles à l'organisme 
humain; elles contribuent à guérir certaines maladies 
{Ex, : Peau de Vichy, Peau de Bagnoles-de-POrne, 
de Forges- les-Eaux, etc,..). 


30 


eau de mer 


III. Évaporation de Peau de mer 



CONTIENT OU SEL 



5. UN MARAIS SALANT 



VAPEUR | 

VAPEUR [ 


VAPEUR 


- k 

. A . 

I EAU DE 

EAU DE 


rËÂu DE 

MER 

PLUIE 


| SOURCE 


dépôt de sel dépôt de sels 

de cuisine minéraux 


1° Faisons évaporer une goutte (Teau de mer 

(si nous avons pu nous en procurer) sur une lame de 
verre bien propre (fig. 4). Il reste sur cette lame, après 
évaporation de Teau, un dépôt blanchâtre. Goûtons- 
le ; nous retrouvons la saveur bien connue du sel 
ordinaire. 

L'eau de mer contient donc en dissolution le se/ 
appelé couramment se/ de cuisine. Sachons qu’elle en 
contient environ 25 g par litre, 

2' J Observons le dessin d’un marais salant 

(fig . 5), Les marais salants sont nombreux en France, 

On fait arriver l’eau de mer dans les bassins où elle 
s’évapore et laisse déposer le sel. Celui-ci est rassemblé 
en tas sur les petits talus qui séparent les bassins, puis 
transporté dans les dépôts. 

3° Le se/ gemme existe dans le sous-sol de certaines 
régions. Ce sel a été déposé au fond de la mer qui 
recouvrait alors ces régions (en Lorraine, par exemple), 
et qui a ensuite disparu. 

On extrait le sel gemme soie en le piochant comme 
s’il s'agissait de charbon, soit en îe dissolvant dans 
l’eau (on pompe alors la solution salée et, après éva- 
poration de Teau, on obtient le sel : fig. 6). 


IV. Résumé 

L'eau de pluie ne contient pas de corps 
solides en dissolution. 

L’eau de source contient souvent des 
sels minéraux dissous* 

L’eau de mer contient environ 25 g de 
sel par litre. Ce sel, appelé sel de cuisine, 
peut être retiré de Teau de mer dans les 
marais salants. 


V. Exercices 

1. Expliquez la formation d'un dépôt de tartre au fond des 
bouilloires, 

2. Qu'est-ce qu'une source pétrifiante ? 

3. Quelles sont les principales eaux minérales que vous 
connaissez ? 

4. Comment obtient-on te sel de cuisine l 


I 


31 



3. membre supérieur 


LA CHARPENTE DU CORPS HUMAIN 

I. LES OS DU TRONC 


• Courbez votre tronc en avant, en arrière, à gauche, 
à droite; constatez qu'il est soutenu par une colonne 
souple : celle-ci est appelée colonne vertébrée {fl g. 1). 

• Passez vos mains sur les côtés et sur le milieu de 
votre poitrine; vous sentez vos côtes et votre sternum, 

La colonne vertébrale 

• Passezvosdoigtssur ledos d'un camarade :voussencez 
de petites saillies dont l’ensemble constitue l’épine dor- 
sale. Chaque saillie appartient à un os appelé vertèbre, 

• Obse rvez et dessinez une vertèbre (fig. 2), 

de la 

vertèbre. Entre deux vertèbres voisines existe un 
disque de cartilage. 

• La colonne vertébrale est formée de 33 vertèbres 
empilées dont les trous constituent un tube dans 
lequel est logée la moelle épinière. 

Les côtes et le sternum 

• Observez et dessinez une côte (de veau ou de 
mouton), 

• Observez un sternum de lapin. 

• Observez les croquis t et 3 : comptez le nombre 
de paires de côtes (12); constatez qu’elles prennent 
toutes appui sur une vertèbre , que 10 sont reliées au 
sternum (par un cartilage), que 2 ont leur extrémité 
avant libre. 

• Sachez que la cavité limitée par le sternum, les 
côtes et les vertèbres sur lesquelles elles prennent appui 
est appelée cage thoracique ou thorax. 

II. les os 

DES MEMBRES SUPÉRIEURS 

• Laissez pendre un de vos bras, puis repïiex-te. 

Avec la main de l’autre bras, pressez : 

• l'os du bras ou humérus; 
m \' articulation du coude; 

• les deux os de /'avant-bras ; le radius qui peut 
tourner autour du cubitus (constatez-le); 

• les os du poignet; 

• tes cinq os de ia main; 

» les os des doigts ou phalanges (3 par doigt, 
sauf le pouce qui ne comprend que 2 phalanges). 

• Observez les épaules d’un camarade qui tend 
ses bras en avant, puis en arrière : suivez le contour 
de chaque omop/ate. 


32 




• Presser sur les os appelés clavicules qui réu- 
nissent en avant chaque omoplate au sternum. 

• Constatez que l'extrémité supérieure de 
chaque humérus peut tourner dans une cavité de 
l'omoplate. 

• Montrez sur le dessin de la page 32 les différents 
os des membres supérieurs. Nommez ces os. 


ni. les os 

DES MEMBRES INFÉRIEURS 

• Tendez» puis pliez une de vos jambes» Pressez 
avec vos mains : l'os de la cuisse ou fémur; l'articu- 
lation du genou (suivez le contour de la rotule), 
les os de la jambe (tibia et péroné), î es os de la 
cheville, ies cmq os du pied» les os ou ptoû/tmges des 
doigts ou orteils (3 par doigt, sauf le pouce qui n*en 
comprend que 2). 

• Placez vos mains sur vos hanches et « pédalez ». 
Constatez que chaque fémur s'articule sur une hanche. 
Sachez que les hanches font partie d'un ensemble 
d'os appelé bassin fixé à la partie inférieure de Ea 
co/orrne vertébni/e, 

• Montrez sur le dessin de la page 33 les différents 
os des membres inférieurs. Nommez ces os. 


IV. Résumé 

1, Le tronc est soutenu par la colonne 
vertébrale formée de 33 vertèbres. Douze 
paires de côtes prennent appui sur douze 
vertèbres; dix de ces paires de côtes sont 
reliées en avant au sternum» 

2, Chaque membre supérieur com- 
prend s Tos du bras ou humérus, les os de 
l'avant-bras (radius et cubitus), les os du 
poignet, ceux de la main et les phalanges 
des doigts. 

3, Chaque membreinférieur comprend : 
Vos de la cuisse ou fémur, les os de la jambe 
(tibia et péroné), les os de la cheville, ceux 
du pied et les phalanges des orteils. 


V. Exercices 

1. Qu'est-ce qye la colonne vertébrale ? l'épine dorsale ? où est logée la moelle épinière ? 

2. Observez et dessinez une vertèbre. 

3. Reproduisez le schéma de la colonne vertébrale et de la cage thoracique (page 32). Ecrivez aux endroits 
convenables : côtes, sternum, vertèbres. 

4. Reproduisez le schéma du membre supérieur (page 32). 

5. Reproduisez les deux schémas de la page 33, 


33 


FACE I CRANE 



1 . LES OS OU CRANE 

ET DE LA FACE 



2. CRANE HUMAIN (vu de côté) 


LA CHARPENTE DU CORPS HUMAIN 

LES OS DE LA TÊTE 

Nous avons appris te nom des os qui limitent notre 
coge thoracique et de ceux qui forment la charpente 
de nos bras et de nos jambes. Terminons l’étude de 
la charpente du corps humain par l’examen du crâne 
et de la face. 

I, Le crâne 

1" Passez votre main sur votre tête depuis ies 
sourdis jusqu'au sommet de la partie arrière de la 
colonne vertébrale. 

Votre main glisse sur votre front, sur vos cheveux 
sous lesquels se trouve le cuir chevelu. Vous sentez 
une boîte osseuse, la boîte erdn/enne appelée encore 

le crâne, 

2 ,J Observez les dessins ci -contre. La boîte 
crânienne est formée d'os minces (1 à 2 mm d'épais- 
seur) mais résistants, en forme de calottes, dont les 
bords sont découpés en dents de scie et assemblés de 
celle manière que deux os voisins engrènent l'un dans 
l'autre, ce qui donne une grande solidité au crâne. 

C'est dans le crâne qu'est logé le cerveau, 

La boîte crânienne est percée, à gauche et à droite, 
d’un conduit qui prolonge l'oreille, et, à la partie 
inférieure, d'une ouverture qui permet â la moelle 
épinière d'être en relation avec le cerveau. 

II. La face 

1" Passez votre main sur votre visage. Vous 
sentez, sous la chair, des os, les bords des deux orbite s, 
où sont logés les yeux, et deux ouvertures qui cor- 
respondent aux normes, puis la mâchoire supé- 
rieure dans laquelle sont implantées des dents, 

2" Votre main passe ensuite sur une partie que 
vous pouvez faire mouvoir de haut en bas et de bas 
en haut. C'est fa mâchoire inférieure qui porte 
également des dents. Les deux mâchoires et quelques 
petits os rattachés à la mâchoire supérieure consti- 
tuent la face . 

> Appuyez vos mains de chaque côté de votre 
face et faites mouvoir votre mâchoire inférieure; 
trouvez l'endroit où elle s'articu/e sur îa mâchoire 
supérieure, 

4 1] Sur le dessin {fig, 2), montrez la mâchoire supé- 
rieure, la mâchoire inférieure; le lieu d’articulation 
de la seconde sur la première. 


34 


MW 


J ...2 



- - 

- - — 5 

€ 


- — 1 
V— 8 


U -- 9 


1—10 




Îj-M 


ÿ— 13 


5" Inclinez la tête d’arrière en avant puis 
d'avant en arrière. Faites tourner votre tête : la boite 
crânienne est articulée au sommet de la colonne verté- 
brale . 

III. Tableau représentant l'ensemble 
du squelette humain 

Montrez sur vous-mêmes* puis sur le dessin ci-contre : 

• Le fémur gauche* le fémur droit. 

• L’humérus gauche* l'humérus droit. 

• Le radius et le cubitus gauches. 

• Le tibia et le péroné gauches. 

m La clavicule gauche* la clavicule droite. 

• Les os du poignet. 

• Les os du talon. 

• Les os des mains. 

• Les os des pieds. 

9 Les phalanges des mains* des pieds, 

• Le bassin* 

• La colonne vertébrale. 

• te sternum. 

• Les côtes. 

IV. Comment s'appelle l'os dont 
le numéro est indiqué ci-dessous? 


18 

Montrez où se trouvent 

ces os 

dans votre 

corps. 

19 

20 

os numéros 

14 

7 

5 

3 

6 

os numéros 

2 

8 

11 

4 

12 


os numéros 

10 

9 

1 

15 

18 


V. Résumé 

Les os de la tête constituent le crâne et la face. 

Le crâne, qui contient le cerveau, est très résistant. 

La face comprend plusieurs os et les deux mâchoires qui portent les 
dents. 

La mâchoire inférieure est mobile par rapport à ta mâchoire supérieure. 
Le crâne est articulé au sommet de la colonne vertébrale. 


VI. Exercices (Révision du squelette) 

1. En combien de partie* divise-t-on le squelette humain pour l’étudier ? 

2. En combien de parties divise-t-on la tête pour l'étudier l 

3. Quels sont les principaux os de la face 7 

4. Faites le schéma d f un membre supérieur. 

5. Faites le schéma d’un membre inférieur, 

6. Quelles sont les limites de la cage thoracique t 


35 


LA CHARPENTE DU CORPS HUMAIN 



FORME ET CONSTITUTION 
DES OS 

Le squelette est formé d'os; mais quelle esc leur 
forme? de quoi sont-ils faits? Procurons-nous des 
os frais chez le boucher. Nous allons les examiner. 

I. Classons les os 

Classons en 3 catégories les os que nous avons sous 
les yeux : os longs, os courts, os plats (fîg. 1, 2, 3)* 

Cherchons dans quelle catégorie doit être rangé 
chacun des os que nous avons cités en étudiant le 
squelette humain. 

• Quelques os longs ; l'humérus, le fémur, une côte. 

• Quelques os courts : les vertèbres, les os du talon. 

• Quelques os plats : l'omoplate, les os du crâne. 

II. Observons un os frais 

1° Il est formé d'une partie à peu près cylindrique 
appelée le corps de l'os et de deux extrémités, appe- 
lées les têtes de Vos. 

2 l > Grattons un os long ; une enveloppe fibreuse 
entoure l'os; c’est le périoste qui permet à l'os de 
s’accroître en épaisseur. 

Les extrémités sont recouvertes de cartilage, 
couche blanche, dure, élastique, qui leur donne un 
aspect nacré et les rend glissantes. C’est grâce à ce 
cartilage que les têtes de deux os voisins, dans une 
articulation, glissent bien l'une sur l'autre. 

3° Scions un os suivant la longueur (Fig. 5) : 
nous distinguons : 

m les extrémités , recouvertes de cartilage, faites de 
matière spongieuse, c'est-à-dire d'une matière qui a 
l’aspect d'une éponge; 

• le corps de /’os, fait de matière très dure; 

m le centre de /'os, sorte de canal que remplit une 
matière molle et jaunâtre appelée moelle. Cette moelle 
remplit aussi les mailles de la matière spongieuse. 

4° Scions un os en travers et nommons ce que 
nous distinguons (fîg. 4) : 

• le périoste, fibreux; 

• l’os dur; 

• la moelle. 

5° Scions un os court, puis un os plat : ils ne 

contiennent que de la matière spongieuse. 


5. COUPÉ D'UN OS LONG 

36 


III. Expérimentons 



I * 1 Plaçons, en partie, un os dans du vinaigre 

(fig* 6) : au bout de quelques jours, la partie 

immergée de Vos. est devenue molle. L'os contenait des 
matières minérales qui le rendaient rigide et dur; elles 
ont été détruites par le vinaigre. Il ne reste, de cette 
partie immergée, qu’une matière molle, losséine. 



6 L‘ OS PLACÉ DANS LE VlNAf 
GUE DEVIENT MOU 


2° Faisons calciner un os (fig. 7) : une fumée abon- 
dante se dégage. L'os devient blanchâtre, spongieux, 
léger, fragile. L'osséine a brûlé et il ne reste que la 
partie minérale de l'os c'est-à-dire la partie dure, 

L'osséine, par sa composition, est semblable au blanc d'oeuf. 
La partie minérale de Tos est formée surtout de phosphate de 
chaux et de carbonate de chaux. 


IV. Résumé 


7. L'OS CALCINE DEVIENT 
BLANCHÂTRE ET FRAGILE 


Il existe des os longs, des os courts, des 
os plats. 

Dans un os long on distingue le corps et les 
têtes recouvertes de cartilage. 

Le corps de Tos long comprend le périoste, une matière dure et un 
canal rempli de moelle. Les têtes de Tos contiennent une matière spon- 


gieuse. — 

Un os est formé d’une partie molle appelée osséîne et d'une partie 
minérale qui est dure. 


V. Exercices 

1. Dessinons un os coupé en long; indiquons le nom des diverses parties, 

2 . Procurons-nous un os de côtelette; détachons le périoste; examinons rattache de la côtelette sur 1a 
vertèbre. Dessinons, 

3. Montrez sur les dessins ci-dessous, le genou de rhomme, Je genou du chat, le genou de f oiseau. 
Montrez le toton sur chaque dessin. 



37 



L'HOMME SE MEUT 



- fri ceps 


ILE BICEPS DETENDU 

(avant - bra s al I ongé ) 

LE BICEPS CONTRACTÉ 

(avanh-bras replié) 


LES MUSCLES 


Nos os ne sauraient se mouvoir d'eux-mêmes. Il 
leur faut des moteurs : ce sont les muscles qui font 
mouvoir la machine humaine. 

1° Observons ce qui se passe quand nous 
replions puis étendons notre avant-bras droit 
pendant que la main fauche serre le bras droit : 

la chair de ce dernier se ramasse en se gonflant, puis 
s'allonge en s'aplatissant. Cette chair est un muscle 
appelé biceps (fig . 1), 




5. LE DIAPHRAGME EST 


UN MUSCLE PLAT 




4. LE 

MUSCLE EST FORMÉ DE FIBRES 


2 n Sifflons : la chair de nos lèvres forme un anneau. 
Cette chair est un musc/e en anneau. 

3° Accomplissons un mouvement quelconque. 

C'est toujours une masse de chair plus ou moins impor- 
tante, c'est-à-dire un ou plusieurs muscles, qui produit 
ce mouvement. 

4" Observons les muscles d’un lapin écorché. 

Les muscles des pattes sont longs et attachés aux os 
par des fendons blanchâtres (fig. 2). 

Plusieurs des muscles du corps et de la face sont 
p/ots. Le diaphragme, par exemple, muscle qui sépare 
l'abdomen du thorax, est un muscle plat. 

Remarquons que de nombreux muscles réunissent 
deux ou plusieurs os dont ils peuvent provoquer le 
rapprochement ou l'éloignement. 

Certains muscles ne sont pas rattachés à des os. 

5° Observons un morceau de muscle cuit, du 
« pot-au-feu » par exemple {fig. 4), IJ est formé de fibres. 

Il existe des musc/es è fibres rouges : ils se contractent 
ou se détendent quand la volonté le leur ordonne par 
l'intermédiaire des nerfs. 

Le coeur, qui est un muscle rouge, fait exception à cette règle. 

Il existe aussi des muscie s à fibres b/ancbes; ils ne 
sont pas soumis à la volonté : tels sont, par exemple, 
les muscles des parois de l'estomac. 


38 





Résumé 

Tout mouvement de notre corps est dû à fa contraction ou à rallonge- 
ment d’un ou de plusieurs muscles. 

Un très grand nombre de muscles sont reliés par des tendons à des os 
qu’ils peuvent rapprocher ou écarter. 

Les muscles sont formés de fibres. Les muscles rouges constituent la 
chair. 

A l’exception du cœur, les muscles rouges se contractent ou se déten- 
dent au commandement de la volonté. 


Exercices 

1. Regardez les deux dessins de cette page. Montrez les muscles qui. en se contractant, permettent: 

• de lever ou d'abaisser le bras, de replier l'avant-bras; 

• de lever ou d'abaisser la cuisse, de replier la jambe; 

• de soulever et d'écarter les côtes. 


39 


RACINE I COURONNE 


L’HOMME SE NOURRIT 

LES DENTS 



IDE N T DE LAIT 
ET GERME DE 
DENT ADULTE 


Û. ASPECT 
EXTERIEUR 
D'UNE DENT 




- ■ — e ma i 


— i v ojre 


purpe 


enctve 


emenf - 


— h r o u 
dentaire 

erF eh 
y t s seau * 
sanguins 


3. COUPE D'UNE 

dent 


Notre mâchoire supérieure et notre mâchoire 
inférieure portent des dents de formes et de grosseurs 
différentes. Les « dents de lait » tombent peu à peu; 
d ‘autres les remplacent qui sont, comme les pre- 
mières, destinées à couper, déchiqueter, broyer nos 
aliments. 

I. Différentes parties de la dent 

1° Observons une mâchoire de jeune animal 

(agneau, veau. .7) : les dents sont implantées dans des 
cavités de la mâchoire. A l’aide d‘un couteau, mettons 
à nu les petites dents logées à l'intérieur de la mâchoire, 
et qui seraient apparues plus tard si Ton avait laissé 
l’animal grandir (fig. 1), 

2 n Observons une dent humaine (fig, 2), dîstin- 
guons-en la couronne, le co//ef que masquait la gencive, 
la racine et le trou dentaire. 

II. Une dent sciée en long 

La dent est formée d'ivoire; la couronne est recou- 
verte d’émail» très dur et brillant; le collet et la 
racine sont enveloppés de cément, jaunâtre, moins 
dur que l'émail (fig. 3). 

La cavité intérieure de la dent est remplie par la 
pulpe dentaire; des vaisseaux sanguins et des nerfs 
y pénètrent par le trou dentaire situé à la base de la 
racine. 

III. La dent sciée plongée dans 
le vinaigre 

L'ivoire est attaqué là où il n'est plus recouvert 
d'émaiL 

L’émail protège donc la dent : évitons tout ce qui 
pourrait faire éclater rémail de nos dents : 

• ne brisons pas de corps durs avec les dents; 

• ne nous grattons pas les dents avec des pointes, 
des couteaux, 

• Protégeons nos dents. Lavons-ïes, régulièrement, 
après chaque repas, afin que les débris d'aliments 
n'en attaquent pas l'émail. 

IV. Le mal de dent 

1 U Observons une dent cariée (fig. 4) : fa carie 
a creusé la dent et mis le nerf à nu; aussi la dent 
fait-elfe très mal. 

2° Observons une dent plombée (fig. 5) : le dentiste a 
supprimé toute la partie cariée puis il a garni la cavité 
avec un ciment ou avec un alliage. 


40 




Dès qu'une dent est abîmée, il faut aller chez le 
dentiste* 

V. La denture humaine (') 

1 ° Observons les dents d'un camarade : nous 
voyons 3 sortes de dents (ftg. 6) : 

• des dents coupantes ; les incisives* il y en a 
4 par mâchoire chez l'enfant de neuf ans, comme chez 
l'adulte; 

m des dents pointues qui peuvent déchiqueter : les 
canines; U y en a 2 par mâchoire chez l'enfant de 
9 ans, comme chez l'adulte; 

• des dents massives qui peuvent broyer : les 
molaires; il y en a 4 par mâchoire chez l'enfant de 
9 ans; 10 chez l'adulte. 

2 Ü Qu'est-il arrivé quand vous étiez âgés de 
7 ans environ? Les dents que vous possédiez, vos 
dents de lait, sont tombées; depuis, des dents défini- 
6. LES TROIS SORTES DE Dents tives ofU P oussé el d'autres molaires pousseront. 



VI. Résumé 

Les dents, fixées dans des cavités des mâchoires, servent à couper, 
déchirer, broyer les aliments. € I les sont en ivoire* La couronne est protégée 
par de rémai!. Dans la pulpe dentaire se trouvent des vaisseaux sanguins 
et des nerfs. 

Prenons soin de nos dents. Évitons tout ce qui, en brisant l'émail, per- 
mettrait à la carie de détruire les dents. 

L’adulte possède 8 incisives qui coupent, 4 canines qui déchiquettent, 
20 molaires qui broient; au total 32 dents. 


incisives 






incisives 

7. LA DENTURE DE L'ADULTE 


VH. Exercices 


1. Desssinez une incisive, une canine, une molaire; indi- 
quer, sur chacune d'elles, la couronne, le collet, la racine. 

2. Dessiner une dent coupée en long. 

3. Dessiner une dent cariée, puis la même dent plombée par 
le dentiste. 


4, Pourquoi faut- il consulter le dentiste une ou deux fois'çT 1 
par an, même lorsqu'on ne souffre pas des dents ? 

5, Pourquoi ne doit-on pas cesser des noisettes avec les dents ? 

6, Pourquoi faut-il se laver les dents après chaque repas ï *-* 






7, Dessiner une mâchoire d'enfant; une mâchoire d'adulte.^/ 
{croquis ci-contre). 


1- Denture ; ensemble des dents. On dit aussi dentition, mais ce mot 
désigne surtout la naissance et la formation des dents. 


41 





L'HOMME SE NOURRIT 



foie „ 
esYo mac- 


i nhesHn ' 


1. L'APPAREIL DIGESTIF 
DU LAPIN 


L'APPAREIL DIGESTIF 


Dans quels organes passent les aliments que nous absor- 
bons ? Que deviennent-ïls JCest ce que nous allons étudier 
maintenant; mais sachons qu’il n'y a pas grande différence 
entre notre appareil digestif et celui de certains animaux 
tels que le lapin, 

I. L'appareil digestif d'un animal 

L’appareil digestif du lapin ressemble à l'appareil 
digestif de l'homme* Observons l’appareil digestif d'un 
lapin dépouillé et ouvert (fig. 1); remarquons : 

• ta bouche , garnie de dents et pourvue d’u ne langue; 

• /'œsophage, qui relie la bouche à l'estomac; 

• /'estomac, qui est une grosse poche; 

• /'intestin,, allant de l’estomac à l'anus; 

• /e foie, avec sa poche de fiel (ou bile) qui est reliée à 
l’intestin; 

• Je pancréas, également relié à l’intestin* 



^ eshomoc 


. pancréas 


„ infesh'n 
grele 


.gros 

înheshin 


.glandes 
s al î va ires 


oesophage 


d iaphragme 


II. Notre appareil digestif 

1 0 Indiquons, en nous aidant, si besoin 
est, du dessin ci-contre (fig. 2), rempla- 
cement qu'occupent dans notre corps 

les dents, la langue, l'œsophage, l’estomac, 
l’intestin, le foie et le pancréas* 

Nous, n'oublierons pas que le corps humain des- 
siné est toujours celui d'une personne qui nous fait 
face : sa droite est à notre gauche. 

2° Il est intéressant de savoir que : 

• V œsophage a environ 25 cm de long et 
2,5 cm de diamètre; 

• l’estomac a une capacité de 1 ,3 litre envi- 
ron; 

• l'intestin est formé de deux parties : Vin - 
testin grê/e, qui est rattaché à l’estomac, a 
environ 7 m de long et 2,5 cm de diamètre; 
le gros intestin, qui lui fait suite et qui 
aboutit à l’anus, a environ 1,70 m de long 
et de 3 à 7 cm de diamètre; 

• au point où l’intestin grêle aboutit 
dans le gros intestin existe un petit conduit 
fermé, « en cul-de-sac », de 8 cm environ, 
appelé oppendice; son inflammation est 
lappend/cfte; l’appendice est situé dans le 
côté droit du ventre; 

m le foie pèse environ 2 kg; 

• le pancréas a environ 16 cm de long. 


2. L APPAREIL DIGESTIF 
DE L'HOMME 


42 



3° Notre bouche est humide de salive ; cette 
salive est sécrétée par des glandes appelées g/ondes 
soljvorres, disposées de chaque côté de la tête, aux 
endroits indiqués sur la figure ci-contre (ftg. 3). Certains 
animaux, eux aussi, ont des glandes salivaires : une 
partie des glandes salivaires du bœuf est détachée par 
le boucher en même temps que la langue de l'animal. 

4 ° Les parois de l'estomac et de notre intestin» 

chez l'homme comme chez les animaux* portent égale- 
ment des glandes dont la forme est différente de celle 
des glandes salivaires. Nous apprendrons (p. 46) que les 
liquides ou sucsque sécrètent les glandes de notre 
a ppare il digestif servent à digérer nos aliments, c'est- 
à-dire à les rendre absorbables par_ notre sang. 


III. Résumé 


4. LA PAROI DE L'INTESTIN L’appareil digestif humain comprend la 

bouche garnie de 12 dents et pourvue d’une 
langue, l’oesophage* l'estomac, l’intestin grêle et le gros intestin se termi- 
nant par l’anus. 

L’inflammation de l’appendice est l’appendicite. 

Le foie* le pancréas* les glandes salivaires* les glandes de l'estomac et 
de l’intestin produisent des liquides qui se déversent dans le tube digestif. 


IV. Exercices 

1. Dessinez l'appareil digestif humain. 

2. Dessinez l'endroit ou l'intestin grêle se déverse dans le gros intestin; placez l'appendice. 

3. Avec l'extrémité du doigt, indiquez le contour de votre estomac, de votre foie, l'emplacement 
de votre appendice. 

4. Une bouchée de pain est introduite dans la bouche. Suivez son trajet dans l'appareil digestif. 

5. A quoi servent les liquides qui se déversent dans l'appareil digestif ? 

6. Reproduisez le dessin ci-dessous et remplacez les numéros par tes noms qui conviennent. 



43 




2. LAISSONS 3 , L'AMJDON 
REPOSER L'EAU SE DÉPOSE 
RECUEILLIE AU FOND 



4, LA CREME S, LE LAIT 
SURNAGE CAILLE 



L'HOMME SE NOURRIT 

LES ALIMENTS 

Lorsque nous sommes restés longtemps sans manger* 
nous avons faim, c’est-à-dire que nous éprouvons le 
besoin d'absorber des aliments qui permettront au 
corps de remplacer ses éléments usés. 

Étudions quelques aliments importants. 

1. La farine de blé 

1° Mouillons un peu de farine : nous obtenons une 
boule de pâte. Malaxons cette pâte sous un filet d'eau 
et recueillons cette eau dans un verre (fig. 1). 

Il reste entre nos doigts une matière élastique, le 
gluten, dont la composition est à peu près celle du blanc 
d'œuf. 

2° L’eau qui s’est écoulée dans le verre est 

laiteuse. Laissons reposer cette eau; elle s'éclaircit 
et une masse blanche se dépose : c’est l'amidon (fig. 2 
et 3). Cet amidon est analogue à la fécule de la pomme 
de terre : on dit que c’est une matière féculente. 

La farine de blé contient environ 12 % de gluten et 75 % 
d'amidon. 

IL Le sucre 

Nous savons tous que le sucre se dissout dans l'eau, 
qu'il est un aliment agréable et nourrissant. Rappelez 
comment votre maman obtient du sirop de sucre; 
comment elle prépare du caramel. 

L’amidon, la fécule extraite des pommes de terre, le sucre 
résultent de l'union de trois corps : l’hydrogène, l'oxygéne, le 
carbone. 

III. Le lait 

Nous savons bien que c’est un aliment très nourris- 
sant puisqu’on n’élève les nouveau-nés qu'avec du 
lait. 

1° Versons du lait frais dans un verre; lais&ons- 
le reposer. Au bout de quelques heures, une couche de 
crème flotte sur le lait (fig. 4). Cette crème est 
formée de toutes petites gouttelettes de graisse. Le 
lait contient donc de la matière grosse* environ 4 % 
de son poids. Écrémons le lait. 

2° Laissons le lait écrémé dans le verre : au bout 
d’un jour ou deux, le lait écrémé est coi//é (fig. 5). Égout- 
tons le lait caillé sur un tamis (fig. 6) ; nous séparerons : 

• le caillé proprement dit, dont la composition est 
à peu près celle du blanc d'œuf; 

• le petit-lait, qui contient des sucres et des sels 
minéraux dissous dans de l’eau. 

100 g de laie contiennent 87 g d'eau. 


6 LC LAIT CAflLÉ S # ÉGOU7FE 




IV. Le blanc d’œuf 

I 1 Observons le blanc d’œuf cru : il est transpa- 
rent, collant, visqueux (fig, 7), 

2 M Chauffons le blanc d'œuf : il se transforme en 
un corps ferme, blanc, opaque, que nous connaissons 
bien: c’est le blanc d'oeuf dur (fig. S), 

Le blanc d’oeuf est formé d'albumine et d'eau. 

Le DU ne d oeuf est le type des matières albuminoïdes. (Celles- 
ci contiennent de rareté, de Fhydrogène h de l'oxygène et du 
carbone.) Le poison, U viande, le gluten de la farine, le caillé du 
Uit, le fromage, contiennent des matières albuminoïdes. 

V. Un aliment complet 

Un aliment complet est celui qui contient tous 
les corps nécessaires à notre alimentation» et 
qui les contient en proportions convenables* 

Nous n’ignorons pas que le /oit de sa maman est 
pour le bébé un aliment complet. Il contrent en effet 
du sucre, de fa graisse, de l’albumine, des sels miné- 
raux, de l’eau et des vitamines (substances qu’il est 
6 LE BLANC D'OEUF CUIT nécessaire d’absorber pour se bien porter). 

VI. Résumé 

Les aliments que nous absorbons servent à entretenir notre vie. 

On peut les classer en trois catégories : 

1, ceux qui contiennent de l'amidon ou des sucres» comme le pain» Jes 
pâtes, les fruits; 2. ceux qui sont formés de graisse» comme la crème du 
lait, le beurre, l'huile; 3, ceux qui contiennent de l'albumine comme le 
blanc d'œuf, le gluten du pain, le fromage, la viande. 

Le lait est un aliment complet. 

VIL Exercices 

1. Quels sont les deux corps très nourrissants que contient la farine de blé ! 

2 Quels corps composent le sucre ? 

3. Comment recueille-t-on la matière grasse contenue dans le lait ? Qu'esc-ce que du caillé ? du petit- 

bit ? 

4. Quels corps contient le blanc d'oeuf? Cite* d autres corps contenant de f'albumîne, 

5. Le lait est un aliment complet. Qu'est-ce que cela veut dire ? 


CES ALIMENTS CONTIENNENT! 

de i omidon | des graisses | de l'albumine 




45 


L HOMME SE NOURRIT 




sol i ve, J 


inhesHnat 


suc 

gasfrique 


suc 

pancréatique 


ILES SUCS PRODUITS PAR 
L'APPAREIL DIGESTIF 


1GESTION DES ALIMENTS 


LA DIGESTION 


Les aliments absorbés parcourent le tube digestif. 
Ils subissent des transformations. Quelfes sont-elles ? 
Peut-on manger n'importe quels aliments et n’importe 
quand ? Ne doit-on pas observer certaines règles pour 
se nourrir et conserver une bonne santé ? Nous allons 
essayer de répondre à ces différentes questions. 


I. Qu’est-ce que la digestion ? 

1° Mangeons une bouchée de pain t de viande; ou 
bien croquons un fruit. Que font notre bouche ? 
notre mâchoire inférieure ? nos dents ? notre langue ? 

2 t} Sachons que les aliments mouillés par la salive, 
coupés* déchiquetés* broyés par les dents, brassés par 
la langue continueront d'être brassés, réduits en 
bouillie par les muscles de l ‘estomac* 

3° Le pain a bon goût; mais ce goût est-il le même au 
moment où nous le plaçons dans notre bouche et au 
moment où nous l’avalons? Mâchons longuement 
un petit morceau de pain. N'avons-nous pas fim- 
pression qu'il devient sucré ? la salive ne fait pas 
qu’humecter les aliments; efle contient le suc sali- 
vaire q'ui transforme l’amidon du pain — et d’autres 
aliments comme la fécule de la pomme de terre, celle 
des haricots et tous les aliments appelés féculents — 
en une sorte de sucre qui pourra passer dans le sang, 

3° De même le suc gastrique, sécrété par les glan- 
des de l'estomac* transforme la viande, le poisson* le 
blanc d'œuf et tous les a/buminordes en liquides qui 
pourront passer dans le sang. 

Le suc pancréatique, sécrété par le pancréas et 
déversé dans l’intestin, termine la digestion des albu- 
minoïdes et des féculents. En outre le suc pancréatique 
et la bile, — sécrétée par le foie et déversée dans 
l'intestin — transforment les graisses en fines goutte- 
lettes susceptibles* elles aussi» de passer dans le sang. 

Le suc intestinal, sécrété par les glandes de l’intes- 
tin grêle, permet le passage des sucres dans le sang, 

4° l'ensemble des opérations que nous venons 
d’énumérer (brassage, malaxage des aliments, trans- 
formation de ceux-ci en produits qui peuvent passer 
dans fe sang) constitue fa digestion. 


11. Hygiène de la digestion 



ALIMENTS 


facile* à digérer 


"lourd*" 
ind i gestes 



conserve ovariee alcools 

ALIMENTS DANGEREUX 


1° Rappelons Je rôle que jouent les dents ; cou- 
per. déchiqueter, broyer. Faut-il encore que les dents 
soient en bon état. Si elles manquent, si elles sont 
cariées et douloureuses, ce travail sera mal fait; d’où 
une fatigue supplémentaire pour notre tube digestif. 

2° Sî nous mangeons gloutonnement, trop 
vite, les inconvénients seront les mêmes; nous fatigue- 
rons notre tube digestif; nous risquerons de souffrir 
de l'estomac et de l'intestin. 

3° Si maman dit : ne mongepas d'aJ/ments trop poivrés, 
trop Wntrigrés, ne consomme pas de moutarde , c'est 
parce que les épices risquent de vous faire mal 
à l'estomac. 

4° N nous est arrivé d'avoir une indigestion; peut- 
être parce que nous avions insuffisamment mastiqué 
nos aliments, peut-être parce que nous avions mangé 
gloutonnement; peut-être aussi parce que nous avions 
absorbé des aliments « lourds à digérer » comme 
les escargots, les champignons, les beignets trop gras, 
les gâteaux à la crème. Il faut savoir vaincre sa gour- 
mandise et choisir raisonnablement sa nourriture. 


5° Il arrive que des personnes soient incommodées et même empoisonnées par des 
aliments fa/si/ïés, o Itérés, avortés ou contenant des parasites (voir page III). Il faut veiller 

à ne consommer que des aliments de première qualité, frais, sans parasites. 

6° Un enfant ne doit jamais abuser des conserves ni de (a charcuterie, ni manger entre 
les repas; il doit ne boire que du cidre léger ou du vin coupé de beaucoup d'eau 
et n'absorber jamais d'alcool. 


III. Résumé 

La digestion est Tensemble des opérations qui s'accomplissent dans le 
tube digestif, depuis le broyage des aliments jusqu'à leur passage dans le 
sang. 

Les glandes de l'appareil digestif sécrètent des sucs qui rendent les ali- 
ments absorbables par le sang. 

Ü est indispensable d'avoir des dents en bon état, de bien mastiquer les 
aliments et de ne manger que modérément des aliments parfaitement sains. 


IV. Exercices 

1. Otez les différents sucs que sécrètent les glandes de (‘appareil digestif. 

Pourquoi faut-il bien mastiquer les aliments avant de les avaler ? 

3. Pourquoi devons-nous régulièrement aller chez le dentiste ? 

4 Pourquoi ne faut-il user que modérément des épices l 
S. Est-il bon de consommer beaucoup de conserves ? 


47 




T, L'APPAREIL RESPIRATOIRE 
DE L'HOMME 


Fosses 

nasales 


pharynx 

larynx 


bouche 
i 
i 

i 
i 

L 


a 

pourrons 



poumon droit poumon gauche 

2 LES POUMONS 


trachée 
arhère s ^ 

bronche-^ 
droite 


bronche 

gauche 


larynx 


L'HOMME RESPIRE 

L’APPAREIL RESPIRATOIRE 

Quelles sont les différentes parties de l’appareil 
respiratoire humain ? Que se passe-t-il quand nous 
faisons pénétrer de l'air dans nos poumons? Voilà 
ce qu’il nous faut apprendre. 

I. L'ensemble de l'appareil 
respiratoire 

1° Inspirons de Pair, ia bouche fermée : nous 
constatons que Pair pénètre dans le nez et que la poi- 
trine se gonfle. 

inspirons, la bouche ouverte, en nous pinçant /e nez : l'air 
pénètre dans la bouche et la poitrine se gonfle. 

ii existe donc un passage qui permet à l'air, introduit 
par /e nez ou la bouche, de gagner l’intérieur de la 
poitrine. 

2° Observons ia gravure ci-contre représentant Pen- 
semble de notre appareil respiratoire. Suivons 
le trajet de l’air inspiré : 

• les fosses nasales (nezj et la bouche; 

• le pharynx, passage commun à l'appareil digestif et 
à l'appareil respiratoire; 

• le larynx qui se ferme au moment où les aliments 
passent de la bouche dans l'œsophage, ce qui évite 
d’ « avaler de travers »; 

• la trachée-artère : 

• les branches (combien en voyons-nous sur le dessin ?) ; 

• les poumons, dans lesquels pénètrent les bronches. 

II. Le larynx, la trachée-artère 
et les bronches 

1 U Observons le larynx, fa trachée-artère et 
les bronches demeurés attachés à un « mou » de veau 
ou de mouton. 

e Le larynx est formé de cartilages reliés par des mem- 
branes et recouverts de muscles. Un des cartilages 
constitue, chez l’homme, la pomme d’Àdam. 

Touchons notre pomme d'Adam. Quel mouvement 
fait-elle lorsque nous avalons ? 

• La trachée-artère est un conduit souple qui, chez 
l'homme, mesure environ 18 cm de long. Ce conduit 
est renforcé par des arceaux en cartilage. Le cartilage 
n’existe pas du côté de l'œsophage. L'œsophage peut 
donc se dilater au passage des aliments. 

• Les bronches : ces deux conduits sont, eux aussi, 
renforcés par des arceaux de cartilage. 

L'inflammation des bronches est la bronchite. 


48 



111. Les poumons 



3. BRONCHE 


V Observons le « mou» de veau ou de mouton, 

A Laide d'un canif, incisons les deux bronches à l'inté- 
rieur des poumons. Constatons qu’elles se divisent 
en bronches secondaires et que ces dernières se divisent 
à leur tour en bronch/o/es- 

Chaque bronchiole aboutit à un sac minuscule com- 
prenant des o/véo/es pulmonaires. Des vaisseaux san- 
guins très fins couvrent la surface des alvéoles. 

2° Observons les poumons humains représentés 
par ta figure!, La masse des poumons humains, comme 
celle des poumons des animaux, est molle, élastique, 
spongieuse, de couleur rose. 


4 POUMON 
ET PLÈVRt 


es deux 
Danois de 
[a plèvre 




Le poumon droit est formé de 3 parties, appelées 
lobes; le poumon gauche n f a que 2 /obes, Chez l'homme 
adulte, les poumons mesurent à peu près 40 cm de 
hauteur et pèsent environ 600 g chacun. 

Chaque poumon est entouré d'un sac à double paroi 
appelé plèvre; entre les deux parois de la plèvre se 
trouve un liquide; l’inflammation de la plèvre est la 
pleurésie . 


IV. Résumé 

L’appareil respiratoire de l'homme com- 
prend les fosses nasales et la bouche, le 
pharynx, le larynx, la trachée-artère, les 
bronches, les bronchioles qui aboutissent 
aux alvéoles du poumon, 

La masse des poumons est molle, élas- 
tique, spongieuse; elle contient des alvéoles 
dont les parois sont parcourues par de nom- 
breux vaisseaux sanguins très fins. 


V. Exercices 

1. Dessinez l'appareil respiratoire; écrivez le nom de chaque 
organe. 

2. Indiquez remplacement du lar/nx et de la pomme d'Adam : 
de la trachée-artère; des poumons. 

3. Qu'est-ce qu'un alvéole pulmonaire ? (On dit aussi une 
alvéole . J 

4. A quoi est due U pleurésie ? 


49 



1. L'INSPIRATION 



2 . L'EXPIRATION 



3. L'INSPIRATION ACCROIT LE 
VOLUME DE IA CAGE 


THORACIQUE 


L’HOMME RESPIRE 

LE MÉCANISME DE LA RESPIRATION 

Nous connaissons maintenant le trajet que suit Pair 
lorsque notre poitrine se gonfle, c'est-à-dire pendant 
l'inspiration et lorsque, au contraire, elfe diminue 
de volume pendant l'expiration. 

Nais comment les mouvements de la poitrine s'effec* 
tuent*! Is ? Que se passe-t-il dans nos poumons? Cest 
ce que nous allons examiner, 

I. Inspiration et expiration 

Observons les effets de la respiration, sur 

nous-mêmes et sur le torse nu d'un camarade : 

a) Inspiration : constatons le bombement de la cage 
thoracique, bombement du à ('écartement et au relè- 
vement des côtes; remarquons que les organes conte- 
nus dans le ventre sont pressés de haut en bas : le 
diaphragme s'abaisse {fig. 1) ; 

b) expiration : constatons V aplatissement de la cage 
thoracique, aplatissement dû au rapprochement et à 
rabaissement des côtes. Le diaphragme s'élève et 
presse (a partie inférieure des poumons (fig, 2), 

2° Comprenons : lors de l'inspiration il y a agrandis- 
sement de la cage thoracique, ce qui provoque un 
accroissement du volume des poumons et un appel 
d'air (fi g. 3) : Pair pénètre dans les poumons en suivant 
le trajet nez et bouche, pharynx, larynx, trachée- 
artère, bronches, bronchioles. 

Lors de /'expiration il y a diminution du volume de la 
cage thoracique et compression des poumons qui 
expulsent une partie de Pair qu'ils contiennent. 

Il, Respiration thoracique 
et respiration abdominale 

1 Ü Observons sur nous-mêmes et sur le torse nu d'un 
camarade ce qui se produit quand on redresse la 
colonne vertébrale et qu'on rejette la tête en arrière. 
Nous constatons que les muscles qui élèvent et écartent 
les côtes remplissent plus complètement leur rôle : 
le bombement de la cage thoracique est plus important. 

La totalité des poumons, y compris leurs sommets, 
reçoit de Pair frais. On dit que la respiration est 
thoracique (fig. 4), 

2° Observons maintenant ce qui se passe quand la 
colonne vertébrale est courbée en avant et 1a tête incli- 


50 



A . BONNE 
ATTITUDE 

respira Mon 
fhoraci que 


5, MAUVAISE 
ATTITUDE 

respirahon 

venhrale 


née. La cage thoracique, alors, ne peut guère être 
bombée; dans les sommets du poumon, l'air n'est pas 
renouvelé* Cest surtout le diaphragme qui provoque 
l'appel d'air : la respiration est dite ventrale ou 
abdominale (fig, 5), 

3° Concluons : pour permettre aux poumons d'être 
en totalité bien ventilés, il importe : 

• de se tenir bien droit; 
a de rejeter /es épou/es en arrière . 

En adoptant cette attitude, on diminue le risque de 
devenir tuberculeux. 

4 U Le nombre de nos inspirations et de nos 
expirations* Comptons-les, au repos, puis après un 
exercice violent; dressons un tableau d'ensemble : 


au repos 

ENFANT 
25 par mn 

ADULTE 
15 par mn 

après un exercice violent 

35 par mn 

30 par mn 


Ces nombres prouvent que les exercices physiques 
créent une véritable soif d air : ils obligent à inspirer 
profondément et à une cadence plus rapide* 

La fièvre, e//e aussi, accroît le rythme de la respiration . 


111. Résumé 

L'inspiration de Pair dans les poumons est provoquée par le bombe- 
ment de la cage thoracique et par rabaissement du diaphragme. 

L'expiration de Pair contenu dans les poumons est due à l'aplatissement 
de la cage thoracique et à l’élévation du diaphragme. 

Au repos l'homme inspire et expire 15 fois environ par minute* 


IV. EXERCICES 



6, SPIROMETRE 
SIMPLIFIÉ 


t, Qu’appelle-t-on inspiration ? expiration/ Que 
font les côtes, le diaphragme, au cours de l'inspira- 
tion ? de l’expiration ? 

2. Qu'appelle-t-on respiration thoracique ? respi- 
ration abdominale ? 

3. L’adulte, dont l’inspiration normale est de 0,5 I, 
fait 15 inspirations par minute. Combien fait-il ren- 
trer de litres d’air dans ses poumons en 1 heure ? 

4. Quelle attitude doit-on adopter pour ventiler 
largement les poumons ? 

5. Expérience ; Le flacon renversé (fig. 6) contient 
de l’air jusqu'en À. Un élève, le nei pincé, inspire 
l’air à l’aide d’un tuyau de caoutchouc. Le niveau de 
l’eau s'élève de A en B dans le flacon. Le volume 
compris entre les niveaux A et B correspond ou 
volume d'oir inspiré, l’appareil utilisé s'appelle un 
spiromètre. 


51 




1. L'AIR EXPIRE RECHAUFFE 
LES DOIGTS. IL CONTIENT DE 
LA VAPEUR D'EAU 



L'HOMME RESPIRE 

QUE SE PRODUIT IL PENDANT 
LA RESPIRATION? 

L’air inspiré qui pénètre dans les poumons est iden- 
tique à celui qui nous entoure, mais non à celui que 
nous rejetons. Cest que l'air a été modifié dans nos 
poumons. Qu'avons-nous constaté en entrant dans une 
pièce close où séjournent depuis des heures des hommes 
ou des enfants ? 

I. Expériences 

1° L’air expiré est plus chaud que l’air inspiré : on 
souffle dans ses mains* l'hiver* pour les réchauffer. 

2 0 A l’aide d’un tube de verre, chassons dans de l’eau 
de chaux l'air que nous expirons. 

L'eau de chaux se trouble. Or l'eau de chaux a la 
propriété particulière de devenir trouble au contact 
d’un gaz appelé gaz carbonique. Concluons : l’air expiré 
contient du gaz carbonique. 

Des observations faites avec des appareils précis permettent 
de constater que rai r inspiré et l'air expiré n'ont pas la même 
composition (fig. 3). 


1 litre d'air inspiré contient 


oxygène 


gaz carbonique 


0,2 litre 


quelques traces 


1 litre d’air expiré contient 


0,16 litre 


0,04 litre 


3° Soufrons l'air expiré sur une glace bien froide . 
Celle-ci se recouvre de buée. Concluons : l’air expiré 
contient beaucoup de vapeur d'eau. 

4° En conclusion* disons que l’air introduit dans les 
poumons s’appauvrit en oxygène; il se charge de gaz 
carbonique et de vapeur d'eau, 

II. Que devient l’oxygène disparu ? Comment se forme 

le gaz carbonique ? 


On a découvert que l'oxygène introduit dans les poumons traverse la paroi des alvéoles et passe dans 
le sang où il s’unit aux globules rouges. Ceux-ci l'emportent dans tout le corps où il sert à brûler des déchets 
et à nourrir les organes. Il se produit du gaz carbonique et de la vapeur d'eau (voir p. 92) qui sont trans- 
portés par le sang jusque dans les alvéoles d'où ils sont expulsés et rejetés avec l'air expiré (fi g . 4), 


III. Résumé 

L'air expiré n’a pas la même composition que l’air inspiré* Kl contient 
beaucoup moins d’oxygène et beaucoup plus de gaz carbonique et de 
vapeur d’eau. 

L’oxygène passe dans le sang à travers la paroi des alvéoles pulmonaires. 


52 




DE L'OXYGÈNE ET REJETTENT 
DU GAZ CARBONIQUE 



L'HOMME RESPIRE 

IV. HYGIÈNE DE LA RESPIRATION 

1 Q II faut se tenir bien droit , ta tête haute, afin que 
tes sommets des poumons soient bien ventilés et que 
les microbes de la tuberculose ne puissent s'y fixer. 

2° Lu pratique régulière de l'éducation physique contri- 
bue à maintenir en bon état et à améliorer l'appareil 
respiratoire, 

3° f/ fout éviter le plus possible de respirer de l'air 
poussiéreux , de l'orr pauvre en oxygène ou chargé de gaz 
carbonique : 

• Puisque ta combustion consomme de l'oxygène, 
on aura soin de renouveler l'air dans les pièces où sont 
u//umés des appareils de chauffage , poêles et réchauds, 

• Puisque la respiration consomme de l'oxygène et 
produit du gai carbonique, on aura soin d'aérer les 
pièces où plusieurs personnes ont séjourné . 

4 fJ II faut, en revanche, rechercher les occasions de 
respirer de /'air pur (à la campagne, à la montagne, à la 
mer) et de /e respirer profondément . 

L'éducation physique, les sports pratiqués modéré* 
ment, en créant « la soif d’air» obligent à respirer à 
fond et contribuent à l'hygiène de la respiration, 

5° Nous avons lu que des personnes avaient été 
asphyxiées par les goz produits dans des poêles dont le 
tirage étu/t défectueux ; il faut veiller à ce que le tirage 
des appareils de chauffage soit convenable et éviter de 
dormir dans une pièce où est allumé un poê/e ou une 
salamandre. 

Nous avons lu aussi que des personnes ont été 
asphyxiées par le gaz d'éclairage. Ce gaz, en effet, est 
un poison. If faut veiller à ce que le gaz d'éclairage ne 
puisse s'échapper sans brûler. 


V. Résumé 

Efforçons-nous d'inspirer profondément et de respirer de l'air pur; aérons 
largement tes pièces où nous séjournons. Méfions-nous des appareils de 
chauffage mal installés et du gaz d'éclairage. 


VI. Exercices 

1. Quels avantages tire-t-on d'une promenade à la campagne ? 

1, Pourquoi ouvre-t-on les fenêtres de la salle de classé pendant la récréation t 
1. Pourquoi faut-il vérifier fréquemment l'état du tuyau à gai ï Pourquoi faut-ll fermer chaque soir le 
robinet du compteur à gai ? 

4. Pourquoi est-il dangereux de laisser sans surveillance une lessiveuse bouillir sur le réchaud à gaz ? 


53 



TRANSPORT DE L'OXYGÈNE ET DES MATIÈRES 
NUTRITIVES DANS LE CORPS HUMAIN 



1. JE SENS DES PULSATIONS 


LE MOTEUR DE LA CIRCULATION : 
LE CŒUR 


Le sang n*est pas un liquide immobile; il circule dans 
notre corps comme circule l'eau dans des tuyaux* 
Un « moteur » provoque cette circulation : c*est un 
muscle, le cœur. 





4. LE 


I. Le sang circule dans tout le corps 

1 f> Quel que soit l'endroit de notre corps où 
nous nous piquons, le sang apparaît* Le sang se 
trouve donc en tout point de notre corps. 

2° Serrons notre poignet droit dans notre 
main gauche; appuyons l'extrémité de nos doigts 
sur les côtés de notre cou. Dans les deux cas, nous sen- 
tons de légers chocs. Comptons le nombre de ces 
chocs par minute* Ces chocs sont produits par le sang 
qui circule par ondes successives. (70 chocs à fa minute, 
environ*) 

3 d Plaçons notre oreille sur le côté gauche de 
la poitrine d'un camarade : nous entendons des 
chocs; ifs sont plus forts et plus nombreux lorsque notre 
camarade vient de courir* 

Un organe, le cœur, lance te sang dans tes différentes 
parties du corps. 

4° Essayons de prendre notre pouls; d'abord at* 
repos; puis après avoir couru; constatons que le nom- 
bre des pulsations par minute est supérieur à 70* 

Il en serait de même après une vive émotion (peur 
ou joie) ou si nous étions malade (fièvre). 

Le docteur tâte le pouls d'un malade. C'est qu'en effet 
b fièvre s'accompagne d'une accélération du pouls, c'est-à-dire 
de l'augmentation du nombre de battements du cœur par 
minute* 

Ainsi la circulation du sang est rendue plus 
rapide par l'exercice physique, rémotion, la 
fièvre. 


II. Le cœur 

1° Observons un cttur d'animal (mouton, veau, 
porc) : 

a) l'extérieur : c’est un muscle rouge, recouvert de 
graisse par endroits* Sa forme est à peu près conique. 


54 



oreillette 
droite 


eîllelte 
uche 


ore 


vuIé* 


ventricule 

gauche 


S. SCHEMA DU COEUR COUPE 



^-trachée 
artère 

cœur 


COEUR HUMAIN 


Au cœur sont fixés des vaisseaux : ceux dont la 
section demeure ouverte sont des artères; ceux dont 
la section est affaissée sont des veines. 

f>) l'intérieur : coupons le cceur en deux parties. 
Nous constatons qu'il est creux et qu'il contient 
4 cavités inégales : 

• deux à la partie supérieure : les oreillettes (oreil- 
lette droite* oreillette gauche); 

• deux à la partie inférieure : les ventricules (ven- 
tricule droit* ventricule gauche), 

Découvrons les cavités qui communiquent entre 
elles. 

• L'oreillette gauche et le ventricule gauche communi- 
quent par un orifice que peut fermer une valvule; 
Te n semble forme c< le cœur gauche ». 

• L'oreillette droite et le ventricule droit commune 
quent par un orifice que peut fermer une valvule; 
l'ensemble former le cœur droit». 

Constatons enfin que« le cœur gauche» et« le cœur 
droit» ne communiquent pas entre eux. 

2° Notre cœur : observons sur le croquis ci-contre 
l'emplacement de notre cœur; sachons que la pointe 
en est située un peu au-dessus de l'extrémité inférieure 
du sternum. 

Le cœur est un peu déporté vers la gauche; il se 
trouve en avant de l'œsophage. Le cœur d'un adulte 
a environ 10 cm de long et 9 de large; il pèse environ 

280 g. 

Indiquons, avec l'extrémité du doigt, le contour 
approximatif de notre cœur, l'emplacement des deux 
oreillettes et des deux ventricules. 


Résumé III. 

Le coeur est un muscle rouge, creux, situé entre les deux poumons. Il 
est divisé en 4 cavités : les deux oreillettes et les deux ventricule^^L'orei Mette 
gauche communique avec le ventricule gauche par un orifice que peut obtuf er 
une valvule; de même, l'oreillette droite communique avec le ventricule 
droit par un orifice que peut obturer une autre valvule* 
u cœur est le moteur de la circulation de notre sang. 


IV. Exercices 

1, En quelle région de la poitrine entendez-vous le mieux les battements du coeur? 

3, Indiquez avec le doigt remplacement du coeur de votre camarade* remplacement de votre propre 
coeu r. 

1. Dessinez la cage thoracique, le coeur; tracez en pointillé Je contour des poumons. 

4. Dessinez le schéma représentant l'intérieur du coeur humain. 


55 



arhére pulmonaire^ veinçs 


vei 


xave s 


aorte 


I 

! veines 
, pulmo* 
i naires 



SES VAISSEAUX 


COEUR 


ET 




veines 


mon 


veines 

caves 


2. CIRCULATION DU SANG 
DANS LE COEUR 


I 

l 

( 

\ 



/ 

/ 

I 
I 

l 
i 

t 

veines 

pulmon- 


artère 
pulmonaire 


artère 

o o rte 
/ 


\ t 

V 

voi 
caves 


3 COUPE DU COEUR 
< SCHÉMA > 


TRANSPORT DE L’OXYGÈNE ET DES MATIÈRES 
NUTRITIVES DANS LE CORPS HUMAIN 

LES ARTÈRES ET LES VEINES 


Le cœur esc le moteur qui envoie dans notre corps 
le sang chargé d'oxygène et de matières nutritives. 
Le sang circule dans des conduits appelés vaisseaux 
sanguins, dont les noms nous sont familiers : artères, 
veines* et qu'il nous faut maintenant étudier* 

I. Artères et veines 

1° Observons des tronçons de vaisseaux qui « sortent » 
du cœur : la section de certains de ces vaisseaux demeure 
ouverte* telle celle d'un tuyau de caoutchouc. Consta- 
tons que ces mêmes vaisseaux ont une paroi résistante , 
é/astique. On les nomme artères. Remarquons qu'une 
de ces artères part du ventricule gauche, l'autre du 
ventricule droit. 

Les autres vaisseaux ont une section semblable a 
celle d'un tuyau de toile : elle s'affaisse; ia paroi de ces 
vaisseaux est flasque : ce sont des veines. 

Remarquons que 4 veines aboutissent à l'oreillette gauche et 
2 à l'oreillette droite. 

Le sang circule dans toutes les régions du 
corps. Il perle à tous les endroits où Ton se pique. 
C'est qu'on a percé un vaisseau très fin — il n'a qu'un 
centième de millimètre, de diamètre — appelé vaisseau 
capittaire (c'est-à-dire fin comme un cheveu), 

II. L’appareil circulatoire 

Observons les schémas 3 et -4. 

1*> Suivons Tarière aorte ; elle part du ven- 
tricule gauche* se ramifie en plusieurs artères dont la 
plupart sont situées le long des os {par exemple l'ar- 
tère fémorale le long du fémur). Quelques artères 
sont à« fleur de peau » (artère du poignet (1) f artères 
des tempes*..). 

2° Suivons T artère pulmonaire qui part du 
ventricule droit et qui aboutit aux poumons. 

3° Remarquons les quatre veines pulmonaires 

qui aboutissent à l'oreillette gauche; elles viennent des 
poumons dont elles ramènent le sang au coeur. 

4° Remarquons les deux veines caves qui aboutis- 
sent à l'oreillette droite. Elles conduisent au coeur le 
sang qui a circulé dans le tronc et les membres. 

(1) Le médecin « prend le poul» du malade » en appuyant légé re- 
ment iur l'artère du poignet. 


56 




orhere 

pulmonaire 


veine ^ 
cave 


V 

a r hère 
□ orhe 


— poumon 


veine 

pulmonaire 


4 U APPAREIL CIRCULATOIRE 


5° Certaines veines sont situées profondé- 
ment à l’intérieur de notre corps; d’autres, 
au contraire, sont situées <st à fleur de peau ». 
Observons les veines de nos mains, de nos 
bras, de nos jambes. 

Artères et veines se rejoignent 
par les vaisseaux capillaires. Les artères 
se divisent en effet en ramifications de plus 
en plus fines, ce sont les vaisseaux capil- 
laires auxquels font suite des veines de 
plus en plus grosses. 

III. Mécanisme 

de la circulation du sang (') 

1 Ü Le cœur est un moteur qui aspire et 
refoule fe sang : dans les conditions 
habituelles, il se contracte environ 70 fois 
par minute. 


Nombre de pulsations d'un 
adulte i la minute 

70 

120 HO 

Température du corps 

37.5" C 

WC 41* C 


2o La contraction du ventricule gauche chasse le sang, par l'aorte, dans les artères 
puis dans les vaisseaux copi/Zaires (la valvule gauche s'oppose a la remontée du sang dans 
l'oreillette gauche). 

3° Le sang revient au coeur par les veines : les deux veines caves le conduisent à 
forei/lette droite qui, en se contractant, le chasse ensuite dans le ventricule droit. 

4 W La contraction du ventricule droit chasse le sang par l'artère pulmonaire dans 
les vaisseaux capillaires des poumons (la valvule droite s'oppose à îa remontée du sang 
dans l’oreillette droite). 

5° Le sang qui a irrigué les poumons revient à l'oreillette gauche par les 
4 veines pulmonaires. 

6° Le coeur fonctionne donc comme une pompe. 

A chaque contraction du ventricule gauche, 1/10 de litre de sang, environ, est lancé 
dans l'aorte. 


IV. Résumé 

1. L’appareil circulatoire comprend le cœur, des artères, des veines et\ 
des vaisseaux capillaires. Des ventricules du coeur partent des artères; auxyl 
oreillettes aboutissent des veines. 

2, Les contractions du cœur chassent le sang des ventricules dans les 

artères. Après avoir circulé dans les vaisseaux capillaires, le sang revient 
aux oreillettes par les veines. ; 

V. Questions 

1. Dessinez ti croquis Simplifié du c«ur et de ses vaisseau, sanjuins (fig. î) : n’oubliez pas d’indiquer 
les noms qui figurent sur ce croquis. 

2. Qu'est-ce qu'une artère ? une veine ? un capillaire ? 

3. Expliquez le trajet du sang en partant du ventricule gauche. 

(IJ Pour Cours Moyen I e innée 


57 





l.LE SANG san 9 bo ^ u 
BATTU NE COAGULE PAS 



2 . GOUTTE DE SANG VUE 
AU MICROSCOPE. 


TRANSPORT DE L’OXYGÈNE ET DES MATIÈRES 
NUTRITIVES DANS LE CORPS HUMAIN 

LE SANG 


Quand nous nous piquons, quand nous nous coupons, 
le sang perle* On nous donne alors les soins nécessaires 
pour arrêter ce saignement. Quand nous « saignons » 
un poulet, il meurt. Le sang est donc nécessaire à la 
vie. Apprenons quelle est la composition et quel est le 
rôle exact du sang. 

1. Le sang que nous pouvons 
observer 

Le sang frais : il est liquide et rouge; il a une 
saveur particulière (nous avons parfois sucé une petite 
plaie de notre doigt) : le sang a une saveur salée. 

Procurons-nous du sang d'un animal fraîchement* 
tué; mettons-en dans deux verres. Laissons reposer 
le sang contenu dans le premier verre; très rapide- 
ment se forme un caillot. Battons, avec des brindilles, 
le sang du deuxième verre. 

2° Le sang caillé : constatons que le 1 er verre 
contient maintenant une masse gélatineuse et rouge 
que l'on appelle le caillot, Ce caillot baigne dans un 
liquide jaunâtre nommé le sérum. 

3° Le sang battu : les brindilles de bois se recou- 
vrent d'une matière gélatineuse, grisâtre; et dans le 
fond du verre reste un liquide rouge qui ne coagule pas. 


IL La composition du sang 

1° Le sang est formé d'un liquide appelé pfasmo, 
de g/obu/es rouges qui lui donnent sa couleur et de 
globules blancs , Les globules ne sont visibles ni à l’oeil 
nu ni à la loupe. Ils sont tellement petits qu'on ne 
peut les observer qu'au microscope. 

Les gtobu/es rouges sont de petits disques de 7 millièmes de 
millimètre de diamètre et de 2 millièmes de millimètre d'épais- 
seur. Us sont légèrement renflés sur les bords. Il y a environ 
S millions de globules rouges par mm 3 de sang humain. 

Ces globules rouges peuvent emmagasiner de l'oxygène 
et le transporter dans tout le corps humain. 

Les globules blancs ont une forme irrégulière: Us sont plus 
gros et environ mille fois moins nombreux que les globules 
rouges. Ils peuvent se déformer et ont la propriété particulière 
d'absorber les microbes puis de les digérer. En se déformant 
ils peuvent traverser les parois fort minces des vaisseaux san- 
guins. 


58 





Dans le plasma est dissoute une matière qui, à J*air f se trans- 
forme en un corps élastique et grisâtre dont la composition 
rappelle celte du blanc d'oeuf : ce corps est la fibrine. 

C’est te plasma qui transporte les matières nutritives, pré- 
parées par la digestion, et îe gai carbonique produit dans 
l'organisme* 

2 Ü Quand on laisse le sang au repos et à Pair, la 
fibrine qui se forme emprisonne un très grand nombre 
de globules : la masse obtenue est un caillot rougeâtre 
recouvert de sérum* 

3° Quand on fouette le sang avec de s brindilles, la 
fibrine se dépose sur celles-ci et «‘emprisonne que 
peu de globules : aussi est-elle grisâtre, tandis que le 
liquide restant, qui contient la plupart des globules» 



3. ABSORPTION 
D'UN MICROBE 
PAR UN 
GLOBULE 
BLANC 


est rouge* 

4° Sachons que le corps d'un 
contient environ 5 //très de sang. 


III, Tableau d’ensemble 


homme 


adulte 


Sang frais 

Sang coagulé 

Sang battu 

Plasma 

Globules rouges 
Globules blancs 

liquide et quelques globules 

(sérum) 

fibrine 

emprisonnant ' (em|||#t) 

la plupart ; ' ' 

des globules ] 

liquide contenant la plupart 
des globules 

fibrine emprisonnant 
très peu 
de globules 


IV, Résumé 

t. Le sang frais coagule rapidement et se sépare en caillot et sérum, 

2, Le sang est formé d’un liquide ou plasma contenant des globules 
rouges et des globules blancs. Les globules rouges transportent l’oxygène 
dans le corps humain. 

3, (’) Le plasma contient en dissolution une matière qui, à l'air, se 
transforme en un corps élastique : la fibrine. La fibrine en se formant empri- 
sonne de nombreux globules en un caillot que baigne le sérum, 

4, ( ] ) Le plasma transporte dans le corps humain les matières nutri- 
tives produites par la digestion. 


V. Exercices 

1. Lorsque vous vous piquez ou que vous vous coupez légèrement, le sang coule* s'épaissit; une 
croûte se forme. Que s'èst-jj passé ? 

2. Vous avez vu votre maman fouetter, avec des brindilles ou une fourchette, le sang du lapin qu'elle 
vient de tuer. Pourquoi procède- 1 - e lie ainsi ? 

3, Dessinez un globule rouge ; de face; de profil. Coloriez-le* 

4, Un globule blanc absorbe un microbe : dessinez le globule et le microbe. 

(IJ Pour le CM T année 


59 


TRANSPORT DE L’OXYGÈNE ET DES MATIÈRES 
NUTRITIVES DANS LE CORPS HUMAIN 



orteres aorte veines 
pu I monoires \ pu I monoires 


1 . RELATIONS ENTRE 
LE COEUR ET LES POUMONS 



2. TRANSPORT DES MATIÈRES 
NUTRITIVES DANS LE SANG 


TRANSFORMATIONS SUBIES 
PAR LE SANG 


Le sang, lancé par le cœur, revient à son point de 
départ après être passé dans les artères, dans les 
capillaires, dans les veines. Quelles modifications a-t-il 
subies au cours de ce circuit? Pourquoi sa circulation 
continue est-elle nécessaire à notre vie ? 

1° Dans les poumons (fi g. 1 ), le sang se débar- 
rassé du gaz carbonique qu’il contenait et ses glo- 
bules rouges se chargent d'oxygène : il prend une 
belle teinte rouge. 

Ce sang revenant des poumons, pénétrant dans 
l'oreillette gauche puis dans le ventricule gauche et 
chassé dans J artère aorte, est donc oxygéné et rouge ; 
c’est du sang artériel * 

2° Le sang, à mesure qu'il est distribué dans le 
corps par les artères et les capillaires, perd son 
oxygène qui sert à nourrir tes organes et à bruter 
certains déchets; il se charge du gaz carbonique pro- 
duit et des autres déchets* Il prend une teinte sombre : 
c'est du sang veineux* 

Le sang de l'oreillette droite, du ventricule droit et 
de l’artère pulmonaire est donc du sang veineux ( 
c'est-à-dire pauvre en oxygène, riche en gaz carbonique 
et de teinte sombre. 

3° Le sang veineux redevient du sang artériel 

dans les parois des alvéoles pulmonaires* 

4 ° En outre, les matières nutritives provenant 
de la digestion passent de l'intestin dans le sang : 


• Les graisses sont déversées par un « canal » directement dans le sang veineux* 

• Les autres matières nutritives traversent le foie avant d’être déversées dans le 
sang veineux* Le foie retient des sucres si ces derniers sont trop abondants, ou, au 
contraire, en libère si le sang est trop pauvre en sucres. 

Finalement les matières nutritives sont distribuées au corps entier par le sang. 


60 



1 "CRAIGNEZ LES MALADIES 
DE CCEUR" 



1 VARICES DE LA JAMBE 



Hygiène de la circulation du sang 

1® Après un effort violent, que ressentons-nous ? 

Notre essoufflement, la sensation d'étouffement, les 
palpitations, la rapidité de nos pulsations sont dus 
à ce que notre organisme a produit beaucoup de gaz 
carbonique et exige beaucoup d'oxygène. 

Le coeur, qui doit lancer le sang plus violemment 
et plus fréquemment, se fatigue. 

Les exercices physiques trop nombreux ou trop 
violents peuvent causer des maladies de cœur 

(f'g- 1)- 

2° Nous voyons parfois, sur les jambes nues de 
certaines personnes, des cordons noueux et bleuâtres : 
ce sont des veines dilatées de place en place. Ces 
dilatations ou Yarîcts peuvent s'ulcérer et laisser 
échapper du sang (fg. 2), 

Les jarretières en serrant /es veines des jambes favori- 
sent I 1 apparition des varices. 

3° Les coupures, piqûres, écorchures provo- 
quent (‘écoulement du sang; un écoulement san- 
guin abondant se nomme hémorragie. 

Si l'écoulement est insignifiant, le sang perdu se 
coagule vite et constitue une « croûte » qui obture 
la blessure. 

Si l'écoulement est important, on applique sur la 
plaie de l'alcool à 90° ou de l'eau oxygénée ou du 
mercurochrome (fg. 3). 

Ces produits, en même temps qu'ils arrêtent l'hémor- 
ragie, désinfectent la plaie, c'est-à-dire qu'ils tuent les 
microbes qui peuvent s'y trouver. 

4 U Pour mettre fin aux saignements de nez, il 
convient d'introduire dans les narines un petit tampon 
d'ouate imbibé d'eau vinaigrée ou d'eau oxygénée. 


Travaux pratiques 

1. Appliquer occasionnellement sur une plaie un des produits susceptibles de faire cesser l'hémorragie. 

2 . Appliquer un pansement sur une plaie préalablement désinfectée, 

Résumé 

1 — Le sang porte au corps entier les matières nutritives provenant 
de la digestion ainsi que l'oxygène. 

U se charge de déchets, notamment de gaz carbonique qu’il abandonne 
dans les poumons. 

Le sang artériel est oxygéné et rouge. Le sang veineux, pauvre en oxy- 
gène, riche en gaz carbonique, a une teinte sombre, 

2 — Le cœur, comme tout moteur, se fatigue s’il est surmené. 

Si nous sommes blessés, arrêtons l'hémorragie à l'aide d'alcool, d'eau 
oxygénée ou de mercurochrome. 


61 


LE CORPS HUMAIN SE DÉBARRASSE DES POISONS 



1. EMPLACEMENT DU FOIE 
DANS LE CORPS HUMAIN 



2. ÉCOULEMENT DE LA, BILE 
DANS L'INTESTIN GRELE 


LE FOIE, LES REINS, 

LES GLANDES SUDORIPARES 


Le gaz carbonique produit dans l’organisme est 
rejeté au niveau des poumons. Mais le corps produit 
d’autres substances dont il doit se débarrasser sous 
peine de mort. Il faut que ces produits soient extraits 
du sang et éliminés. C’est le rôle des g/ondes que 
nous allons étudier. 


I. Le foie 

1° Observons un foie d'animal : c’est une masse 
brune portant un petit sac appelé poche à fiel (ou 
vésicule biliaire) qui contient un liquide vert» le fie/ 
ou br/e. Des vaisseaux sanguins aboutissent au foie. 

2° Le foie humain (représenté ci -contre). 

Il est situé dans la cavité abdominale» en haut* à 
droite (donc à gauche sur la figure)» entre le dia- 
phragme et l'estomac (fig. 1 ). 

Indiquons à l’aide de notre doigt le contour de 
notre foie. 

Le foie humain, chez l'adulte, pèse environ 2 kg. Il 
est relié (fig* 2, page 60) d’une part à la paroi de l'in- 
testin par des capillaires qui se réunissent en une 
veine et lui apportent des matières nutritives puisées 
dans l'intestin. 

Il est relié d'autre part au coeur par une veine qui 
se déverse dans la grosse veine cave* 

3° Le rôle du foie : nous savons déjà que le foie 
régularise la richesse du sang en sucre , En outre la bile 
qu'il sécrète facilite to digestion des graisses (fig. 2). 

De plus, le foie transforme certains corps analogues 
au blanc d'oeuf en un produit toxique, l'urée, qu'il 
déverse dans le sang et qui est éliminée, ensuite, par 
le rein. 

Enfin le foie élimine» dans la bile qu'il sécrète, des 
poisons fabriqués par les autres parties de l'organisme 
ou que le docteur nous a fait absorber en très petite 
quantité pour nous soigner (certains poisons sont 
en effet employés en pharmacie). 


62 



II. Le rein 

1° Observons un rein d'animal (de mouton par 
exemple). Cest une masse brun-rougeâtre qui a la 
forme d’un haricot. Coupons-le en long : une artère 
pénètre dans te rein. Elle s'y divise en capillaires' ces 
capillaires invisibles à F oeil nu se réunissent pour 
former des petites veines qui aboutissent finalement 
à une veine unique. 

Au cours de son passage dans le rein, le sang est 
en partie filtré : un liquide appelé urine traverse le 
« filtre », il est recueilli dans une cavité qui peut se 
vider par un conduit aboutissant à la vessie, 

2° Observons sur le dessin ci-contre la disposi- 
tion des deux reins humains (fig. 3), 

Situés de pari et d’autre de la colonne vertébrale, 
à la hauteur des dernières côtes, ils sont de couleur 
lie de vin. Chaque rein pèse environ 140 g. 

Le sang est amené dans le rein par une artère. Après 
filtration, il sort par une veine (fig, 4). L’urine élimi- 
née s’accumule dans la vessie d’où elle sera expulsée. 

L'homme évacue environ 1,5 i d'urine par jour. Cette urine 
contient près de 40 g d'urée, poison produit surtout par le foie. 

III. Les glandes sudoripares 

Observons notre peau quand nous suons : 

des gouttes de sueur perlent en de multiples points. 

Chaque gouttelette est sécrétée par une minuscule 
giande appelée glande sudoripare (fig. 5). Dans certaines 
régions de notre corps, il en existe plusieurs centaines 
par centimètre carré. 

La sueur a une composition analogue à celle de 
l’urine, maïs elle contient davantage d’eau. 

les glandes sudoripares éliminent une quantité de sueur à peu 
près égale à la moitié de la quantité d'urine éliminée par un rein. 


5. COUPE DE LA PEAU 


IV. Résumé 

Le foie élimine dans la bile les poisons 
fabriqués par l'organisme. 

Les deux reins éliminent l'urine, qu'ils 
extraient du sang et qui contient un poison appelé urée. L'urine s'accumule 
dans la vessie. 

Les glandes sudoripares produisent la sueur dont la composition est 
analogue à celle de Furine. 


V, Exercices : 1. Dessinez le croquis du foie, du rein et de la peau. — *2. Où la bile est-elle 
produite ? Comment est-elle éliminée ? — 3. Où sont placés les reins I Que produisent-ils? 


63 



1. L'OEIL HUMAIN 



2. L'OEIL DONNÉ UNE IMAGE 
RENVERSÉE DES OBJETS 


I. LES ORGANES DES SENS 


Nous sommes renseignés sur ce qui nous entoure 
grâce à nos yeux, à nos oreilles, à notre nez, à notre 
langue, à notre peau. Ces organes qui nous permettent 
de voir, d’entendre, de sentir, de goûter, de toucher, 
sont appelés organes des sens, 

1. — L'œil 

1° Observons un oe/f de lapin : comme l'œil humain, 
cet œil est protégé par une enveloppe résistante dont 
une partie, /a cornée, est transparente. A l'intérieur 
se trouvent Vins, percé d’une ouverture de grandeur 
variable : la pupille, et une lentille appelée cristallin. 
Une membrane, la rét/ne, tapisse l'intérieur de Tceil 
et se prolonge par le nerf optique. 

2° A un objet placé devant T oeil correspond sur 
la rétine une /mage renversée de cet objet. 

Les impressions lumineuses reçues par la rétine 
sont transmises par le nerf optique . 




3. L 1 OREILLE 


conduit 

auditif 

HUMAINE 


2. - L'oreille 


1° Observons /a figure 3 : Voreitle externe comprend 
pavillon et un conduit que ferme une membrane 
tympan. De l'autre côté du tympan se trouvent 
les parties internes de l'oreille où aboutît le nerf acous- 
tique. 

2° Lorsqu’un bruit, un son parviennent à l’oreille, 
ils font vibrer le tympan. Les vibrations sont transmises 
au nerf acoust/que. 


3. — Le nez 

1° Observons /a fgure 4 ; une membrane où aboutît 
le nerf olfactif tapisse les parois intérieures du nez. 

2° Lorsque des vapeurs ou des particules très fines 
viennent toucher la membrane, l’impression recueillie 
est transmise par le nerf olfactif 


4 * — La langue 

Observons la langue d'un camarade ; elle porte un 
grand nombre de petites popil/es auxquelles aboutis* 
sent des nerfs qui transmettent les impressions du goût. 

5. — La peau 

Observons la figure 6 : elle représente une coupe 
de la peau. De part et d'autre de la glande sudoripare 
nous voyons des nerfs qui transmettent les impressions 
du toucher. 


Ô4 


II. LE SYSTÈME NERVEUX 



grosses 

papilles 

_ -papilles 


5. LA LANGUE 



6. LA PEAU 



7. LE CERVEAU 
ET ÇA MOELLE 
EPI NI ERE 


Les renseignements fournis par (es organes des sens 
sont transmis par des nerfs au cerveau ou à fa moe//e 
épi mère. 

Le cenreûii, la moelle épinière f les nerfs sont trois 
parties importantes du système nerveux. 

1. — Le système nerveux 

1° Il nous est arrivé de voir le cerveau et la moelle 
épinière d'un lapin, d'un mouton ou d’un veau. 

2° Observons la figure 7; elle représente une partie 
du système nerveux de l'homme : 

— le cerveau est logé dans le crâne; 

— la moelle épinière est logée dans le canal qui 
existe à V intérieur de la co/onne vertëbra/e; 

— du cerveau et de la moe//e épinière partent des 
nerfs qui aboutissent dans les diverses parties du corps. 

2- — Actes volontaires et actes 
involontaires 

1 D Nous exécutons vo/on foire ment certains actes ; 
nous ouvrons une porte* nous lançons une balle, etc... 
Cest le cerveau qui provoque ces actes volontaires : 
ses ordres sont transmis aux muscles par des nerfs. 

2° Nous exécutons aussi des actes involontaires : je 
me pique la main. Aussitôt* je la retire. La sensa- 
tion douloureuse a été transmise à la moe/fe épinière 
et celle-ci* par l'intermédiaire d’un nerf a provoqué 
directement mon geste sans intervention du cerveau, 

3° Des nerfs spéciaux provoquent* sans interven- 
tion du cerveau ni de la moelle, les mouvements de 
l*estomac i de l'intestin* etc.** 


III. Résumé 

1. L'œil, l'oreille, le nez, la langue, la peau sont les organes des sens* 
Ces organes transmettent, par des nerfs* les impressions qu'ils reçoivent. 

2. Le système nerveux comprend le cerveau, la moelle épinière et les 
nerfs* 

3. Les actes volontaires sont commandés par le cerveau; les actes invo- 
lontaires sont commandés par la moelle épinière. 

IV. Exercices 

1. Quels sont les organes des sens? 2> Décrive! Toeil d’un lapin, 3. Comment s'appellent la mem 
brane de l'oreille? le nerf du nei ? 4. Quelles sont les parties principales du système nerveux? 


65 


1 anneau 


LES VERS 


vaisseau sanguin 


face dorsale 



->hH — H-v 

2. LA FACE VENTRALE 


cavU'e de I intestin vaisseau 
peau é halée \ sanquin 



I H 


paroi de I intestin' 

3. PORTION DU CORPS OUVERTE 


110 


I. LE VER DE TERRE 


Parfois la bêche du jardinier rejette sur le sol un 
gros ver rouge qui se tortille avant de s'enfoncer de 
nouveau dans la terre. 

1° Observons un ver de terre (fïgl) : son corps 
cylindrique, dépourvu de membres, est formé de nom- 
breux trnneoux semblable s. Sur le dos, il porte souvent 
un renflement appelé se//e. 

7buchons-/e : /o peou nue est humide et gluante; le 
corps est mou, dépourvu de squelette. 

2° Le ver se déplace en rampant sur sa face 
ventrale. L* avant du corps , de couleur foncée, est effilé, 
/'arrière, légèrement aplati. Successivement les diffé- 
rentes parties s’allongent puis se raccourcissent, elles 
se déplacent vers Pavant les unes après les autres. 

Mettons un ver de terre sur du papier de journal ; 
en rompant, if produit un léger bruit. Passons le doigt 
d'arrière en avant sur la face ventrale : la peau paraît 
légèrement rugueuse. Il n'en est pas de même dans 
l'autre sens. 

Avec la loupe, nous pouvons distinguer sur chaque 
anneau huit points groupés deux par deux : ce sont 
des crochets, ou soies , très courts et recourbés vers 
l'arrière (fig. 2). Les soies permettent au ver de 
prendre appui sur le sol lorsqu'il rampe. 

3° Le premier anneau ne porte pas d'yeux mais 
seulement une bouche entourée de lèvres. On ne peut 
le considérer comme une tête, 

4° Sur toute la longueur du corps, nous pou- 
vons distinguer, par transparence, un filet rouge, qui 
est un vaisseau sanguin , et /’/ntestin noirâtre qui 
contient de la terre et des débris. 

Le ver se nourrit de feuilles mortes et de terre 
qu’il rejette ensuite à l’extérieur sous forme de tor- 



tïl/ons visibles souvent dans les jardins. Par ses inces- 
sants travaux de terrassement, if facilite l'entrée de l'air 
dans le sol, de sorte qu'il présente une certaine utilité, 
5° Un ver privé de toute humidité ne tarde 
pas à mourir, II n’a en effet ni branchies, ni poumons 
et ne resp/re que par /a peau. Mats cette respiration 
n'est possible que si la peau est hum/de. 

6° Découpons dans le corps d’un ver mort ( l ) 
une portion de deux ou trois centimètres. Il s'en 
échappe un sang qui est coloré en rouge comme le 
nôtre. 

Coupons ensuite en long la peau de la face dorsale et étalons-la (fîg. J). Nous mettons à 
nu un fin vaisseau sanguin et l'intestin très gros et de couleur brun-jaune. Ouvrons l’intestin : 
il est souvent rempli de terre, 

7° Les oeufs pondus au printemps sont enveloppés dans une sorte de cocon. Il en 
sort de petits vers, 

go y n ver coupé en deux ne meurt pas : les deux morceaux peuvent continuer à 
vivre. Parfois même» chacun des tronçons reforme la partie manquante» de sorte qu'on a 
finalement deux vers au lieu d'un. 

II. Le groupe du ver de terre 

Beaucoup d'animaux à corps mou t dépourvu de squelette, souvent allongé et formé 
d'anneaux, ont été réunis avec le ver de terre dans le groupe 0 des Vers. 

III. Certains vers sont très nuisibles 

C'est ainsi que l'ascaris (fig. 4) et le ténia (fig. S) vivent en parasites dans le corps 
de l'homme, provoquant des désordres plus ou moins graves. 

En revanche, le ver de terre est utile car i! contribue à l'aération du sol. 

Citons encore la sangsue qui se nourrit du sang des autres animaux. On l'utilise par- 
fois pour enlever du sang à certains malades. 


IV. Résumé 

Le ver de terre a le corps mou, formé 
d'anneaux semblables. Il rampe à l’aide 
de soies. Il respire par sa peau humide 
et se nourrit de feuilles mortes et de terre. 

Il pond des œufs, il fait partie du groupe 
des Vers. 

V. Exercices 

t. Décrivez le corps du ver de terre. 

2. Comment se déplace le ver ? 

3. Comment le ver se nourrit-il ? 

4. Comment le ver respire-t-M ? 

5. Qu'arrfve-t-fl si on coupe un ver de terre en deux? 

6. Citez des animaux du groupe des Vers, 

<1) On a mis lé ver vivant dans de l'eau contenant un peu de chloroforme ou dans un flacon avec quelques 
gouttes de benzine. 

(2) Ce groupe est un embranchement. 




m 


Les grandes lignes 


de la classification 


L 

.ES Al 

Z 

> 

'c 

X 




Une colonne vertébrale 


souvent une coquille 


INVERTÉBRÉS 


peau dure; 
pattes articulées 


corps moufpas ét pattei, 
pas de coquille 





Exercices 

1. Nommez les différents animaux représentés sur ces deux pages, 2. Indiquez les grandes llfftii de 
îa classification des animaux. 3. Dans quel groupe placez-vous le canard ? De quel groupe plu* Importun 
fait‘11 partie? 4. Dans quel groupe placez-vous un animal qui possède une colonne vertébrale, d*i 
écailles et des branchies ? 

(t) Ces groupes sont des Embranchements* 

(2) Ou, plus exactement. Arachnides. 


plumes; 

poumons 


poils; 

poumons 


variable 


peau écailleuse; peau nue; branchies, 
poumons puis poumons 


écailles; 

branchies 


Oiseaux] Mammifères | | Reptiles] | Batraciens! [Poissons] 


(*) etc. (“) 


4 doigts 

Porcinsf* 


iivores| | Rongeurs 


Résumé - Conclusion 

1. Les animaux à colonne vertébrale forment le groupe des Vertébrés. 
Les animaux qui n'ont pas de squelette osseux, ou Invertébrés, sont répartit 
en groupes appelés Mollusques, Articulés, Vers, etc. 

2. Chacun de ces grands groupes se divise à nouveau en groupes plui 
petits. Par exemple les Vertébrés se divisent en Mammifères, Oiseaux, 
Reptiles, Batraciens, Poissons. 

2. On peut encore répartir les animaux en sous*groupes. C'est ainsi 
que parmi les Mammifères on distingue les Carnivores, les Rongeurs, les 
Insectivores, les Chevaux, les Ruminants, les Porcins, etc. 


MOLLUSQUES 


ARTICULÉS 


2 antennes 
6 pattes 


pas d'antennes 
S pattes 


4 antennes; 
cuirasse épaisse 


VERTÉBRÉS 


VERS 


Crustacés 


Araignées 


Insectes 


I Cti groupe! iont dot ordres. On pourrait ajouter les Primates avec l'homme et le singe. 


(3) Ces groupes sont des Chmes, Rappelez- vous le mot ECO formé avec la 1 fi lettre dit mal» f mtorah* iiemem 
Classe et Ordre; il vous permettra de ranger convenablement les grandi groupe» de la cliiilfkliléA 


i a a 



I. OBSERVATION A LA LOUPE 


LES PLANTES 


NOTRE MATÉRIEL 




3 ■ ETUDE DE FLEUR 


L'étude des plantes se nomme 1a Botanique* 

1° Pour chaque étude de plante à fleurs nous 
nous procurerons un rameau fleuri de la plante à étu- 
dier* Nous apporterons des fruits quand ceux-ci existent 
en même temps que les fleurs* Chaque fois que la chose 
est possible, nous prendrons la plante entière avec 
ses racines . 

2° La plupart des observations seront faites 
à l’œil nu. Pour certains détails cependant la loupe 
est fort utile (fig, 1). 

On peut utiliser soit une loupe ordinaire, soit une 
loupe compte-fils, soit une loupe d'horloger, que Ton 
place à l'œil comme un monocle et qui laisse les 
mains libres* 

3° Pour séparer ou manipuler les différentes 
parties de la fleur, il est parfois préférable d'utiliser, 
plutôt que les doigts, une petite pince (pince à échardes 
ou pince à épiler par exemple). 

On se sert aussi d'une aiguille emmanchée à l'extré- 
mité d'un morceau de bois, ou même de la pointe 
d'une plume propre (fig. 2). 

4° Les différentes parties de la fleur, soigneu- 
sement séparées, sont mises à sécher entre les pages 
d*un vieux livre* 


114 


Elles sont ensuite collées sur une feuille de papier 
fort en reproduisant autant que possible la disposition 
naturelle (ftg, 3). 


5° De la même façon, nous pouvons préparer 

des plantes entières ou, tout au moins, des rameaux 
fleuris, et constituer ainsi une collection de plantes 
séchées ou herbier (fig. 4), 

Les plantes seront Fixées à l'aide de bandes de papier gommé : 
on indiquera le nom de la plante, la date et le lieu de la récolte. 

6° Enfin nos observations peuvent être résu- 
mées sur un cahier spécial, avec dessins en couleurs 
sur la page gauche et schémas en noir avec résumé sur 
la page droite {fig. 5). 

7° Les études de plantes qui suivent sont grou- 
pées par séries de 4 pages. 

Elles comportent d'abord l'étude détaillée, géné- 
ralement sur deux pages, d'une p/ante commune, 

À cette étude, suffisante pour la première année du Cours 
moyen, correspond le numéro 1 du résumé. 

Les deux autres pages apportent des compléments : fruits (cerise, gland) ou graines 
(pois): il «st également proposé une seconde étude de plante, facultative d 'ailleurs ( L ). 
L’ensemble se termine par un aperçu sur le groupement des plantes en famille et leur utilité 
pour les hommes. 

Calendrier des débuts de floraison 

(Région parisienne) 


Fin février-mars 

Avril 

Mai 

Juin 

Noisetier 

Cerisier ( 3 ) 

Pois ( 5 ) 

8lé 

Giroflée ( 2 ) 

Tulipe 

Robinier 

lis 

Ficaire 

Primevère 

Renoncule 
Chêne ( 4 ) 
Fraisier 

Moutarde 

Avoine 



1. Cette étude peut être proposée aux élèves en travail personnel, ou encore être faite au cours de la 
2* année de C M, 

2. Il est bon de commencer la Botanique par l'étude de la giroflée. {Si l'on veut avoir des fleurs dès octobre 
et jusqu'au* gelées, il faut semer en mai de la giroflée ravenelle dans un endroit bien exposé. En semant fin juin, on 
a des fleurs en février-mars), 

3. Cerises en juin. 4. Glands en octobre. S. Graines en Juin, 


115 


LES CRUCIFÈRES 



I. LA GIROFLÉE (*) 


A. PLANTE ET FLEUR 

À l'état sauvage, la giroflée vit surtout dans les 
ruines et sur les vieux murs qu'elle égaie de la vive 
couleur jaune de ses fleurs. On l’appelle d’ailleurs 
giroflée des muraille s. Les fleurs des giroflées cultivées, 
dont les couleurs vont du jaune au rouge grenat, 
répandent une odeur très douce. 

1° Observons la plante entière : une grosse 
ratme principale porte de nombreuses racines secon- 
daires beaucoup plus fines. 

Les feui//es, simples, sont dépourvues de queue, elles 
s’attachent isolément à la tige, 

2 ° Les fleurs forment une grappe. A la partie 
inférieure, elles sont épanouies et même déjà fanées, 
alors qu'au sommet elles ne sont encore qu'en bou- 
ton. Dans quel sens se fait donc la floraison ? 

Chaque fleur est fixée à la tige par une queue assez 
longue. 

3° Étudions une fleur : quatre languettes vertes 
ou rouge violacé l'entourent à la base. Ce sont les 
sëpa/es dont l'ensemble constitue le ca/ice (fig. 1). 
On peut les arracher un à un, car ils ne sont pas soudés 
entre eux mais, au contraire, libres, 

Cest le calice qui enveloppait entièrement la fleur 
alors qu’elle était en bouton. 

Des 4 sépales, 2 sont légèrement bossus à la base, 

4° La parure de la fleur est faite essentiellement 
de quatre lames vivement colorées. Ce sont les pétales 
dont l’ensemble constitue la corolle {fig, 2). Ifs sont 
disposés en croix „ comme d'ailleurs les sépales avec 
lesquels ils alternent. 

Il est facile de reproduire cette disposition en utili- 
sant les sépales et les pétales arrachés (fig. 3). 

Comme les sépales, les pétales sont libres , 

(1) En 1 r * année de Cours Moyen on se concernera de l'étude n“ t 
à laquelle correspond la ^ Tl ^ partie du résumé et des exercices. 


116 






c loi 

[jsH g mate 
v style 

r^ovoire 

OVU 

7. L'OVAIRE 
6. LE PISTIL COUPÉ 



5° Calice et corolle protègent les autres par- 
ties de la Heur. Tout au centre de celle-ci, nous 
découvrons en effet six bâtonnets blanchâtres, les 
étamines (fig, 4), qui entourent une colon nette verte, 
le pisti/ (fig. 6). 

Les étamines sont au nombre de 6: deux d’entre elles 
sont légèrement plus petites que les autres. 

6 Ü Chaque étamine est formée d’une mince tige 
blanche, le filet, supportant à son sommet une partie 
allongée (fig, 5), Dans les fleurs bien épanouies, cette 
dernière partie est recouverte d’une fine poussière 
jaune qui est le pollen , si recherché par les abeilles 
pour leur nourriture. 

Le pollen se forme à l’intérieur de l'étamine qui 
s'ouvre et le laisse échapper lorsqu’il est mûr. 

7 Û Le pistil, tout au centre de la fleur, peut être 
comparé à une bouteille très allongée : au bouchon 
correspond Je stigmate, renflement qui termine le 
pistil en haut; le goulot est le style, le ventre de la 
bouteille est l'ovaire. Dans l’ovaire se trouvent des 
boules blanches difficilement visibles, car elles sont 
extrêmement petites : ce sont les ovu/es (fig. 7). 


B, FRUIT ET GRAINE 


8 Ü Observons à la base de la grappe ce qui 
reste des fleurs fanées : sépales, pétales et étamines 
sont tombés. Seul demeure le pistil, considérable- 
ment grossi, car H se transforme en fruit (fig. 8), En 
mûrissant, il se dessèche, puis les parois se séparent 
par la base, laissant voir les graines fixées à une cloi- 
son qui partage le fruit dans toute sa longueur (fig. 9), 

L'ovaire était donc divisé lui-même en deux parties ou loge*- 

9 (ï Les graines résultent de la transformation 
des ovules. Elles tombent sur le sol et peuvent, en 
germant, donner de nouveaux pieds de giroflée. 

10° La fleur donne donc naissance à des graines 

qui assurent la reproduction de fa plante. 


117 



fruits en 
formahon 


grbppe 

de 

fleurs 


fieu 


rs en 


bougon 


MOUTARDE 


lO.LA 


4 péfales 


en croix 


4 sépale 
©n croix 


U. LA FLEUR VUE DE FACE 



k 4 grandes!^ S ^'9 m 
Léfiamïnes jT^sfyle 


2'petïïes U 'ovaire 
éta mines 


1ZETAMINE 
ET PISTIL 


1ALE FRUIT 


13. LE PISTIL 



cloison 


15. LES GRAINES 
DANS LEUR LOGE 


UNE AUTRE PLANTE QUI RESSEMBLE A 
LA GIROFLÉE (») 


II. LA MOUTARDE 


C'est une « mauvaise herbe » très commune qui 
envahit parfois les champs de céréales (fig. 10). 

1° La pl ante est fixée par une grosse racine prin- 
cipale et de fines rae/nes secondaire s. 

Dans chaque feuille, au bord plus ou moins découpé, 
s’observe une forte nervure prine/pü/e de laquelle se 
détachent des nervures secondaires. 

2° L©s fleurs sont groupées en grappes jaunes avec 
des boutons, tout au sommet des tiges. Au-dessous, 
on peut observer des fleurs fanées et des fruits en 
formation. 

Chaque fleur comprend 4 sépales allongés d'un jaune 
verdâtre, 4 pétales arrondis et jaunes (fig. 11), 6 éta- 
mines, dont 2 plus petites qui s'écartent des 4 autres, et 
un p/strf allongé terminé par un stigmate légèrement 
renflé (flg. 12 et 13). 

3° Le pistil se développe en un fruit terminé 
par un bec pointu (flg. 1 4). Ouvrons un fruit encore vert : 
les graines y sont alignées en une seule rangée, de 
part et d'autre d'une mince cloison qui divise l'inté- 
rieur en 2 loges, 

4° Le fruit mur s'ouvre par ses deux parois, 
découvrant ainsi la cloison médiane et ses graines 
(fig. 15). 

5° L’étude de fa giroflée et de la moutarde 

montre de grandes ressemblances entre ces plantes. 
Les fleurs, en particulier, avec leurs 4 pétales en croix 
et le fruit séparé en 2 loges, sont organisées de la 
même façon. On dit que la giroflée et la moutarde 
appartiennent à la même famille de p/ontes. 

{!) Cette étude peut être réservée à la 2“ année du Cours 
Moyen, ainsi que les paragraphes lll et IV et la 2' partie du 
résumé et des exercices. 


118 




III. La famille de la giroflée 


16- LES FRUITS DE 

LA MONNAIE DU PAPE 


De nombreuses plantes ont, comme la giroflée, 
des fleurs comprenant : 

• 4 sépales libres; 

• 4 pétales libres disposés en croix; 

• 6 étamines dont 4 grandes et 2 petites; 

» un pistil dont l'ovaire est divisé en 2 parties 
par une cloison. 

Ces plantes forment la famille des Crucifères 
ou plantes à pétales en croix. 


IV. Des Crucifères utiles et des Crucifères nuisibles 


1° Crucifères utiles : le chou, le navet , le radis, le cresson entrent dans notre alimen- 
tation, Les variétés de choux sont nombreuses : chou ordinaire, chou de Bruxelles, 
chou-fleur, chou-rave; certaines variétés servent à nourrir les animaux. 

Des graines du colza on extrait de l’huile. 

De nombreuses Crucifères ornent nos jardins et nos maisons : citons la giroflée, la 
monnaie du pape (fig. 16), la corbeille d'argent . 

2° Crucifères nuisibles : d’autres, qui envahissent nos cultures, ne sont pour nous que 
de mauvaises herbes (moutarde des champs, bourse-à-pasteur , etc.}. 

V. Résumé 

*• La gi roflée possède des feuilles simples et des fleurs groupées en 
grappe : chaque fleur comprend un calice à 4 sépales libres, une corolle à 
4 pétales disposés en croix, 6 étamines et un pistil dont l'ovaire contient de 
nombreux ovuies. 

2. La famille des Crucifères réunit les plantes qui ont des fleurs formées 
de 4 sépales, de 4 pétales en croix, de 6 étamines, dont 2 plus courtes, d’un 
pistil à ovaire divisé en 2 parties par une cloison (giroflée, chou, navet, etc.). 


VI. Exercices 

1. Que savez-vous des racines de la giroflée ï de ses feuilles ? 

2. Comment sont disposées les fleurs de la giroflée ? Pour- 
quoi peut-on avoir en même temps des boutons et des fruits 
sur la même tige ? 

3. Décrivez le calice, la corolle de la giroflée. 

4. Combien y a-t-il d'étamines } . Décrivez une étamine, 

5. Que contient le pistil ? Que devient-ïl par la suite ? 

6. Comparez la fleur de giroflée à la fleur de moutarde. 

7. Quelles ressemblances y a-t-il entre le fruit de moutarde 
et le fruit de giroflée ? 

B. Donnez les caractères de la famille des Crucifères. 

9. Citez des Crucifères utiles et des Crucifères nuisibles. 



17, LA FLEyR DE GIROFLEE 
COUPEE EN LONG 


119 


LES RENONCULAOÉES 



L LA RENONCULE 


A. PLANTE ET FLEUR 

Dès le mois d'avril» au bord des chemins et dans 
les prés, éclosent les boutons d'or à l'éclatant coloris. 
Chaque soir» les brillantes corolles se referment pour 
s'ouvrir à nouveau quand paraît le soleil* Ce « som- 
meil des fleurs » n'est pas chose rare ; observons 
autour de nous pour en découvrir d'autres exemples (*). 
De plus* plaçons un bouquet de boutons d'or dans un 
endroit obscur; nous l'observerons dans quelques 
heures. 

1° La plante entière : /es radnes sont fixées à 
une grosse souche qui ressemble à une racine mais 
qui est, en réalité* une t/ge souterraine. Une telle tige 
est appelée rhizome ( 1 2 ) (fîg. 1). 

Les feuille s de la base ont une longue queue (ou 
pétiole) et sont profondément découpées. A fa partie 
supérieure, elles sont beaucoup plus réduites (ftg, 2). 

2° Les fleurs sont isolées à l'extrémité d'une 
longue queue* Elles ne s'épanouissent pas toutes en 
même temps* de sorte que Ton trouve sur la même 
plante des boutons, des fleurs et des fruits. 

Observons une fleur en bouton : nous ne 
voyons que le calice qui enveloppe entièrement le 
reste de la fleur. De couleur jaune verdâtre et couverts 
de poils* les sépo/es sont au nombre de 5 (fîg, 3), 

4° Dans la fleur épanouie, les sépales s'étalent 
largement et libèrent fa splendide corolle qui justifie 
le nom de « bouton d'or ». Nous comptons 5 péta/es : 
ce nombre est le même que celui des sépales. 

Observons la fleur par-dessous : nous voyons que les 
5 pétales alternent avec les 5 sépales. 

Arrachons sépa/es et péta/es : toutes ces pièces sont 
fibres. 

Observons un pétale (fig. 4) : de couleur jaune, sa 
face Inférieure est terne alors que la face supérieure 
est brillante comme si elle était recouverte d'un vernis, 

(1) Le pissenlit, par exemple. 

(2) C'est une sorte d'oignon dans la renoncu/e bwfbei/îe* 


120 



2. FEUILLE 
DU SOMMET 


1* RHIZOME 
ET FEUILLE 
DE LA BASE 



éfami nés 


LE POLLEN 
5, OUVERTURE S'ECHAPPE 
, D'UNE VERS 

ETAMINE L'EXTERIEUR 



sNgmare 


shyle - 


ovaire 


ov 


le 

cicohrice 

des 

ehomi nés 


7 LE PI STI L ê- UN CARPELLE 


À la base de chaque pétale existe une petite écaille 
sous laquelle se forme un liquide sucré, le nectar t 
que recherchent les abeilles pour faire le miel, 

5° Les étamines sont très nombreuses : leur 
nombre varie d'une fleur à l'autre. 

Observons la partie supérieure d'une étamine. Cette 
partie se nomme Tonthère. Cherchons de quel côté 
elle s'ouvre pour libérer le pollen lorsqu'elle est 
mure : pour cela observons les jeunes étamines d'une 
fleur en bouton et des étamines plus âgées. L'ouver- 
ture de l'anthère se fait par 2 fentes situées du côté 
externe de la fleur, de sorte que le pollen s'échappe 
vers l'extérieur (fig, 5 et 6)* 


Dans la plupart des autres plantes, la giroflée par exemple, 
il est libéré au contraire vers l'intérieur de la fleur. 

6 Ü Le pistil (fig. 7) est une grosse boule verte 
hérissée de pointes et située au centre du bouquet 
formé par les étamines. 

Détachons que/ques-unes des petites masses arrondies 
et plates qui le constituent ; elles ne sont pas fixées 
les unes aux autres, elles sont donc /ibres. 

Leur nombre est grand. Comme pour les étamines, 
H est variable. 

Ces petites masses se nomment des carpe//es. 

7 Ü Observons un carpelle (fig. 8) : la masse 
arrondie est un ovaire. Par transparence et avec l'aide 
de la loupe, nous y distinguons un ovule. 

Chaque carpelle est pourvu d'un bec pointu qui est 
un style et que termine un stigmate. 

Le pistil de ta renoncule est donc composé de nombreux 
carpelles dont chacun, avec son ovaire, son style et son stigmate, 
peut être considéré comme un pistil simple. 


121 




ehomm e 

i 

i 
t 


9 


.LA RENONCULE COUPEE 

EN LONG 



IG. LE FRU IT DE LA RENONCU LE 


8° Détachons tous les carpelles tomme nous 
avons détaché les pétales et les étamines. Le renflement 
sur lequel étaient fixées toutes les pièces de la fleur 
s'appelle le réceptoc/e (fig. 9), 

6. FRUIT ET GRAINE 

9 U Le fruit. Examinons une fleur fanée depuis 
longtemps (fig. 10). Seul subsiste le pistil qui, ayant 
grossi, est devenu un fruit ou plutôt un groupe de 
petits fruits : chacun de ces derniers en effet contient 
une gro/ne; chaque fruit peut être facilement séparé 
de ses frères auxquels il n'est nullement soudé, 

1Q Ü Le carpelle mûr se dessèche mais ne s'ouvre 
pas de lui-même. Il tombe sur le sol; la graine germe, 
fait éclater l'enveloppe et donne naissance à un nou- 
veau pied de renoncule. 

UNE AUTRE PLANTE QUI RESSEMBLE A 
LA RENONCULE ( l ) 



11. LA FICAI RE 


II. LA FICAIRE 


La ficaire (fig. 11) est très commune dans les endroits 
humides; elfe fleurit dès la fin du mois de mars, 

1° Ses racines s'épaississent pour former de gros 
tuhercu/es bourrés de réserves nutritives. 

2° Les feuilles sont en forme de cœur. 

3° Les fleurs possèdent 3 sépales verdâtres, 6 à 
9 pétales jaune d'or, à surface vernissée et portant 
une écaille à la base; les étamines et les carpelles 
sont nombreux. 

4° Fruits et graines sont rares. La ficaire se 
reproduit grâce à des bulbi/fes, masses blanches, grosses 
comme des petits pois et qui se forment à l'aisselle 
des feuilles après la floraison. Les bulbtlles se détachent, 
tombent sur le sol et donneront de nouveaux pieds 
de ficaire. 

Ce mode de reproduction est analogue à celui qu'utilise 
le jardinier pour cultiver l'ail i partir des gousses. 

(1) C M. I 


122 


III. La famille de la Renoncule 

Comme le bouton d'or, beaucoup de plantes ont 
des fleurs ; 

• à sépales et pétales libres; 

• à étamines beaucoup plus nombreuses que les 
pétales. {Le pollen est libéré vers l'extérieur de la 
fleur.) 

On réunît ces plantes dans la famille des Renon- 
cul acées. 

12 . anemone des bois IV. Renonculacées utiles et nuisibles 

1° Renonculacées utiles : certaines Renonculacées sont cultivées comme plontes 
d'ornement; ce sont les ünémofies des fleuristes, les roses de Noël qui fleurissent en hiver, 
les magnifiques pivoines qui ornent nos jardins. 

Dès le mais de mars, les gentilles fleurs blanches de l'anémone des bois égaient le sol de nos forêts 

(H- 12>- 

2° Renonculacées nuisibles : beaucoup de Renonculacées ne sont que de 
mauvaises herbes, telles les nombreuses espèces de boutons d'or. Elles envahissent souvent 
les prairies humides. Certaines contiennent des poisons, les animaux ne les mangent 
d'ailleurs pas. 

Les grenoui Mettes sont des renoncules d'eau à fleurs blanches (fig. 13). 


V. Résumé 

1. La renoncule a des feuilles très découpées. Les fleurs sont isolées. 
Elles comprennent un calice de 5 sépales libres, une corolle de 5 pétales 
libres» de nombreuses étamines qui libèrent leur pollen vers l'extérieur. 
Le pistil est formé de nombreux carpelles libres, 

2. La famille des Renonculacées groupe les plantes dont les fleurs ont 
des sépales libres, des pétales libres et de nombreuses étamines dont le 
pollen est rejeté vers l'extérieur (bouton d’or ou renoncule, renoncule 
d’eau, pivoine, anémone, etc.). 


VI. Exercices 

1. Décrivez le calice et ta corolle de la renoncule. 

2. Que savez-vous des étamines de la renoncule ? 

3. Comment est fait le pistil de la renoncule ? 

4. Que devient le pistil de la renoncule ï 

5. Où et quand trouve-t-on des ficaires i 

6. Décrivez la fîeur de ficaire. Comparez-laà la fleur de renon- 
cule. 

7. Quels sont les caractères des Renonculacées? 

3. Citez quelques plantes de la famille des Renonculacées. 



15 . LA RENONCULE AQUATIQUE 
(GRENOUILLETTE) O 2 SOr+es 


de feuilles 



123 


» v - 


LES ROSACÉES 



I. LE CERISIER 

A. PLANTE ET FLEUR 

Magnifique ornement de nos vergers, le cerisier, en 
avril , est un énorme bouquet blanc. Mais bientôt sa 
merveilleuse parure se transforme en une pluie 
d'innombrables pétales blancs. Et, dès le premier 
mai, il devient bien difficile de cueillir encore des 
fleurs de cerisier. 

1° Une branche de cerisier. Cassons cette bran- 
che : elle est dure (c'est du bois), on dit qu'elle est 
ligneuse. 

Au contraire la tige de renoncule, aussi peu résistante que 
l’herbe, est dite herbacée. 

Sur la branche, certains bourgeons, dont nous voyons 
encore les écailles, ont donné naissance à des fleurs; 
d'autres, à des feuilles. 

2° Les feuilles (fîg.1) commencent seulement à 
étaler leur lame verte ou bmbe alors que les fleurs 
sont déjà épanouies. Le limbe est parcouru par de 
nombreuses nervures ; son bord est denté. 

A ta base du pétiole, les feuilles portent deux petites lan- 
guettes qui ne tardent pas à tomber (■). 

Parfois, à l'endroit où s'attachent limbe et pétiole, il y a 
deux petites boutes rouges qui produisent du nectar recherché 
par les abeilles. 

3° Les fleurs, qui sortent en bouquet de leur bour- 
geon, sont toutes issues du même point ( 2 ) et portées 
chacune par une longue queue ou pédoncule ; un tel 
groupement de fleurs s'appelle une ombelle (fig. 2). 

4° Observons une fleur en bouton : le calice 
enveloppe entièrement le reste de la fleur. Son rôle 
est donc essentiellement protecteur. Tout en restant 
soudés à leur base, les 5 sépales verts qui constituent 
le calice s'ouvrent pour laisser sortir la boule blanche 
des pétales encore serrés les uns contre les autres. 

(1) Les stipules (nom féminin). 

(2) Chci le cerisier commun (à fruits acides). On retrouve ce grou- 
pe ment dans les fleurs de carotte et de persil. 




124 




nerv u re 
princi 


De 


r^n 


nervures 
secondaires 

1. UNE FEUILLE JEUNE 

Fieu r en bou 


2. UNE OMBELLE DE FLEURS 



3. FLEUR COUPÉE EN LONG 



an 

soudure 
étamines 
sépales 

ovule 


ova f re 


4. COUPE DE LA FLEUR 
APRES LA CHUTE DES PETALES 



pétale 


sépolé I 'réceptacle 

5. COUPE TRÈS SIM PU FIÉE 


5° Étudions la corolle d’une fleur épanouie z 

5 /orges pétales blancs étalés sont fixés aux sépales 
et en alternance avec ceux-ci. On peut facilement 
les détacher un à un car ils sont //bres entre eux. 

D'ailleurs Ns ne tardent pas à tomber* emportés 
par le vent. Ainsi s’en va le beau manteau blanc dont 
l'arbre était paré. 

6 Ü Les étamines se dessèchent après la chute des 
pétales mais subsistent quelque temps encore. Comp- 
tons-! es : elles sont nombreuses . De plus leur nombre 
est variable d’une fleur à l’autre, 

Ei/es sont fixées aux sépales (fig, 4) et ne tombent 
qu’avec ceux-ci* En revanche, les pétales n’entraînent 
jamais d'étamines dans leur chute. Entre elles, les 
étamines sont libres * 

Il est intéressant d'ouvrir une fleur en bouton afin d'observer 
les anthères des jeunes étamines et de les comparer à des 
anthères mûres d'étamines plus âgées. 


7° La base de la fleur a la forme d’une coupe 
profonde qui porte sur ses bords sépales* pétales 
et étamines (fig. 3 et 4), 

Déchirons cette coupe, ouvrons-la : nous découvrons 
entièrement le pistif , fixé tout au fond de la cavité. 

Dessinons le pistil (fig. 4). Un style* très long, élève 
le st/gmote qui le termine au niveau des anthères avec 
lesquelles on le confond à première vue; mais sa 
couleur verdâtre permet de distinguer le stigmate 
des anthères jaunes. 


A ta base du style, se trouve /'ovaire niché tout au 
fond de la coupe et de couleur verte. Il n’est soudé à 
aucune autre pièce de la fleur mais est fixé à l'extré- 
mité du pédoncule : c'est un ovaire fibre. 

Il contient deux ovules difficilement visibles car 
ils sont très petits, 

Remarque ; la coupe au fond de laquelle est fixé 
le pistil est le réceptacle de la fleur (fig. 5), Mais, alors 
que dans la renoncule le réceptacle est bombé , dans 
la fleur de cerisier* il est creux. 


125 



cicolri 
au\ Sh 



cd Irce 

6. TRANSFORMATION 

EN FRUIT (mai) 



cohyledons 

8 LA G RAI NE SANS 

LA PEAU (planhule) 

FRAISIER 

sépale 


étamines 



/ 

un hoc le 

corpelle H bombé 

9. COUPE EN LONG DE LA 
FLEUR DE FRAISIER 


t 


stigmate 

""sl'yle 

-ovaire 




lO.UN 

CARPELLE 



IL LES ETAMINES 
FIXÉES AU CALICE 

, réceptacle 
charnu 

â \ 

Frutfs 

A 


: o ! i 


ce 


B, FRUIT ET GRAINE 

8° La transformation en fruit (fi g. 6) est facile 
à suivre durant le mois de mai . Après la corolle, c'est 
le calice qui tombe, emportant avec lui les étamines 
desséchées. L'ovaire se développe avec une rapidité 
étonnante. Le style se dessèche et disparaît, laissant 
une légère cicatrice. 

9° Étudions un fruit (fig. 7) : au mois de juin, 
l’ovaire est devenu un beau fruit rouge. 

La paroi de /'ovaire s'est transformée : la partie 
externe est devenue charnue, c'est la chair ou pulpe 
que nous mangeons; la partie interne s'est trans- 
formée en bois et constitue le noyau. 

L'un des o vu/es s'est transformé en une amande; 
l'autre ne s'est pas développé, 

10° L'amande est une graine car elle peut germer 
et donner un nouveau cerisier. 

Elle est essentiellement formée par une plantule 
enveloppée dans une peau. La plantule comprend 
deux cotylédons , garnis de matières nutritives, entre 
lesquels se trouve un « germe » (fig, 8). 

UNE AUTRE FLEUR QUI RESSEMBLE A CELLE 
DU CERISIER ( l ) 

II. LE FRAISIER 

1° La fleur (fig. 9) (fin avril) présente un calice 
de 5 sépales doublé d'un second calice formé égale- 
ment de 5 pièces, 

(Ce nombre est généralement plus grand dans les variétés 
eu Itivées). 

2° La corolle compte 5 pétales blancs. 

3° Les étamines, nombreuses, sont fixées au 
calice, de sorte qu'en arrachant des sépales on arrache 
des étamines (fig. 11), 

4° Le pistil est formé de nombreux carpelles fixés 
k un réceptacle bombé ( 2 ). Chaque carpelle comprend 
un ovaire avec style et stigmate (fig, 10). 

5° La fraise que nous mangeons n'est que le récep- 
tacle devenu énorme et charnu (fig, 12) 

L* calice a subsisté. Les carpelles sont devenus des fruits 
secs contenant une graine; ce sont les nombreux petits 
grains dont est parsemée la surface de la fraise. 

(1 > C. M. 2 

(2) Comme dans la renoncule. 


III. La famille du Cerisier 



Plus de 2 000 espèces de plantes ont, comme le 
cerisier : 

• des feuilles dentées; 

• des /ïeurs à 5 sépo/es, à 5 pétales /ibres. à nom- 
breuses étamines soudées aux sépa/es; 

m des graines à 2 cotylédons. 

Il en est ainsi du rosier soulage ou églantier (fig. 13)_ 
Ces plantes forment la famille des Rosacées. 

IV. Certaines Rosacées 
sont très utiles 


Elles fournissent des desserts variés et savoureux 
13. L p EGLANT i NE car elles comprennent de nombreux arbres fruitiers: 

pommier t poirier, prunier , abricotier t pêcher , ce ris fer, 
cognassier, omondier . Nous consommons également les 
fruits du framboisier et ceux des ronces (mures). 


Enfin les innombrables variétés de roses aux délicats coloris parent nos jardins et 
nos maisons de leur incomparable beauté. Des pétales de roses, on extrait un parfum, 
l'essence de rose. 

V. Résumé 

1. Le cerisier possède une tige ligneuse et des feuilles à limbe denté. 
Les fleurs comprennent 5 sépales verts, 5 pétales blancs et libres, de nom- 
breuses étamines fixées aux sépales, un pistil au fond d'un réceptacle creux. 

Le fruit contient une graine à 2 cotylédons. 

2, La famille des Rosacées groupe les plantes dont les fleurs présentent 
5 sépales, 5 pétales et de nombreuses étamines soudées au calice. Elle com- 
prend la plus grande partie des arbres fruitiers de nos régions (cerisier, 
pommier, poirier, pêcher, etc,). 



14- LE FRAISIER SE REPRODUIT 


PAR DES TIGES RAMPANTES 
APPELÉES STOLONS 


VI. Exercices 


1. Quand dit-on qu h une tige est ligneuse? Exemples. 

2. Comment sont faites les feuilles de cerisier? 

3. Décrivez le calice et la corolle de la fleur de cerisier l 

4. A quoi sont fixées les étamines? Leur nombre est- il 
toujours le même ? 

5. Décrivez le pistil de la fleur de cerisier. Où est-il fixé ? 


é. Décrivez une fleur de fraisier. 

7. La fraise que nous mangeons est-elle un fruit ? 

S. Quels sont les caractères de la famille des Rosacées ? 
9, Citez des Rosacées de votre région. 


127 


LES LÉGUMINEUSES 



I. LE POIS 


A. FEUILLE ET FLEUR 


Avant l'hiver, ou dès que s'annonce Je printemps, 
le jardinier confie à la terre les graines de pois, espoir 
des prochaines récoltes. Aux premiers beaux jours 
la plante sort de terre et se développe rapidement. 


1° La feuille de pois est formée de plusieurs par* 
tïes que Ton peut confondre avec de petites feuilles 
et que l'on appelle des foliotes (*) : la feuille de pois 
est une feuille composée. Les folioles sont fixées 2 
par 2 à un pétiole commun. 


A l'extrémité de la feuille, elles se réduisent à des 
filaments qui s'enroulent autour des supports et per- 
mettent à la plante de grimper : ce sont des 


La base de la feuille porte deux grandes lames vertes (*ÿ 
qui embrassent complètement la tige. 


Les feuilles sont fixées à la tige une par une ; on dit 
qu'elles sont alternes , 


2 Ü Observons une fleur (mai-juin) : le calice 
(fig, 1) est formé d'un tube qui se termine par 5 dents 
inégales. Il y a donc 5 sépo/es qui sont soudés par leur 
base. 


3° La corolle, d'un blanc légèrement teinté de 
vert, a une forme élégante qui rappelle celle d'un 
papillon. On dit qu'elle est papiltonacêe . 


Elle n'est pas construite autour d'un centre comme 
le sont les fleurs rëgu/rères de la giroflée, de la renon- 
cule, du cerisier, mais elle présente une droite et 
une gauche : on dit qu'elle est irrégu/ière* 


4° L'étude détaillée de la corolle va mieux nous 
montrer cette irrégularité (fig. 2). Arrachons les pétales 


(1) On dit« une foliole». 

(2) Les stipules. 



1. LE CALICE 




éfendard 


2ailes 2péh a le S 

(UaIj soudés 

la carène 


orme parles 9 filehs 


3. LES ETAMINES 



4. LE TUBE DES ETAMINES 
ÉTALE 



5- L'ÉTAMINE SUPÉRIEURE 
ISOLÉE 



shigmahe- - " 
shyle~„ 


ova ire 


6. LE PISTIL 


un à un : nous trouvons d’abord» à la partie supérieure, 
un très grand pétale qui s’étale, tel un drapeau au 
vent» et qu’on appelle r étendard. 

Puis, à gauche et à droite, deux pétales semblables 
forment les aï/es. Fixés seulement par une mince lan- 
guette, ils sont libres comme Test aussi l’étendard» 

Enfin les deux derniers pétales sont soudés en partie 
entre eux par leur partie inférieure, rappelant ainsi la 
forme de la carène des navires. 

En conclusion, la corolle du pois comprend donc 
5 pétales qui ne sont pas tous semblables (coro/Ze 
irrégulière )* 

Remarque : dans fa fleur en bouton » f étendard replié enveloppe 
tes autres pétales comme une sorte de toit. 

5° Étudions les étamines qui entourent le pistil 
{fîg. 3). Nous en comptons 10, à anthères jaunes et à 
filets plus ou moins enchevêtrés. 

A leur base, /es filets se réunissent en un tube allongé 
qui enveloppe la plus grande partie du pistif (fig. 4), 

Chose curieuse, f étamine supérieure n’est pas soudée 
à ses soeurs (fig, 5). 5ou/evons son large filet : il recouvre 
et dissimule ainsi la fente qui subsiste dans toute la 
longueur du tube formé par les 9 autres étamines. 

6° Arrachons les étamines : il nous reste le 
pistil (fîg. 6). Dessinons-le : à la base, fixé au centre 
de la fleur, un ovaire très allongé, aplati dans fe sens 
de la longueur et de couleur vert foncé, laisse deviner 
par transparence des ovules fixés à sa partie supé- 
rieure. 

Il est prolongé par un sty/e qui se redresse brusque- 
ment et se termine par un stigmate que la loupe montre 
recouvert de poils. 

Remarquons que les poils du stigmate retiennent le pollen 
jaune orange libéré par les étamines. 

Ouvrons /'ovaire dans le sens de la longueur, au besoin 
à l’aide d’une lame fine. Dessinons les petits ovules 
alignés sur une seule rangée. 


129 


pera les 
r lérns 



(cosse) 


cicalr-ice 
du shyle 



?. TRANSFORMATION EN FRUIT 


8. LE FRUIT OUVERT 




gemmule 
- h'gelle 


radicule 
2cof 

9, LA GRAINE SANS TÉGUMENT 



B. FRUIT ET GRAINE 

7° Le pistil se transforme rapidement en 
fruit (fig, 7) : sur un même pied nous pouvons suivre 
les différentes étapes de cette transformation. L’ovaire 
grandit très vite après la chute des pétales. D’abord 
plat» il finit par s'épaissir : c'est la gousse (ou légume). 

8. Étudions un fruit : la gousse de pots (juin). 

a) Observons le fruit entier : sa forme est celle de 
l'ovaîre. 

Nous retrouvons le calice et les étamines desséchés, 
parfois même le style. 

b) Ouvrons la gousse (fig. 8) : dans l’unique cavité 
ou /oge, la rangée de grumes se dédouble, les pois étant 
fixés alternativement a l'un et à l’autre des bords de 
la cosse. 

9. Étudions une graine : le pots ( l ). Enlevons la 
peau ou tégument (fig. 9)* La p/ontule qui reste est 
formée de deux gros cotylédons * garnis de matières 
nutritives et réunis par un <c germe »sur lequel on peut 
distinguer les parties d'une petite plante : racine (rocfi- 
cu/e ), tige(tigeîle) et feuilles (gemmule). 

10. Lorsqu'on laisse le fruit mûrir, il se dessèche 
et s'ouvre de lui-même par 2 fentes, l'enveloppe se 
trouvant ainsi séparée en 2 parties. 

11. Comprenons !a constitution de l'ovaire : 

c'est une sorte de feuille modifiée qui s'est refermée 
sur elle-même. Sur ses bords soudés se forment 
les ovules (fig. 10). 

UNE AUTRE PLANTE QUI RESSEMBLE AU POIS(*) 

11. LE ROBINIER FAUX ACACIA 


IO, COMMENT SE FORME 
L'OVAIRE 



foli 


épmes- 

n . FEUILLE COMPOSÉE 
DU ROBINIER 


On l’appelle ordinairement ucudo, 

1° Les feui/fes composées portent à la base des épmes 
et sont terminées par une foliole (fig, 11). 

2° Les fleurs (mai), groupées en grappes, sont cons- 
truites comme la fleur de pois. Elles sont très odorantes 
et renferment un nectar que recherchent les abeilles 
pour faire le miel» 

3° Les fruits sont des gousses plates. 

(1) Pois frais, ou, de préférence, poil secs restés une journée dans 
l'eau. 

(2) C. M, 1 


130 


III. La famille du pois 

Des milliers de plantes ont* comme le pois : 

• des fleurs irrégulières, à corolle papilïonacée; 

• des fruits en forme de gousse; 

• des graines à 2 cotylédons. 

Elles forment la famille des Légumineuses, ainsi 
appelée parce que te fruit est encore nommé /égume. 

IV. De nombreuses Légumineuses 
sont cultivées pour 

leurs graines comestibles 

Nous mangeons les graines très nourrissantes de 
plusieurs légumineuses : pois* haricot, fève, lentille. Dans les pays chauds, l'arachide est 
cultivée pour ses graines* les cacahuètes, dont on extrait une huile de table (huile d’ara- 
chide). Cette plante à la curieuse propriété d’enfoncer ses fleurs dans le sable, de sorte 
que les fruits se forment à ['intérieur du sol. 

D’autres Légumineuses fournissent d’excellents fourrages : trèfle , luzerne * sainfoin* etc. 

Le pois de senteur et fa g/ycirie sont des Légumineuses ornementales. 

V. Résumé 

1. Le pois a des feuilles composées terminées par des vrilles. La fleur 
présente une corolle irrégulière à S pétales qui rappelle un papillon* Elle 
a 10 étamines qui entourent un pistil allongé. Le fruit est une gousse qui 
contient des graines à 2 cotylédons. 

2* La famille des Légumineuses réunit les plantes dont les fleurs présen- 
tent une corolle irrégulière et papilïonacée; le fruit est une gousse ou légume. 
Beaucoup de ces plantes servent à notre alimentation ou à celle des 
animaux domestiques (pois, haricot, luzerne). 


VI. Exercices 

1. Pourquoi dit-on que la feuille de pois est composée \ 

1. Décrivez la corolle de la fleur de pois. Quel insecte rap 
pellt-t-elfe \ 

3. Combien la fleur de pois compte-t-elle d'étamines ? 

A. Quelles sont les différentes parties du pistil ? 

5. Décrivez la graine de pois. 


é. Comparez la feuille du robinier à celle du pois. 

7. Comparez la fleur du robinier à celle du pois. 

B. Quels sont les caractères de la famille des Légumineuses. 
9. Citez des Légumineuses utiles à l'homme. 




131 


LES PRIMULACÉES 



I. LA PRIMEVÈRE 


A. PLANTE ET FLEUR 


Dès la fin de mars* commencent à s'élever, au-dessus 
de l'herbe des près, les frais bouquets jaunes de ta 
primevère, plus connue sous Je nom de coucou» 


1° Observons la plante entière ; d'une souche 
courte et épaisse partent de nombreuses racines blan- 
ches. Cette souche est une tige souterraine ou rhi- 
zome; alors qu'en hiver toutes les autres parties de la 
plante meurent, cette tige continue à vivre et une pri- 
mevère en naîtra au printemps. Grâce à son rhizome 
la plante ne meurt pas, elle est vivace. 


• Les feuilles s'étalent à la surface du sol en une 
rosette» Leur limbe ovale n'est pas découpé, il est 
entier . 


2 U Les fleurs sont groupées au sommet d'une 
longue tige dressée verticalement. 


Les pédoncules des fleurs partent tous du même 
point de la tige. Ce groupement est une ombel/e. 


3. Étude d'une fleur. Commençons par le calice: 
c'est un tube renflé, de couleur vert pâle, que terminent 
5 dents pointues. 


Ouvrons le calice et étalons-le {flg. 1). Il rappelle une 
main et ses 5 doigts. Il est formé de 5 sépo/es soudés 
sur une grande partie de leur longueur. 


132 


4» La corolle forme un second tube à l'intérieur du 
calice. Ce tube s'ouvre à la partie supérieure; il s'étale 
en 5 languettes à bord échancré et de couleur jaune 



1. LE GALICE ÉTALÉ 



3- LE PISTI L 



5 FLEUR A 
STYLE LONG 


4. COUPE OU 
PISTIL 



€. FLEUR A 
STYLE COURT 


7. LE 



8, LE FRUIT , 
COUPE 


vif avec une tache orange. La corolle comprend donc 
5 pétales soudés sur une grande longueur. 

Les pétales d/cernent avec les sépales. 


5, Ouvrons en long le tube de Ja corolle» nous 
découvrons 5 étamines fixées à ce tube par de très 
courts filets (fig. 2). 

Étalons la corolle et observons-la par transparence : 
chaque étamine se trouve exactement en face du milieu 
d'un pétale. On dit que, dans la primevère, les étamines 
sont opposées aux pétales. 

6. Le pistil reste seul au centre de la fleur après 
que calke et corolle ont été enlevés {fig. 3). 

N étant pas soudé k une autre pièce de la fleur. Il est Ubrt. 


Dessinons ses 3 parties ; l'ovaire, rond, d'environ 2 mil- 
limètres de diamètre, le fin sty/e blanc, le stigmate 
globuleux et jaunâtre. 

7 h Arrachons un pistil et pressons légèrement 
l'ovaire , Il en sort une boule dont la surface est cou- 
verte de nombreux petits grains ronds, les ovules. 

Coupons cette boule : elle est formée par une masse 
pleine dont la surface porte les ovules. 

L'ovaire ne comprend quVne seule loge avec, au centre, 
une boule garnie d'ovules {fîg. 4). 


8. Examinons des fleurs provenant de pieds 
différents (fig. 5, 6 et 15), Dans certaines fleurs, les 
étamines se trouvent à rentrée du tube de la corolle 
et le style est court; dans d’autres, les étamines sont 
situées au milieu de la corolle et c'est le style, très 
long, qui atteint l'ouverture de la corolle. Curieuse 
particularité, n'est-il pas vrai? 

B. FRUIT 

9° Le fruit qui résulte du développement de l'ovaire 
est sec; il s'ouvre par 10 fentes qui le découpent en 
formant 10 dents : les nombreuses graines peuvent 
ainsi s'échapper (fig. 7 et 8). 


133 



9* GRAINS DE POLLEN TRES 
GROSSIS 




'-cicatrice 
du sfyle 


Fruîh 


graine 


T3. L'OVAIRE EST DEVENU FRUIT 


II. LE RÔLE DU POLLEN (’) 


1" Que devient le pollen qui s'échappe des 
anthères? Il est formé d’innombrables petits grains que 
Ton ne peut voir qu’au microscope (fig. 9). Ces grains 
sont dispersés par le vent ou transportés par les insectes 
qui visitent les fleurs. Beaucoup se perdent et meurent 
mais leur nombre est tel que certains d'entre eux 
tombent sur le stigmate d’une fleur d’une autre prime- 
vère (*). 

2 Ü Là, le grain de pollen germe, c’est-à-dire 
qu’il donne naissance à un tube très fin ou tube pol/i* 
nique qui s’allonge en s'enfonçant dans le style (fig. 11), 

3" Le tube pollinique atteint rovaire, arrive 
au contact d’un ovule dans lequel il pénètre (fîg. 12). 

Ce phénomène s'appelle ta fécondation et l’on dit 
que l'ovule est fécondé. 

4° A partir de ce moment, l'ovule se trans- 
forme en graine. En même temps l'ovaire devient 
fruit (fig. 13). Les autres parties de la fleur disparais- 
sent, 

S 4i Les étamines qui donnent le pollen sont les 
organes md/es de la fleur. 

Le pistil qui abrite les graines en formation en est 
la partie femelle . 

6° Étamines et pistil sont les deux parties prin- 
cipales de la fleur. Elles permettent à la plante de se 
reproduire, elles assurent la fonction de reproduction . 

Une fleur dans laquelle on a mis le stigmate à l'abri de tout 
apport de pollen se fane et tombe sans donner de fruit. 


7° Calice et corolle n’ont qu’une fonction de 
protection. 

Une fleur dont on a enlevé les sépales et les pétales peut 
quand même donner un fruit. 

(1 ) Leçon i faire en 2 année de Cours Moyen 

(2) C'est la froUtrusauofl. 


III. La famille de la primevère 



14 . LE MOURON 
ROUGE A DES 
FEUILLES 
OPPOSÉES 


Beaucoup de plantes présentent, comme la prime- 
vère, des fleurs dont : 

• les 5 pétales sont soudés; 

m les S étamines sont fixées à la corolle; 

• le pistil contient, dans son ovaire à une seule loge, 
de très nombreux ovules. 

Ces plantes forment la famille des Primulacées. 


IV. Des plantes de cette famille 


Certaines primevère s originaires de Chine sont cultivées comme plantes d'ornement* 
Il en est de même du cyclamen , qui, à Tétât sauvage, pousse dans les montagnes. 

Le mouron rouge ou mouron des champs a des feuilles fixées à la tige deux por deux, 
l'une en face de l'autre : de telles feuilles sont dites opposées (fïg. 14). Les autres plantes 
déjà étudiées nous ont montré, au contraire, des feuilles fixées à la tige une par une ou 
feuilles a/ternes. Les fleurs de mouron sont petites et généralement d*un beau rouge vif, 
quelquefois bleues. Le fruit, rond comme une boule, s'ouvre de façon curieuse par un 
couvercle. Ses graines sont un poison pour les petits oiseaux. 


IV. Résumé 

1. La primevère, plante vivace grâce à son rhizome, a des fleurs grou- 
pées en ombelle* Chaque fleur a 5 sépales soudés, 5 pétales soudés, 5 étami- 
nes, un pistil dont l'ovaire contient de nombreux ovules, 

2. Le pollen des étamines doit atteindre les ovules pour que ceux-ci se 
transforment en graines et que l'ovaire devienne un fruit. Le fruit mûr est 
sec et s’ouvre de lui-même* 

3. La famille des Primulacées comprend les plantes dont les fleurs 
ont 5 sépales et 5 pétales soudés, 5 étamines fixées à la corolle; l'ovaire 
contient de nombreux ovules (primevère, mouron rouge). 


V. Exercices 




shgrnofe 


é famines 


15. LES DEUX SORTES DE 
FLEURS DE LA PRIMEVERE 


1. Pourquoi la primevère est-elle vivace ? 

2. Quelle est la forme des feuilles? Comment sont-elles dis- 
posées ? 

3. Décrivez le calice et la corolle de la fleur de primevère. 

4. Comment les étamines sont-elles disposées ? 

5. Décrivez le pistil de la primevère. Comment sont placés 
les ovules ? 


6. Par quoi le pollen est-i I t ransporté ? 

7. Que devient le grain de pollen sur le stigmate ' 

8. A quelle condition un ovule peut-il se transformer en 
graine ? 

9. Quels sont les caractères de la famille des Primulacées ? 


135 


LES CUPULIFlRES 



I. LE CHÊNE 


A. PLANTE ET FLEURS 

Voici, parmi les plantes, un géant : le chêne, roi de 
nos forêts. Il atteint 30 et même 40 mètres de hauteur 
et peut avoir plusieurs mètres de diamètre à la base. 
Qu'y a-t-il d'étonnant à ce que le bon La Fontaine 
lait opposé au faible roseau! Et cet arbre magnifique 
peut vivre plusieurs centaines d'années. 

1° Les jeunes pousses de l'année sont vertes 
et flexibles; îes pousses des années précédentes sont 
brunes, dures et cassantes. Les rameaux se sont donc 
transformés en bois , on dit encore qu'ils se sont ligni- 
fiés ou qu’ils sont devenus ligneux, 

2° Observons une bûche de chêne. L’écorce, de 
couleur brune, est rugueuse et crevassée, 

Dn utilise cette écorce dans lés tonnerres; le tanin qu elle 
contient assure la conservation des cuirs. 


Le bots, très dur, montre sur la coupe faite par la scie 
des couches successives (fîg. 1 ). Chacune de ces couches 
représente le bois formé en une année. Comment donc 
pouvons-nous évaluer l’âge de la tige coupée ? 

La partie centrale ou c< coeur », très dure, n’a pas la 
même teinte que la partie située vers l'extérieur ou 
« aubier », constituée par du bois plus tendre. 

3° Les feuilles sont portées par les rameaux de 

Tannée. Elles sont fixées une par une à la tige; elles 
sont alternes. Leur limbe est bordé de larges décou- 
pures arrondies ou /obes, on dit qu’il est lobé (fig. 2). 

Observons une feuille par transparence. Dessinons-la en 
indiquant les nervures les plus importantes. 

À l’approche de l'hiver, les feuilles du chêne tom- 
bent : elles sont dites caduques ( 1 ). L’arbre continue 
à vivre : il est vivace , 

(1) It existe une variété de chêne dont les feuilles ne tombent 
pas chaque année : îe « chêne vert », 


136 



aubier 

\ 

V 


couches 
annu el les 


coeur 


ecorce 


1. COUPE D'UN TRONC 



(res 

>*. . 

^nervure 
principale 

2 * UN E FEUILLE 





3* UNE FLEUR A ETAMINES 

sNqma l'es 


pédoncule 
des Fleurs 


4. FLEURS A PISTIL 


4° Observons en avril-mai les jeunes branches 
d'un gros chêne, alors que les feuilles ne sont encore 
qu’à demi développées. 

Certains bourgeons, dont on voit encore les écailles, 
ont donné naissance à un long fil garni de petits bou- 
quets espacés les uns des autres; ces sortes d’épis 
pendants s’appellent des chatons* 

5° Observons l’un de ces chatons, si possible 
à la loupe* Chaque petit bouquet apparaît formé de 
plusieurs étamines dont les fî/ets partent d T un même 
point (fig, 3). Les anthères sont facilement reconnais- 
sables, surtout lorsqu’elles sont jeunes. Dès qu’elles 
sont mûres, elles libèrent leur po//en puis ne tardent pas 
à se dessécher. 

Chaque bouquet du chaton est une fleur sans corolle 
nî pistil. On dit que c’est une f/eur à étamines ou encore 
une fïeur maie* 

6 Ü Les fleurs à pistil {fig. 4). Près de l'extrémité 
des rameaux verts, nous découvrons de petites tiges 
vertes (*) qui portent généralement deux ou trois 
petits « boutons » rougeâtres terminés par une tête 
de couleur foncée. En examinant ces « boutons » à la 
loupe, nous constatons qu’ils sont recouverts de 
petites écailles. 

Il s’agît de fleurs à pistil (ou fleurs feme/ies). 

La tête de la fleur est formée par les stigmates du 
pistil* Les écailles qui enveloppent l’ensemble consti- 
tuent une cuirasse protectrice que l'on appelle cupule. 
N n'y a pas de pétales * 

7° Un chêne porte donc deux sortes de fleurs : 

des fleurs à étamines et des fleurs à pistil* Le pollen des 
premières, en tombant sur les stigmates des secondes, 
provoquera leur transformation en fruit. 

Remarque : te chêne ne fleurit qu'aprës avoir atteint une 
cinquantaine d'années. 

8° Le fruit du chêne est le gland : il n’est 
complètement développé qu'au mois d'octobre* Nous 
pourrons facilement l’observer à cette époque. 


(1) Il s'agit ici du chêne pédoncule. Dans le chêne rouvre , les fleuri 
1 pistil sont fixées directement à la branche* 


137 


B- FRUIT ET GRAINE 


du shgmo^e 



5. LE FRUIT 6. LA GRAINE 



— radicule 


germe 


* les 2 
cotylédons 

LES 2 COTYLEDONS SÉPARES 


8 DEBUT DE LA GERMINATION 




DU NOISETIER 

— écaille 
étamines 


shgm' 
rouges 

IO. UNE FLEUR 
mâle £ Face inF.) 

écailles 

11* UNE FLEUR FEMELLE. 


9° Observons en automne ce que sont devenues 
les fleurs à pistil. Elles ont donné naissance à des 
fruits bien connus, /es g/ands (fig- 5). 

Chaque gland est enchâssé dans une cupule arrondie 
formée des petites écailles soudées qui existaient à 
la base de la fleur* 

10° Le gland est un fruit sec qui ne s'ouvre pas de 
fm-même. Il est facile de reconnaître la surface par 
laquelle il était attaché dans sa cupule ainsi que le 
reste du stigmate. 

11° Ouvrons ce fruit : nous découvrons une graine 
volumineuse (fig 6). Enlevons-en la peau (ou tégument J 
de couleur marron : l'amande apparaît formée de deux 
énormes cotylédons réunis par un petit «germe » dont 
la radicule est dirigée vers la pointe du gland (fig. 7). 

12° Mettons des glands à germer : nous observe- 
rons la sortie de la radicule qui déchire l'enveloppe du 
fruit et devient racine , puis le développement de la tige 
et des feu///es (fig. 8)* 

La jeune plante s'alimente au* dépens du contenu des coty* 
lédons qui se flétrissent peu à peu. 

UNE AUTRE PLANTE QUI RESSEMBLE AU CHÊNE 

II. LE NOISETIER OU COUDRIER 


Les longs chatons pendants de cet arbuste, 
semblables à de grandes chenilles, apparaissent avant 
l'hiver (fig. 9). Dès février t les écailles qui les forment 
s'écartent et laissent échapper un pollen très abondant. 
Chaque écaille porte à sa partie inférieure plusieurs 
étamines : c'est donc une fleur à étamines ou fleur mâle 

(fig. 10). 

2° Les fleurs à pistil ou fleurs femelles apparaissent 
sous la forme de « bourgeons » surmontés de poils 
rouges qui sont des stigmates (fig. 11). 

3° Le fruit ou noisette est en partie entouré par 
une cc/pu/e (fig. 13). Il ne contient qu'une grtrme, riche 
en huile, régal des écureuils... et des enfants. 

(i) O M. 2 


138 



III. La famille du chêne 


Comme le chêne, beaucoup d'arbres ou d arbustes 
ont des fleurs sans péta /es, 

» Ces fleurs sont de deux sortes : les unes sont des 
fleurs à étamines , les autres sont des fleurs à pistiL Les 
unes et les autres sont portées par le même pied. 

• Les pistils deviennent des fruits secs qui ne s'ouvrent 
pas d'eux-mêmes et sont entourés d'une cupule* Les 
graines ont deux cotylédons. 

Ces plantes forment la famille des Cupulifères, 

IV. Beaucoup des arbres de nos forêts 
12 . le gland coupe em long font partie de cette famille 

Les Cupulifères ont donc une très grande importance. Du chêne nous utilisons le bois 
très dur, l'écorce pour le tannage du cuir; l'écorce épaisse du chêne-/rège. arbre des régions 
méditerranéennes, sert à la fabrication des bouchons. 

Le châtaignier fleurit en juin-juillet. Les fleurs à pistil sont groupées par trois dans 
une même cupule, à la base des chatons de fleurs à étamines. Les fruits — ou châtaignes — 
sont entièrement enfermés dans la cupule épineusef 1 )* 

Dans nos forêts poussent également le hêtre, le charme, l'aune, le bouleau, le noisetier. 


IV. Résumé 

1. Le chêne a une tige ligneuse très dure et des feuilles lobées, El porte, 
sur le même pied, des fleurs à étamines et des fleurs à pistiL Le fruit ou 
gland est fixé dans une cupule. Il contient une graine à 2 cotylédons. 

2, La famille des Cupulifères, aux fruits entourés d’une cupule, n’a que 
des fleurs sans pétales, les unes à étamines, les autres a pistil. Ces plantes 
(chêne, hêtre, châtaignier, etc.), généralement de grande taille, constituent 
fa plus grande partie de nos forêts. 



reshe du stigmate 
-, -germe 

-paroi du fruit 

— tégumenh 
de la graine 
cot yledons 

- — cupule 



emplacement 
des stigmates 


/ 

/ , 
paroi 

du 

fruit 


V, Exercices 

1. Qu'observe-t-on sur I* coupe d'une grosse bûche de 
chêne ? 

2. Quelle est la forme des feuilles du chêne ? 

3* Décrivez une fleur à étamines, une fleur à pistil î 
4. Dans quoi le fruit du chêne est-il fixé ? Comment est-il 
constitué ? 


S* Décrivez les fleurs à étamines, les fleurs à pistil du noise- 
tier, 

6. Quels sont les principaux caractères de la famille des 
Cupulifères ? 

7. Citez des Cupulifères. Pourquoi ces plantes ont-elles une 
grande importance ? 

0) appelée bogue. 


139 


LES LILIACÉES 



L LA TULIPE 


A. PLANTE ET FLEUR 

Fleur printanière, dès avril la tulipe présente ses 
éclatants coloris pour la plus grande joie de nos /eux. 
De cette fleur magnifique, il existe plus de mille varié- 
tés. Originaire d'Afrique et d’Asie, elle a été introduite 
dans nos pays il y a trois ou quatre siècles. Depuis, 
elle a toujours été cultivée car elle fait l’objet d'un 
commerce considérable. C'est surtout en Hollande 
que cette culture se fait sur une échelle importante; 
d’immenses champs, soigneusement entretenus, offrent, 
à l’époque de la floraison, un spectacle féerique. 

1° Observons un pied entier de tulipe : de la base 
d’un oignon , ou bulbe , recouvert d’une écorce brune, 
partent de nombreuses racines disposées en cercle. 
Sur le côté du bulbe prend naissance une longue tige, 

2° Coupons le bulbe en long (fig. 1) : de la base 
part la tige. Elle est entourée d’écailles desséchées. 
Le bulbe lui-même êst formé d’épaisses écailles char- 
nues avec, au centre, un bourgeon, 

Cest ce bulbe qui, Tan prochain, donnera feuilles et fleur. 
La plante actuelle s'est formée aux dépens des écailles mainte- 
nant desséchées. 

3° La tige, verte, cylindrique comme un crayon, 
porte, en général, trois feuilles alternes, ovales, poin- 
tues à l'extrémité, plus ou moins pliées dans le sens de 
la longueur, 

4 Ü Chaque feuille est sans pétiole mais elle 
entoure presque complètement la tige, formant autour 
de celle-ci une gaine. 

Nous ne voyons pas de nervure principale mais de 
nombreuses nervures pora//è/es parcourent la feuille 
d'une extrémité à l’autre. 


140 


5° La fleur, isolée au sommet de fa tige, a la forme 
d'une cloche : l’ouverture est dirigée vers le haut. 




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er amines 

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S LES ÉTAMINES ET LE PISTIL 


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a nhh ère^"' T | \ /P & 

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,péhale 
ou 
sépale 


4- . UN E ETAMINE 

18| sHgmahy 
's l'y le 



oge J 


ovule/ 


/ ✓ 
/ 


^ ovoire^ y / 

5. LE PISTI L 


6 f > Les sépales et les pétales se ressemblent 
beaucoup : comptons les grandes lames colorées. 
Observons ensuite la fleur par-dessous : 3 lames sont 
fixées au dehors. 3 en dedans. Jl ne s'agit donc pas de 
6 pétales mais de 3 sépales et de 3 pétales. 

Le? sépales sont-ils disposés en face des pétales ou en alter- 
nance avec ceux-ci ? (fig. 2). 

Détachons calice er corolle. Les 6 pièces se séparent 
facilement une a une ; elles sont libres entre elles. 


7° Les étamines sont au nombre de 6 (fîg. 3). 
Elles sont souvent entraînées lorsqu'on détache les 
sépales et les pétales ; il est alors facile de remarquer 
qu'elles sont placées chacune exactement en face d'un 
sépale ou d'un pétale (fîg. 4). 


Ô° Examinons une jeune étamine : le filet, très 
large, est coloré en noir ou en jaune ou en violet. 
L'anthère, également colorée et dressée verticalement 
à l'extrémité du filet, est partagée en deux parties 
égales par un sillon. 


9° Dans une étamine plus âgée. Panthère est 
ouverte suivant deux fentes, l'une à droite, l'autre à 
gauche. Le pollen est ainsi libéré* 


10° Au centre de fa fleur, le pistil (fig. 5) est 

formé d’une épaisse colonne verte, l'ovaire , que coiffe 
une sorte de chapeau à trois cornes, le stigmate . Entre 
ces deux parties, un étranglement très court corres- 
pond au style. 


11° Coupons Povaire en travers (fig. 5); exami- 
nons-en, par transparence, une tranche mince : nous 
distinguons 3 groupes de chacun 2 ovules. 


12° Coupons Povaire en long : les ovules sont 
alignés sur toute la hauteur. Ils forment donc 6 piles, 
groupées 2 par 2. 

L' ovaire est divisé en 3 loges, les ovules étant fixés à un 
pilier central. 


141 




B. OVAIRE ET FRUIT 




oges 


6 . FORMATION DE L'OVAIRE 


des 5 cloisons 
-paroi du fruit 

" ^gra ines 


7, L'OUVERTURE DU FRUIT 



. L i « m i m ^ iMmim 

J EU N E MÛRE 





142 


13 W La constitution de l’ovaire de la tulipe(fîg. 6) : trois 
feuilles modifiées se sont repliées suivant leur longueur pour se 
souder bord à bord, chaque bord portant une rangée d’ovules. 
Ces 3 parties se sont également soudées entre elfes, formant 
ainsi un ovaire à 3 loges . 

14 u Le fruit est formé par l'ovaire considéra- 
blement grossi (juin-juillet), I) se dessèche et s'ouvre 
par 3 fentes situées au milieu des loges» libérant ainsi 
ses 6 rangées de graines empilées (ftg. 7). 


UNE AUTRE FLEUR QUI RESSEMBLE A LA TULIPE ( E ) 


II. LE US BLANC 


On le cultive pour ses splendides fleurs blanches au 
parfum pénétrant. 

1° Le bulbe est recouvert d 'écailles* Sur ses côtés 
se forment des petits bulbes appelés coieux. Puis le 
gros bulbe disparaît. Au printemps suivant* les caieux 
donneront chacun un nouveau pied de lis. 

2° Les feuilles alternes sont parcourues par des 
nervures parallèle s, 

3° Les fleurs (juin), groupées en grappe, s'épanouis- 
sent du bas vers le haut. 

Comme fa fleur de tulipe* elles comprennent un co/ice 
de 3 sépo/es blancs et une corolle formée de 3 pétales * 
de même couleur* 

Les étamines, au nombre de 6. se prêtent bien à 
l'observation car elles sont de très grande dimension 
(f'g- 8)- Chacune d'elles est formée d'un filet blanc et 
d’une anthère jaune. Celle-ci, lorsqu'elle est mûre, 
bascule à l'extrémité du filet et s'ouvre en long par 
deux fentes. Elle libère alors un pollen jaune très abon- 
dant (ftg 9). 

Le pistil est semblable à celui de la tulipe mais son 
style est très long (fîg, 10 et 11)* 

4° Le fruit mur est sec* Il s'ouvre par 3 fentes. 

(1) C* M. 2 




III. La famille de la tulipe 

Plusieurs milliers d'espèces de plantes ont, comme 
la tulipe : 

• des feuilles à nervures parallèles; 

• des fleurs régulières ayant 3 sépales, 3 pétales, 
6 étamines, un ovaire à 3 loges* 

De plus, alors que les plantes étudiées précédemment 
ont des groines d 2 cotylédons , les graines du lis et de la 
tulipe ne possèdent qu'un cotylédon* 

Ces plantes forment la famille des Liliacées, 


IV. Certaines Liliacées sont alimentaires, 
d’autres sont ornementales 

Nous cultivons pour notre alimentation le poireau, l'oignon , Poi/, l'échalote dont nous 
consommons les bulbes. De l'asperge, nous mangeons les jeunes tiges cueillies au moment 
où le bourgeon terminal sort de terre. 

Parmi les Liliacées, quelques espèces sont très décoratives : tu//pes, jacinthes * lis 
ornent nos jardins. Le joli muguet au parfum délicat croît dans les forêts, 

V. Résumé 

1, La tulipe a un bulbe et des feuilles allongées à nervures parallèles. 
Dans la fleur, on compte 3 sépales et 3 pétales colorés de la même façon, 

6 étamines et un gros pistil dont l’ovaire contient dans ses 3 loges de nom- 
breux ovules. 

2. La famille des Liliacées groupe des plantes dont les feuilles ont des 
nervures parallèles. Les graines n’ont qu’un seul cotylédon. Certaines 
Liliacées sont alimentaires (poireau, asperge...), d'autres sont ornemen- 
tales (tulipe, jacinthe, lis...). 


VI. Exercices 

1. Que trouve-t-on à la base du pied de tulipe ? 

2. Comment iont faites les feuilles de tulipe? 

3. Décrivez le calice et la corolle de ta tulipe. 

4. Qu'observe-t-on en coupant l'ovaire en travers? 

5. Comparez les feuilles du Ms à celles de la tulipe. 

6. Comparez de même les fleurs des deux plantes. 

7. Quels sont les principaux caractères des Liliacées ? 

fl. Citez quelques Liliacées cultivées et dites pourquoi on les 
cultive. 

Attention! le Colchique d'automne renferme un violent 
poison (fig. 12), 



143 


LES GRAMINÉES 



I. LE BLÉ 


A* PLANTE ET FLEUR 

Juin : le blé forme ses épis innombrables. Les déli- 
cates étamines se balancent légèrement tout au long 
de l'épi encore vert. Étudions la modeste fleur dont 
dépend notre pain quotidien. 

1° Arrachons un pied de blé et observons les 
racines après les avoir lavées. Celles qui partent du 
pied sont à peu près d'égale grosseur. Nous ne trouvons 
pas de grosse racine principale mais au contraire un 
faisceau de racines semblables : ces racines sont dites 
fascicufées (Fig. 1), - 

2“ La tige du blé est un chaume. Observons les 
nœuds, renflements de la tige, et les entre-nœuds (fig. 2), 

Coupons en long une tige ; celle-ci est pleine aux 
nceuds, creuse dans les entre-noeuds. 

Desséché, le chaume constituera la paif/e, utilisée 
pour fa litière des animaux. 

3" Observons une feuille : le limbe en est très 
allongé, pointu à l'extrémité. 

Les nervures vont d'un bout a l'autre de la feuille, 
sans se ramifier : elles sont poro/iè/es. 

Trouvons-nous dans la feuille de b té une nervure principale 
et des nervures secondaires ? 


La feuille de blé s'attache à la tige d'une façon très 
particulière : pas de pétiole mais un étui très long qui 
enveloppe la tige et que l'on appelle la gaine (fig. 2). 

Ouvrons cette gaine dont les bords se recouvrent sans 
se souder. A sa partie supérieure, elle est prolongée 
par une petite languette. A sa partie inférieure, elle 
s'attache tout autour de la tige, au niveau d'un noeud. 

Observons ta gaine par transparence ; comme le limbe, elle 
est parcourue par des nervures parallèles. 


144 




2 * TIGE ET FEUILLE 





.ovair 


h yv 3 J 

\jr 1 

X 2 X / 

i y 


4° Observons un épi : il comprend un certain 
nombre de masses vertes qui semblent formées par 
des écaifles empilées; ce sont des petits épis ou êpillets. 
Le gros épi est donc un ensemble d'éprllets. 

Arrachons que/ques ëp;//ets pour mieux voir Taxe sur 
lequel Ils étaient fixés (flg. 4). Chacun d'eux s'attache 
à un petit plateau, l'un étant à gauche, le suivant à 
droite, etc. Il y a donc deux rangs d^épiiteis. 

5° Étudions un épi Net (fig. 5) : à sa base nous 
trouvons deux écailles; ce sont les gîumes (■). 

En/evons /es g/umes : il reste, fixées à un axe, 3 ou 4 
petites masses dont chacune est une Peur. 

Les fleurs de fa base de l'épiNet sont les mieux développées, 

6° Observons Tune des fleurs de répillet, 

choisie parmi les plus grosses; séparons-la de ses soeurs 
(fig. 6). 

Écartons (es deux écai//es que î'on nomme g lu- 
mettes ( l ). 

L'une z une nervure médiane prolongée par une pointe; 
l'autre, qui était emboîtée dans la première, a deux nervures, 
une de chaque côté. 

7° Les étamines, dans une fleur jeune, sont enfer- 
mées entre les glumeîles. Elles sont au nombre de 3. 
Lorsqu'elles sont mûres, leurs anthères, en forme de 
X allongé, pendent hors des glumeîles, à l’extrémité 
defî/ets /ongs et m/nees. 

L'épi en est alors tout entouré et l'on dit que« le 
blé est en fleurs». Au moindre choc, il s'en échappe une 
très fine poussière que le vent emporte. C'est le 
pollen, libéré par les anthères. Celles-ci ne tardent 
pas à se dessécher et elles se détachent alors aisément 
de leur fragile filet. 

8 Ü Au centre de la fleur se trouve un ovaire 

minuscule que surmontent deux stigmates en forme 
de plume d'oiseau, 

9° Concluons : dans ta petite fleur de blé, nous 
n'avons observé que des étamines et un pistil enve- 
loppés dans de simples écailles. Que nous sommes loin 
des brillances corolles de la giroflée et de la tulipe! Et 
pourtant c’est de cette modeste fleur que va naître le 
précieux grain de blé, 

(1) Glume et giumelle sont des noms féminins. 


145 


la planhule 


B. FRUIT 



8. GRAIN COUPÉ EN LONG 


L'AVOINE 


10° L’ovaire se transforme en fruit après le 
transport, par le vent, du pollen sur les stigmates. 
Ceux-ci, de même que les étamines, disparaissent. 
L'ovaire, bien à l'abri entre ses deux glumelles, 
devient le grain de blé. 

11 u Le grain de blé est un fruit à une graine 

(fig. 7). Il ne s'ouvre pas. Sur une face, il présente un 
sillon; sur l'autre, on distingue, près d'une extré- 
mité, un petit disque qui est la ptantu/e de la graine, 
vue par transparence. A l'autre bout, des poils repré- 
sentent les restes de la fleur. 

12° Coupons en long un grain de blé suivant 
le sillon (*) (fig. 8), La graine, soudée au fruit, ne s'en 
sépare pas. Sur le côté, on voit la plantule, appliquée 
par son unique cotylédon contre une masse de farine . 
Âu moulin, on séparera Ja farine du son formé par 
l'enveloppe du grain. 

UNE AUTRE PLANTE QUI RESSEMBLE AU BLÉ (*) 

II. L’AVOINE CULTIVÉE 




lO. UN EPILLET OUVERT 


1° Racines, tiges, feuilles ressemblent beaucoup à 
celles du blé. 

2° Les fleurs (fin juin) forment une grappe d’épilfets 
portés par des pédoncules longs et fins (fig. 9). 

3° L'épillet comprend en général 3 peurs enfermées 
à l'intérieur de deux longues g/umes qui constitueront, 
lorsqu'elles seront desséchées, la « balle d'avoine ». 

10 ). 

4 fJ Étudions la fleur qui est à la base de l'épillet : 
nous trouvons deux g/ume//es dont l'une porte une lon- 
gue soie coudée, puis 3 étommes, à filet long et grêle, 
et enfin un ovo/re surmonté de deux st/grmrtes plumeux , 

5° Deux des fleurs de l'épillet, parfois une seule, 
donneront un fruit qui restera enfermé dans ses glu- 
melles : c'est le grain d'avoine. 

6° L'avoine est employée pour la nourriture 
des chevaux et des volailles. Comme le blé, elle 
est l'une des plantes dont les grains servent à 
nourrir l'homme et les animaux domestiques et que 
l'on appelle des cérêoles. 


1 4é 


(1) Grain qui a séjourné 24 heures dans l’eau. 

(ï) C. M. 2 


III. La famille du blé 



De nombreuses plantes ont» comme le blé : 

• une tige creuse entre les nœuds (chaume); 

• des feuilles à nervures parallèles; 

• des fleurs sans pétales, a 3 étamines dont les 
anthères, mûres» prennent la forme d'un X allongé; 

• des graines farineuses à un seu/ comédon. 

Ces plantes forment la famille des Graminées. 

IV. Les Graminées sont particulièrement utiles à l’homme 

1° Graminées utiles : les céréales fournissent des farines dont certaines sont à la 
base de notre alimentation (blé» seigle» orge, avoine» mais (fig. 10)» etc,). 

les Graminées fourragères servent à nourrir les bestiaux : elles forment l'essen- 
tiel des prairies. 

On utilise aussi la canne à sucre, le bambou, Val fa (papier» cordages), 

2° Graminées nuisibles : certaines Graminées sont de « mauvaises herbes », 
comme le chiendent. 


V. Résumé 

1. Le blé a des racines fasci culées» une tige en partie creuse ou chaume, 
des feuilles à nervures parallèles. Les fleurs forment un épi d'épillets. La 
graine n'a qu’un seul cotylédon. 

2. La famille des Graminées est formée de plantes à tige creuse et à 
nervures parallèles. Les fleurs, sans pétales, sont groupées en épis. Elles 
ont 3 étamines. Les graines sont à un seul cotylédon. 

Cette famille compte les plantes les plus utiles pour l'alimentation 
humaine (blé, avoine, orge, seigle..*). 



é haVi i n e 

12 » UNE FLEUR D'AVOINE 


ovaire 
g lu me Me 


i 

A 

soie 


VI. Exercices 

1. Comment sont disposées les racines du blé? 

2. Comment est constituée la tige du blé? 

3. Comment sont faites les feuilles du blé? Comment s'atta- 
chent-elles à la tige ? 

4. Par quoi est formé l'épi de blé? 

5. Comment les épillets sont-ils disposés sur l'axe de l'épi? 

6. Quelles sont les différentes parties d'une fleur de blé? 


7. Les épillets d'avoine sont- ils groupés comme ceux du blé? 
3. Par quoi est constituée la balle d'avoine ? 

9. Comparez la fleur d'avoine à la fleur de blé. 

10. Comment est faite la tige des Graminées ? 

11, Citez les principales Graminées utiles cultivées dans votre 
région. 


147 


, -l'égumenl' 

emplacerrr 
Me Ip radicule 

- -oltache dans 
le fruih 

1 . LE HARICOT 




2- LES COTYLEDONS SEPARES 



rad icelle 

poils 

□bsorbanh 


eou et 
su bshonces 
dissoutes 



sevs 


A. L'EAU DU SOL EST 
ABSORBÉE PAR DES POILS 


La plante " 

A. LES ORGANES DE LA PLANTE 


Précédemment nous avons observé les différences 
parties qui constituent les végétaux. Procédons à 
une révision. 


L LA GRAINE 

lu Observons une graine de haricot (fig. 1}* 
Sous îa peau ou tégument, nous trouvons la future 
plante ou plantule formée de deux énormes coty/édons 
et d’un « germe » minuscule. Dans ce dernier nous 
distinguons la radicule , la îige//e et la gemmu/e (fig. 2). 

2° Observons des haricots en germination (fig. 3), 
La radicule déchire le tégument et se développe en une 
racine qui donne naissance à des racines secondaires 
ou radicelles. 

La tige//e devient une tige, la gemmule s'épanouit 
en une paire de feuilles séparées par un bourgeon qui 
ne tarde pas à se développer lui-même en un rameau 
feuillé. 

Les cotylédons flétris tombent, mais la plante est maintenant 
en mesure de se nourrir par ses propres moyens. Les réserves 
contenues dans les cotylédons ont servi à alimenter la plantule 
pendant sa transformation. 

IL LES RACINES 

3 !> La racine principale de la giroflée s'enfonce 
dans le soî comme un pivot ; c'est une racine p/votante. 
Le b/é, au contraire, nous a fourni un exemple déracinés 
fasciculêes, toutes à peu près de même taille. 

La betterave, la carotte sont des racines pivotantes. Elles 
ont emmagasiné des réserves de nourriture. 

4° Observons à la loupe des radicelles ( 2 ) : 

remarquons vers l'extrémité des poils nombreux et 
fins. Par ces poils, la racine absorbe l'eau avec les sub- 
stances que celle-ci a dissoutes, c'est-à-dire la sève. 
Ce sont les poils absorbants (fig. 4). 

5° Les racines fixent la plante au sol. 

(1} Cette étude peut être réservée À la ï année du Cours Moyen 
ou Cours Supérieur 

{2) Meure dans l'eau les ratines d'une plante (pois par exemple) 
ayant poussé dans le sable fin et arrachée avec les plus grandes pré- 
cautions. 


148 


III. LES TIGES 




bourgeon Æ 
he r m i nol / 

bourgeon^ 


Feu 


^ -nœud 


entre - 
noeud 


\ noeud 

5- SCHÉMA D'UNE TIGE 

1 1 mbe 
pèfiole 


gaine 

6- SCHÉMA D'UNE FEUILLE 


6 ° Nous avons vu des tiges herbacées (renon- 
cule, pois) et des tiges hgneuses (cerisier, chêne). 

7° Une tige se compose de nœuds et d'entre- 
nœuds (blé); chaque noeud porte une ou plusieurs 
feuilles (fig. 5). 

8° Des bourgeons sont situés au sommet de la 
tige (bourgeon terminal) et à l'aisselle de chaque 
feuille. 

lis contiennent l'ébauche d'un rameau feu i lié. 

9° Certaines tiges sont souterraines» ce sont 
des rhizomes (renoncule, primevère). 

Les tiges contiennent parfois des réserves nutritives : la 
pomme de terre est une tige souterraine renflée (ou tubercule). 


IV. LES FEUILLES 



entière 

(gïroFiêe) 



denf-ée lobée 
^cerisier) (chêne) 


7, FEUILLES SIMPLES 




S FEUILLE COMPOSEE (POIS> 



ol hernes opposées 
fgîroFlée) (mouron rouge) 

DISPOSITION DES FEUILLES 



10 u Les feuilles que nous avons étudiées ont géné- 
ralement une queue ou pétiû/e et un f/mbe parcouru 
par des nervures (fig + 6), 

La base forme parfois une gaine (blé). 

11° Le limbe peut être simple ou composé de 

folioles (feuille du pois). Simple, il peut être entier 
(giroflée), denté (cerisier), /ohé (chêne) (fig. 7 et 8). 

12" L'étude de la disposition des feuilles nous 
a permis d'observer des feuilles a/ternes (pois, chêne) 
et des feuilles opposées (mouron rouge) (fig. 9). 

13" A peu près toutes les feuilles sont vertes. 

Écrasons des feuilles dans un peu d'alcool à 95**. Le liquide 
devient vert. Il a dissous une substance verte que contiennent 
les feuilles et qu'on appelle la chlorophylle , 

V, LES FLEURS 

14° Les fleurs comprennent souvent à la fois 
des organes de protection (sépales, pétales) et 
des organes de reproduction (étamines, pistil) (fig. 10). 

VI. LES VAISSEAUX 

15 fi Tous les organes d'une plante à fleurs 
contiennent des vaisseaux conducteurs de la 
sève* 

Expérience ; plongeons dans l'encre rouge la base de rameaux 
coupés. Tiges, feuilles et fleurs ne tardent pas à se colorer en 
rouge. Le liquide a circulé dans des vaisseaux tout comme le 
sang circule dans nos veines et nos artères. 

Les nervures des feuilles sont formées de vaisseaux. 


149 



1, LA RESPIRATION PRODUIT DU 
GAZ CARBONIQUE 



2 - LA R ESP» 


gaz car* 
bonlque 




4. LA TRANSPIRATION FAIT 
DIMINUER LE POIDS DE LA 
PLANTE 


TRANSPIRATION 

150 


La plante (suite) 

B, LA VIE DE LA PLANTE 

I. COMME NOUS 
LA PLANTE RESPIRE 

1° Remplissons de champignons frais fa moitié 
d'un bocal divisé dans le sens de la hauteur par un 
morceau de treillage. Bouchons soigneusement. 

Une heure plus tard, nous constatons qu'une allu- 
mette enflammée plongée dans le bocal, s'éteint ( T ). 
Un peu d’eau de chaux versée le long de la paroi 
laisse une trace blanche. 

Ces plantes ont donc rejeté du gaz carbonique. De p/us, 
e//es ont absorbé l'oxygène de l’air. Cest le phénomène 
de la respiration* 

2 ,J Cela a lieu aussi bien le jour que la nuit* 

La respiration a lieu dans les organes de la plante : dans les 
parties vertes, comme les feuilles, et dans les parties non vertes 
comme un tubercule de pomme de terre, une radne de 
carotte ou un champignon. 

II. COMME NOUS 
LA PLANTE TRANSPIRE 

3 U Écrasons des racines charnues ou des jeunes 
tiges : la plante contient de l'eou. 

Elle puise cette eau dans le sol grâce aux poils absorbants 
des racincs. 

4 Ü Plaçons une salade sur le plateau d'une 
balance et faisons la tare. 

Quelques heures après, nous constatons que la plante a 
diminué de poids. De plus ses feuilles se sont flétries. 

Nous savons du reste qu'une plante privée d'eau se fane 
comme une plante coupée. 

La plante perd donc constamment de l’eau par la 
transpiration. 

Un bouleau de taille moyenne rejette ainsi chaque jour 
environ 500 kg d'eau. 

5° Les plantes ne peuvent se passer d'eau. 

Le jardinier a soin, en période de sécheresse, d'arroser 
ses légumes. Les régions trop sèches et non irriguées sont 
désertiques. 

III. COMME NOUS 
LA PLANTE S'ALIMENTE 

6 (J L'eau qu'elle absorbe dans le sol contient 
en solution différentes substances nutritives. 

La sève monte des racines dans les feuilles. On la voit sourdre 
en abondance lorsqu'on coupe un sarment de vigne en avril. 
On dit alors que la vigne « pleure ». 

(1 ) Le même essai a été fait au début de I expérience. 





fi. LA FONCTION 

CHLOROFH YLLI iNNt 


qdz carbonique 

de l'ai r 



7. LA FONCTION 

CHLORO PHYLLIENNE 
NE SE FAIT QUE LE JOUR 



ACCUMULE DES RESERVES 
DANS UN TUBERCULE 


7 tJ Dans les feuilles, la sève s'enrichit d’un 
aliment que la plante prend à /'a/r, Celle-ci utilise en 
effet le gaz carbonique contenu dans l'air, le décompose 
en oxygène qu'elle rejette et en carbone qu'elle 
garde pour constituer, avec la sève montée des racines, 
les aliments dont elle vit* 

8° Ce phénomène ne se produit que dans les 
parties vertes des plantes, feuilles et jeunes tiges, 
grâce à la chlorophylle qu'elles contiennent. 

Il ne se produit que le jour. On t'appelle assimi- 
lation cbtofop/iy//ienne. 

L'homme et les animaux, eux, sont incapables d'utiliser ainsi 
le gaz carbonique de l'air. 

IV. LA PLANTE CONSTITUE 
PARFOIS DES RÉSERVES 

9 (J Les réserves sont emmagasinées dans des 
racines (carotte, radis), des tiges (chou-rave, tuber- 
cules de la pomme de terre), des graines, etc. 

Dans la carotte, les réserves sont utilisées lors de la forma- 
tion des fleurs, c'est-à-dire au cours de la deuxième année. 
Dans les graines, elles servent au développement de la plantule. 

L'homme détourne à son profit les réserves accu- 
mutées par la plante, 

V- ENFIN LA PLANTE SE 
REPRODUIT 

1Q<* Dans les plantes à fleurs, se forment des 
graines qui, en germant, donnent naissance à une 
nouvelle plante. 


VI. RÉSUMÉ 

1- Une plante se développe généralement à partir de la plantule d'une 
graine. Elfe est formée de racines, d’une tige et de feuilles. Les racines puisent 
dans le sol l’eau et des substances nutritives dissoutes. La tige porte 
feuilles et bourgeons. Les feuilles au limbe plus ou moins découpé contien- 
nent de la chlorophylle. La sève circule dans des vaisseaux. 

2. Sans cesse fa plante respire, c'est-à-dire absorbe de l'oxygène et 
rejette du gaz carbonique. De plus, pendant le jour, grâce à fa chloro- 
phylle, elle utilise le gaz carbonique de Pair, conservant le carbone et rejetant 
l’oxygène. Par la transpiration, elle rejette de l’eau. Les plantes à fleurs se 
reproduisent généralement par des graines. 


VIL EXERCICES 


1. Décrivez la germination du haricot. 

2. A quoi servent tes racines de la plante? 

3. Que trouve-t-on sur une tige ? 

4. Quelles sont les différentes parties d'unefeuille? 


S, En quoi consiste la respiration des plantes ï 


6. Qu'est-ce que la transpiration des plantes ? 

7. En quoi consiste l'assimilation chlorophyl- 
lienne? 

6. Dans quels organes les plantes peuvent-elles 
emmagasiner des réserves ? 


151 








nervure 

principale 

lobes, 

* 

\ 

\ 


jeune Feuille 
en crosse 

i 


rFi ï^onne 


roc i ne 

1. LA PLANTE ENTIERE 


* 

groupe de 
sporanges 

Yiervure 


2. UN LOBE D E LA FEUILLE (FACE 



3 UN SPORANGE FERME PUIS 

OUVERT (GROSSI lOOFOIS) 


PLANTES SANS FLEURS 

{Leçons pour le Cours Supérieur) 

1. Les Fougères 
LE POLYPODE 

Le polypode pousse aussi bien dans les bois que sur 
les vieux murs ou sur les rochers. 

ï° Arrachons un pied de polypode (fîg. 1) : nous 
découvrons une grosse tige souterraine, dure comme du 
bois, recouverte d 'écailles brunes; c’est un rhizome , 

2° Au rhizome sont fixées des racines , de couleur 
brune également, 

3° De grandes feuilles partent également du 
rhizome. Les jeunes feuilles sont enroulées en crosse. 

Dessinons une feuiife entièrement développée : sa forme 
générale est triangulaire. Un long pétiole se prolonge 
en une forte nervure principale. De celle-ci partent 
des nervures secondaires dans chacun des grands 
lobes qui découpent le limbe. 

4 tJ Observons la face inférieure de la feuille : 
sur un grand nombre de lobes, nous voyons, alignées 
sur deux rangs parallèles, et de part et d'autre de la 
nervure, des taches rondes de couleur verte ou marron 

(fig- 2). 

5° Observons ces taches à la loupe : elles sont 
formées par la réunion de nombreuses petites boules 
appelées sporanges, qu'un petit filament attache à la 
feuille. 

6** Des sporanges s'échappe une fine poussière for- 
mée de petits grains appelés spores (fig. 3). Les spores 
peuvent germer et donnent une petite lame verte sur 
laquelle se développe ensuite un nouveau polypode. 


RÉSUMÉ 

1. Le polypode possède une tige, des ra- 
cines et des feuilles. Il ne fleurit jamais; il 
se reproduit par des spores. 

2. Les Fougères sont des plantes sans 
fleurs ; elles possèdent des racines, des tiges 
et des feuilles. 


EXERCICES 

1. Décrivez une feuille de polypode. 

2, Les Fougères ont-elles des fleurs? Comment se repro- 
duisent-elles? 


1S2 



II. Les Mousses 



Fi lamente 

1, PO LYTH IC 


2.POLVTRIC 
PORTANT 
UNE URNE 


urne 



urne 

ouverte 

5 OUVERTURE 
DE L'URNE 


LE POLYTRIC 


Le polytric est une des nombreuses espèces de 
Mousses qui, dans nos forêts* revêtent le soi d'un 
tapis épais et moelleux. 

1° Observons un pied de cette modeste plante* 
Le polytric possède des tiges rampantes et des tiges 
dressées, très fines (fig. 1)* mesurant quelques centi- 
mètres de hauteur. 

2° Les tiges dressées portent des petites feuilles 

allongées, pointues, sans pétiole, serrées les unes 
contre les autres, 

3° Pas de véritables racines, mais seulement 
quelques filaments qui. partant de tiges rampantes, 
fixent la plante au soL 

4° Observons des pofytrics en été. Un certain 
nombre de tiges feuillées sont alors prolongées par 
un long filament grêle — ou soie — que termine un 
renflement allongé (fig, 2), 

Ce renflement est lui-même formé par une sorte 
de borte appelée urne, fixée au sommet de la soie, 
et protégée par un curieux chapeau pointu, la coiffe. 

5° Lorsqu'elle est mûre, l’urne s’ouvre par un 

couvercle et en même temps, la coiffe tombe. 

Les spores que contenait l'urne sont ainsi libérées; 
en germant elfes donneront de nouveaux pieds de 
polytrics. 

RÉSUMÉ 

f. Le Polytric a une tige et des feuilles; 
il est dépourvu de vraies racines. Il ne 
donne jamais de fleurs et se reproduit par 
des spores, 

2, Les Mousses sont des plantes sans 
fieu rs ; el I es possèdent d es ti ges et des feu i 1 1 es 
mais n’ont pas de racines. 

EXERCICES 

1. Que porte le Polytric à la place de racines? 

2. Comment les spores de Turne sont-elles libérées? 


153 




œn Fie - 

rti©rïl’$ 
pour lo 
produ 


D'UN RAMEAU 


III. Les Algues 
LE FUCUS 1 

On Tappelle communément varech. H pousse sur 
les rochers battus par la mer. Nous pourrons au besoin 
nous en procurer chez le marchand de coquillages. 

1° Observons U façon dont la plante se fixe 
au rocher : nous ne trouvons pas de racmes mais de 
simples crampons qui s'accrochent aux pierres (fig. 1). 

2° La plante est formée de rubans plats qui 

ne ressemblent ni à des tiges, ni à des feuilles. Charnus, 
assez épais, de couleur brune, ces rubans sont légère- 
ment renforcés en leur milieu. Ils portent de part en 
part des renflements de forme ovale (fig. 2 et 3). 

Ouvrons /'un de ces renfkmonts : il est creux. Il joue 
le rôle d'un flotteur et permet à la plante de rester 
dressée dans T eau. 

3° L'extrémité des rubans porte des masses 

en forme d'oeufs, de couleur orangée ou vert brun. 
Ces renflements servent à la reproduction (fig. 3). 

Des unes et des autres s’échappent des grains extrêmement 
petits qut, après leur union, donneront naissance à de nouveaux 
fucus. 

4° Plongeons un fucus dans de l’eau douce et 
chaude : il devient vert. Le fucus contient de la 
ch/aroph///e, comme toutes les plantes que nous avons 
étudiées jusqu'ici, 

RÉSUMÉ 

1 * Le fucus est une plante marine qui vit 
fixée aux rochers par des crampons. Formé 
de rubans plats munis de flotteurs, le fucus 
n’a ni racine, ni tige, ni feuilles et ne fleurit 
pas. 

2* Les Algues sont des plantes sans fleurs 
qui ne possèdent ni racine, ni tîge, ni 
feuilles mais qui contiennent de ta chloro- 
phylle. Elles vivent généralement dans 
l f eau. 


EXERCICES 

1. Décrive! un pied de fucus. 

3. Comment montre-t-on que ie fucus contient de la chloro- 
phylle ? 

(t) Fucus véskuleux. 


154 


amenés 



IV. Les Champignons 


1. LE 


jeune 
champignon 

CHAMPIGNON DECOUCHE 


■chapeau LE CHAMPIGNON DE COUCHE 


En automne, le rosé apparaît dans les prés après 
les pluies, lorsque le temps est chaud. On le cultive 
sur des « couches » de fumier de cheval; c'est pour- 
quoi on l'appelle champignon de couche, 

1° Observons un champignon mur (fig. 1). Il est 

formé de deux parties : le pied et le chapeau , 

Le pied, lisse et blanc, porte à la partie supérieure 
un ormeau blanc . 



champ jeune 

2, COUPES EN LONG 



3, LES SPORES SE DETACHENT 
DES LAMELLES 



fi lamenhs 

( bîa ne de Champignon) 


4, LA PLANTE ENTîÉPE 


Le chapeau est garni à sa face inférieure de fines 
lamelles rayonnantes, 

2° Observons un jeune champignon, non encore 
ouvert; coupons-le en long (fîg, 2). Les lamelles, de 
couleur rose, sont complètement enfermées à l'inté- 
rieur du chapeau. Pour s'ouvrir, ce dernier se déchi- 
rera, laissant subsister un anneau autour du pied. 

3° En vieillissant les lamelles noircissent. 

Posons un chapeau ouvert sur du papier blanc (fîg, 3), 
Une poussière noire se dépose peu à peu : elle est 
formée de spore s extrêmement petites. Ces dernières 
peuvent reproduire le champignon. 

4° Un champignon est ('appareil reproduc- 
teur d'une plante. Le reste de cette plante est formé 
de longs filaments enchevêtrés qui se développent 
dans le sol (fr/anc de champ/gnoa ) (fîg, 4). 

5° Le champignon ne contient pas de matière 
verte. 

RÉSUMÉ 

1* Le champignon est formé de longs fila- 
ments sur lesquels se développent des 
appareils reproducteurs qui donnent des 
spores. 

2, Le groupe des Champignons réunit les 
plantes sans fleurs qui n'ont ni racine, ni 
tige, ni feuilles, ni matière verte, 

EXERCICES 

1. Décrivez l'appareil reproducteur du champignon de 
couche, 

2. Quappelle-t-on « blanc de champignon »? 


155 




(le la classification 


Les grandes ligne 








PLANTES A FLEURS "■ 


LES PlANTES 


PLANTES SANS FLEURS 


acées 


Graminées 


Cupulifères 


Crucifères 


Légumineuses 


Primulacées 


) Let plant» À fleuri forment un Embranchement. (Dans un dessein de simplification* on a éliminé le eau 
inc et t ovules nui (pin) pour ne traiter que celui des plantes à ovules enclos.) 

) Oniirt dei monocotylédon» et des dicotylédones, 


Résumé — Conclusion — 

1, Les Plantes se divisent en Plantes à fleurs et Plantes sans fleurs. Les 
Plantes à fleurs se reproduisent par des graines qui ont généralement 1 ou 
2 cotylédons. 

2. Les Plantes à f cotylédon ont des feuilles à nervures parallèles. Elles 
se divisent en plusieurs familles comme les Liliacées (tulipe) et les Gra- 
minées (blé), 

3, Les Plantes à 2 cotylédons présentent des feuilles à nervures rami- 
fiées. Elles se partagent en 3 groupes suivant que leurs fleurs sont à pétales 
libres, à pétales soudés ou sans pétales. Chaque groupe se divise à son 
tour en familles. 

4. Les Plantes sans fleurs comprennent les fougères, pourvues de vais- 
seaux conducteurs de la sève, et les groupes des champignons, des algues 
et des mousses qui n'ont pas de vaisseaux. 


Exercices 

1. Le chou appartient à b famille des Crucifères. Que pouvez-vous dire de ses fleur*, de m feuillet, 
de ses graines l 

2. le seigle a des graines à un cotylédon. Comment sont disposées les nervures de se* feuille* f 

3. Donnez les caractères du groupe des Fougères. En quoi les Fougères diffèrent-elle* d*i Mouttii * 


des étamines 
et leur pollen,.. 


un pistil 
et ses ovules, 


Fougère» 


0 ~ 0 
Les feuilles de ces plantes ont 
des nervures ramifiées 


des vaisseaux 

conducteurs de la sève 


de fa 
chlorophylle 


racines, 
des tiges, 
des feuilles. 


des racinii. 
des tiges , 
des feuillet, 


Ex. le grai n 
de blé. 


feuilles de ces plantes ont 

les nervures parallèles 


pas de vaisseaux 


chlorophylle 


pal de racines, 
pas de tiges, 
pas de feuilles. 


pas de 
pas de tiges, 
pas de feuilles. 


graines à 1 cotylédon 


futures graines... 

w 


graines à 2 cotylédons 


* Leurs fleurs 

sont... 


( :i ) 


à pétales fibres 1 } à pétales soudés 


Champignons 


Sans pétales 


Mousses 


Algues 



TABLE DES MATIÈRES 


I. Notions sur l’air, les combustions, l’eau 

1 - LES CORPS SOLIDES. L’EAU, LES CORPS LIQUIDES 4 

2 - LA SURFACE LIBRE bE L’EAU EST PLANE ET HORIZONTALE 6 

3 - NOTIONS SUR L'AIR 8 

4* Notions sur les combustions : LA COMBUSTION DU CHARBON DE BOIS 10 

5 - Notions sur les combustions ; LA COMBUSTION DU PÉTROLE 12 

6 -Notions sur les combustions ; QUE PRODUISENT, QU'EXIGENT LES COMBUSTIONS? 14 

7 - LA DILATATION DES SOLIDES 16 

8 - LA DILATATION DE L'EAU , . . . . . . , , . 18 

9 - LE THERMOMÈTRE A LIQUIDE 20 

10 * L'eau ; LES EAUX NATURELLES ET L'EAU POTABLE 22 

11 - L’eoa ; FUSION DE LA GLACE ET SOLIDIFICATION DE L'EAU 24 

12 - Veau : VAPORISATION ET LIQUÉFACTION . , 26 

13 - L'eau ; PROPRIÉTÉS DISSOLVANTES; DISSOLUTION ET CRISTALLISATION DU SUCRE . . 28 

14- L'eau : ÉVAPORATION DES EAUX NATURELLES 30 

IL L’homme 

15 * La charpente du corps humain ; LES OS DU TRONC ET DES MEMBRES 32 

16 * La charpente du corps humain ; LES OS DE LA TÊTE . 34 

17 * La charpente du corps humain : LA FORME ET LA CONSTITUTION DES OS „ 36 

I B - L'homme se meut ; LES MUSCLES . 38 

19 - L'homme se nourrit ; LES DENTS 40 

20 - L'homme se nourrit : L'APPAREIL DIGESTIF . . , . 42 

21 - L'homme se nourrit : LES ALIMENTS 44 

22 * L’homme se nourrit : LA DIGESTION 46 

23- L'homme respire ; L’APPAREIL RESPIRATOIRE 48 

24 - L'homme respire : LE MÉCANISME DE LA RESPIRATION 50 

25 - L'homme respire : L'HYGIÈNE DE LA RESPIRATION 52 

26 - Le transport tfe l'oxygène et des matières nutritives dons le corps humain. Le moteur de la circulation: 

LE CŒUR 54 

27 - Le transport de l'oxygène et des matières nutritives dons le corps humain : LES ARTÈRES ET LES 

VEINES 56 


158 


28 - Le transport de /'oxygène et des matières nutritives dons ie corps humain : LE SANG SS 

29 - Le transport de Toxygène et des matières nutritives dans ie corps humain TRANSFORMATIONS 

SUBIES PAR LE SANG . 60 

30 - Le corps humain se débarrasse de ses poisons : LÉ FOIE, LES REINS, LES GLANDES SUDORIPARES, 62 

31 - LES ORGANES DES SENS ET LE SYSTÈME NERVEUX 64 

III. Les animaux 

32 - LES ANIMAUX. LE MATÉRIEL 66 

33 - LE CHAT 68 

34 - LE CHIEN. LES CARNIVORES 70 

35 - LE LAPIN. LES RONGEURS 72 

36 ■ LA TAUPE. LES INSECTIVORES 74 

37 - LE CHEVAL. LE GROUPE DES CHEVAUX 76 

38 - LE BŒUF. LES RUMINANTS *9 

39 - LE PORC. LES PORCINS 80 

40 - LES MAMMIFÈRES 82 ' » 

41 -LA POULE 84 

42 - LE PIGEON, LES OISEAUX 86 

43 - LE LÉZARD 88 

44 - LA COULEUVRE. LES REPTILES 90 

45 ■ LA GRENOUILLE 92 

46 - MÉTAMORPHOSES DE LA GRENOUILLE. LES BATRACIENS .94 

47 - LA CARPE 96 

48 - LES POISSONS. LES VERTÉBRÉS , 98 

49 - LE HANNETON 100 

50 - LES INSECTES 102 

51 - L’ÉCREVISSE. LES CRUSTACÉS 104 

52 - L’ARAIGNÉE. LE GROUPE DES ARAIGNÉES. LES ARTICULÉS 106 

53 - L’ESCARGOT. LES MOLLUSQUES 108 

54 -LE VER. LE GROUPE DES VERS 110 

55 - CLASSIFICATION DES ANIMAUX 112 

IV. Les plantes 

f 

56 - LES PLANTES. LE MATÉRIEL 114 

57 - LA GIROFLÉE 116 

58- LA MOUTARDE. LES CRUCIFÈRES 116 

59 - LA RENONCULE 120 

60 - LA FICAIRE. LES RENONCULACÉES 122 

61 - LE CERISIER 124 

62- LA CERISE. LE FRAISIER. LES ROSACÉES 126 

63 - LE POIS 128 


159 


64 - LA GRAINE DE POIS. LE ROBINIER. LES LÉGUMINEUSES 130 

6S- LA PRIMEVÈRE 132 

66 - LE ROLE DU POLLEN. LES PRIMU LACÉES 134 

67-LE CHÊNE 136 

69 - LE GLAND. LE NOISETIER. LES CUPULIFÈRES 138 

69- LA TULIPE 140 

70 - LE LIS. LES LIUACÉES 142 

71 - LE BLÉ 144 

72 -LE GRAIN DE BLÉ. L’AVOINE. LES GRAMINÉES 146 

73 - LES ORGANES DE LA PLANTE 148 

74 - LA VIE DE LA PLANTE 150 

75 - LES FOUGÈRES. LES MOUSSES 152 

76- LES ALGUES. LES CHAMPIGNONS 154 

77 - CLASSIFICATION DES PLANTES 1S6